Le Blog d'Artus, wicca, sorcellerie, chamanisme

mercredi 30 novembre 2005

Encore au sujet du nettoyage des canaux

Je ne saurais pas dire ce qu’il s’est passé avant-hier soir, mais c’est comme si j’avais profité pleinement l’exercice de purification des nadis. Je me suis mis à faire l’exercice sans aucune prétention, sans être pleinement concentré, et ça a fonctionné plus que jamais. Pendant mes phases d’apnée, je me suis senti comme dans matrix quand Morpheus montre à Neo que tout cela est virtuel et que respirer ne sert à rien. J’ai compris la mise en garde que l’on peut trouver dans certains Upanishads, qui dit qu’il faut être très prudent avec les pratiques respiratoires, que si l’on brûle les étapes, on peut en mourir. Je comptais les secondes avec prudence, comme seul lien qui me rattachait à cette réalité. J’ai senti comment habituellement, je suis lourd dans cet exercice, même si ça me met régulièrement dans l’espace. Je me sentais léger, je me sentais énergie pure, libéré de la matière. A chaque fois que j’ai vécu des choses très fortes par des pratiques yogiques, je me sentais guidé par Shiva, le guru des gurus, l’inventeur du yoga. La c’était Shakti que je sentais très fort en moi et qui me guidait, la mère kundalini. Ensuite j’ai essayé de faire un peu de « ham-saaah » mais elle m’a arrêté. Sûrement pas le moment ;-) Je n'en suis qu'au pranayama inférieur après tout...

dimanche 27 novembre 2005

J'ai bu le sang des étoiles

Voici un roman qui va paraître dans quelques mois :

J'ai bu le sang des étoiles par AZac DANTE

J'aime bien certaines choses rigolotes :

Alchimie, Chamanisme, ce ne sont que des étiquettes, pour nous faire comprendre des autres. Notre voie ne fera pas de toi un chamane ou un alchimiste, si tu ne l’es déjà.

L'adepte chamane ne se reconnaît pas aux plumes qu’il arbore. Ce n’est pas la plume qui fait le chamane. Si c'était le cas, il y en aurait beaucoup dans les poulaillers.

D'autres trucs j'ai plus de mal :

Au cours de ce parcours authentique, AZac Dante va découvrir, la véritable réalité d’Armand. Héritier d’une voie chamanique occidentale, antique voie de Sagesse permettant à ses Adeptes d’acquérir l’immortalité après la mort, détenteur des Arcanes majeurs de l’Alchimie interne, et également de la quintessence d’Enseignements ultimes de plusieurs grandes Traditions.

Faut voir...

dimanche 20 novembre 2005

Purification des nadis

La purification des nadis ou nadi suddhi est l'exercice de base en yoga, et également en tantra. Malheureusement, c'est une pratique que l'on trouve rarement dans les ouvrages en français. Dans le meilleur des cas, on trouve une description de respiration alternée dans la rubrique pranayama, sans préciser ses vertues. En général les temps proposé sont assez ridicules, bien souvent 3 secondes pour l'inspiration, 12 pour la rétention, et 6 pour l'expiration, ce qui ne sert pas à grand chose, surtout quand il n'y a aucun conseil pour progresser. Cet exercice se pratique en padmasana ou siddhasana. Il existe des façons de faire assez complexes avec mantra, visualisations, ... Je vais en rester à la forme de base, d'autant que les formes plus complexes ne sont pas forcement très accessible si l'on n'est pas issu de la culture hindouiste. L'intention de purification est déjà suffisante. Mais pour ceux qui voudraient faire plus, on peut également se concentrer sur l'aspect solaire/lunaire de l'énergie au moment de l'inspiration et de l'expiration, selon la narine qui est utilisée, et visualiser son ennemi intérieur qui se consume pendant la phase de rétention.

Voici la technique:

Assis en padmasana (ou en demi-lotus dans un premier temps) ou siddhasana, bouchez votre narine droite avec le pouce de votre main droite. Inspirez (puraka) pendant une mesure de temps par la narine gauche, liée à la nadi ida, lunaire. Ensuite bouchez également votre narine gauche avec l'auriculaire et l'annulaire de la main droite. Retenez votre respiration (kumbhaka) pendant quatre mesures de temps. Expirez (rechaka) pendant deux mesures de temps par la narine droite, liée à la nadi pingala, solaire. Inversez les narines à chaque cycle respiratoire. Toujours en utilisant la main droite, inspirez par la narine droite, et expirez par la narine gauche.

Traditionnellement, les mesures de temps sont de 8/32/16 secondes pour le pranayama dit inférieur (adhama). 12/48/24 pour le pranayama moyen (madhyama), et 16/64/32 pour la pranayama supérieur (uttama). Il est conseillé de pratiquer cet exercice pendant 80 cycles respiratoires, quatre fois par jour, au levé du soleil, à midi, au crépuscule, et à minuit. A ce rythme, trois mois de pratique du pranayama supérieur permet la purification complète des nadis. En réalité si l'on calcul bien, une telle pratique prendrait la totalité de la journée!

Bien entendu, il faut bien débuter un jour, et la pratique du pranayama inférieur est rarement maîtrisée lorsque l'on débute et demande quelques mois d'expérience. Il est conseillé de commencer par une mesure de temps plus raisonnable, par exemple 8/8/16, puis d'augmenter progressivement le temps de rétention, pour attendre 8/32/16. Une vingtaine de répétions matin et soir donnent d'excellents résultats.

Les bienfaits de cet exercice sont nombreux. Le but principal est bien entendu la purification du système d'énergie, des canaux et de l'énergie qui y circule. Comme je l'ai déjà dit dans l'article sur les asanas, cela peut rendre assez "ivre" et joyeux. Je sais que pas mal de gens sont en recherche de la méthode miracle en matière de protection magique, même si ce n'est pas le but de cette pratique, je ne connais pas de meilleure méthode. C'est infiniment plus efficace qu'une dagyde de dérivation proposées par Manoury et autres... Au delà de la protection magique, c'est également un bon moyen de protection contre l'agressivité en général. Mais c'est surtout un bon moyen d'éveil, je pense que quand le sytème d'énergie est assez purifié, les pratiques du genre respiration kundalini, doivent donner des résultats assez impressionnants.

lundi 14 novembre 2005

Synchronicité et œuvre au blanc

Jung a introduit dans ses travaux le principe de synchronicité pour combler le manque quand il observait un lien entre deux événements et que le principe de causalité ne suffisait pas à expliquer certaines choses. Dans la causalité, deux événements distincts sont liés par un rapport de cause à effet. Dans la synchronicité, il y a juste une sorte de hasard qui fait bien les choses. C’est un concept souvent assez mal compris, pour éviter d’éventuels problèmes de compréhension, j’ai choisi quelques citations de Jung qui clarifient ce qu’est pour lui la synchronicité.

Voici comment Jung définissait la synchronicité :

Il est sans doute opportun d'attirer l'attention sur un contresens éventuel que le terme de synchronicité pourrait susciter. Je l'ai choisi parce que la simultanéité de deux événements reliés par le sens et non par la causalité m'apparaissent comme un critère essentiel. J'emploie donc ici le concept général de synchronicité dans le sens particulier de coïncidence temporelle de deux ou plusieurs événements sans lien causal et chargés d'un sens identique ou analogue; ceci par opposition au « synchronisme », qui ne désigne que la simple simultanéité des événements.

Voici un exemple donné par Jung :

Je citerai, simplement à titre d'exemple, un cas que j'ai observé. Dans un moment décisif de son traitement, une patiente eut un rêve où elle recevait en cadeau un scarabée d'or. Tandis qu'elle me racontait son rêve, j'étais assis le dos tourné à la fenêtre fermée. Soudain, j'entendis derrière moi un bruit, comme si quelque chose frappait légèrement à la fenêtre. Me retournant, je vis qu'un insecte volant à l'extérieur heurtait la vitre. J'ouvris la fenêtre et attrapai l'insecte en vol. Il offrait avec un scarabée d'or l'analogie la plus proche qu'il soit possible de trouver sous nos latitudes : c'était un scarabéidé de la famille des lamellicornes, hôte ordinaire des rosiers : une cétoine dorée, qui s'était apparemment sentie poussée, à l'encontre de ses habitudes normales, à pénétrer juste à cet instant dans une pièce obscure.

Je vois deux aspects dans la synchronicité. Le « bon » et le « mauvais ». Je vais commencer par le mauvais. Souvent la vie nous met face à des événements qui nous semblent injustifiés, et qui le sont d’un point de vue « causalité ». Souvent ces événements se répètent. Souvent on blâme les autres, ou alors on parle de destin, de malchance, de vies antérieures et de karma. Tout cela est une forme de projection. Une façon de dire, « ce n’est pas ma faute, le problème est extérieur ». Mais pourtant, toute la vie est intérieure. Si quelque chose arrive à nous atteindre, c’est que cette chose trouve l’écho en nous. Ce que l’on voit comme un problème extérieur n’est que le reflet de nous même. Un enseignement que la vie a mis sur notre chemin pour nous aider à voir, car même si la vie est une expérience intérieure, l’extérieur nous aide sacrément à l’appréhender. Tant que l’on ne voudra pas voir que le problème est en nous et qu’on le considèrera comme extérieur, la vie fera en sorte qu’il se répète, quelque soit nos choix, et au delà de toute causalité. C’est ce mécanisme que je qualifie de « mauvaise synchronicité ».

Un exemple classique, le couple. Bon nombre de personnes tombent sans arrêt sur « la mauvaise personne », la quitte, et dans la plupart des cas revivent un enfer bien pire avec quelqu’un d’autre. La seule solution pour mettre fin à ce cycle est de regarder en soi, et de voir ce que ces situations peuvent nous apprendre sur nous même. Je pense que ce que les alchimistes appellent l’œuvre au blanc correspond au dépassement de la projection (autant que possible), et au désamorçage de ces cercles vicieux de la « mauvaise synchronicité », qui bien entendu n’est pas si mauvaise quand on sait la décoder et en tirer des enseignements.

Pour ce qui est de la bonne synchronicité, il s’agit de ces « coïncidences » qui égayent la vie. A certains moments particuliers, elles peuvent se succéder à une allure incroyable. Cela correspond au hasard objectif d’André Breton qui permet l’invasion du merveilleux dans le quotidien. La magie, permet de manière ponctuelle de créer ce genre de synchronicité. La voie mystique est pour moi un moyen plus permanant, plus mature, d’intégrer ce merveilleux dans le vie de tous les jours. C’est en cela que la magie est dangereuse. Si l’on veut accéder à la bonne synchronicité alors que l’on n’a pas compris la mauvaise, l’univers risque de ne pas être d’accord, et de nous le faire savoir. Et c’est pour cela que la voie mystique me semble une approche plus mature. Au lieu de chercher à changer le monde autour de soi, on le change en soi, activement, et on attend de voir, quel reflet nous donne l’univers, qu’elle synchronicité se place sur notre chemin. C’est beaucoup plus fort que l’approche magique ou l’on cherche à réaliser sa volonté. On obtient beaucoup plus ainsi. On arrive à des choses que notre volonté n’imaginerait même pas et qui nous rendent infiniment plus heureux.

dimanche 13 novembre 2005

Chamanisme et guérison

Dans notre monde occidental moderne, tout est question de consommation. La spiritualité n'échappe pas à cette règle, et le chamanisme lui aussi est un produit de consommation. Pourtant le but de toute spiritualité est de chercher qui on est vraiment et trouver le chemin de l'épanouissement. En chamanisme, il n'y a pourtant pas d'ambiguïtés, il est avant tout question de guérison.

Paradoxalement, dans tous les articles que j'ai écrit dans la rubrique chamanisme de base, il est rarement question de guérison. Ceci est du au fait que pour un occidental il faut d'abord se reconnecter au monde spirituel, le découvrir, l'explorer, l'intégrer dans son quotidien, avant d'aborder la guérison proprement dite.

Voici donc une rubrique ou il sera question de guérison chamanique.