La sorcellerie comme voie mystique
Par Artus le mercredi, février 22 2006, 22:11 - Coagula - Lien permanent
Mon dernier article m'a donné envie de faire un bilan. En effet je défends toujours un peu la même idée en la prenant sous des angles différents dans mes précédents articles. Celui sur la voie de main gauche et de main droite, celui sur le chemin initiatique, et celui sur le guide noir et le guide blanc. Cette idée, c'est qu'il existe une sorcellerie spirituelle, une sorcellerie lumineuse, une sorcellerie de l'éveil, une sorcellerie de l'extase, une sorcellerie de la libération. Beaucoup de gens cherchent à donner une image positive de la sorcellerie et parlent de magie blanche. Je n'aime pas trop cette vision. Déjà le blanc renvoi au bien, ce qui est assez subjectif. Je sais que je ne suis pas beaucoup mieux avec mes guides noirs et mes guides blanc, mais dans mon cas, cela renvoi plus à l'épais et au subtil qu'au bien et au mal. Et la magie reste une façon d'imposer sa volonté au monde, autant dire du satanisme. Cela dit, tout comme le mage noir c'est toujours l'autre, quand c'est soi, c'est de la légitime défense, le sataniste, c'est également toujours l'autre
Tout ça pour dire que j'ai envie de sortir de cela, j'ai envie de parler de cette sorcellerie ou quand on impose sa volonté c'est d'abord à soi, cette sorcellerie ou l'on abat les murailles, cette sorcellerie ou l'on cherche à être un peu meilleur.
Commentaires
Pourquoi es-tu attaché au mot "sorcellerie" ? C'est un terme très connoté dans nos sociétés coupées de leurs racines ! Je suis d'autant plus curieuse de ta réponse.

Dis donc, en tout cas, je salue ton sens de la justesse et ton agréable compagnie.
Parce que c’est le mot que je ressens. Quand j’ai commencé le tambour, le qualificatif que je donnais à mes guides, ce n’était pas chamanes ou guérisseurs mais sorciers. Et puis un jour après une expérience avec Hécate j’ai compris que c’est ce qui me qualifiait aussi. Ensuite si j’intellectualise un peu ce ressenti, je vois la sorcellerie comme une contre culture, et cela correspond à ma pratique spirituelle.


J’ai l’impression qu’il y a une sorte de cercle vicieux avec la sorcellerie dont assez peu de monde arrive à se sortir. La sorcellerie a souvent une mauvaise image, et les gens qui la pratiquent, tôt ou tard tombent dans des schémas négatifs en en étant conscient ou non. Dans le meilleur des cas ils confondent bricolage magique et spiritualité et oublient le vrai but d’une spiritualité. Le négatif de ceux qui jugent génère le négatif de ceux qui pratiquent et inversement.
Et même quand on sort de ce schéma la sorcellerie fait peur. Peut être même encore plus. Mon but est à peut prêt le même que celui d’un bouddhiste nichiren ou tendai. Je ne recherche pas le nirvana trop absolu, mais une sorte de paix, d’illumination au quotidien. Mais mes méthodes incluent des choses sur lesquelles le christianisme a laissé des énormes tabous, le sexe et les plantes. Aujourd’hui dans un monde ou il vaut mieux être athée pour être bien vu, le bouddhisme n’a pas si mauvaise presse. Pourtant quand on connaît un peu, on sait que les maitres ont souvent recours à l’alcool pour débloquer les énergies, et finissent souvent alcoolo ! Ca leur apporte peut être le détachement sur le court terme mais sur le long terme c’est un peu raté. Personnellement je préfère avoir recourt aux hallucinogènes 3 ou 4 fois par an, cela n’est pas toxique et ne rend pas dépendant, et cela met les choses au clair, pour le meilleur ou pour le pire
En plus cela fait maintenant des années que le bouddhisme est implanté en occident, et il me semble qu’aucun Français n’a atteint le niveau de maitre. Les gens du milieu un peu ouvert d’esprit reconnaissent que c’est surement lié aux blocages sexuels liés à notre culture, qui même s’ils n’ont pas de rapport direct avec la pratique bouddhiste bloque la progression des occidentaux. Donc autant prendre le taureau par les cornes et avancer à travers une voie de sauvages
Bien entendu, il ne faut pas non plus devenir dépendant de la sexualité dans sa pratique spirituelle. C’est un travers dans lequel je suis tombé à une époque. Je l’ai déjà dit dans un autre article, même en couple la pratique de la sorcellerie reste en grande partie personnelle. J’ai l’intention d’écrire un article la dessus depuis quelques jours pour mon introduction de grimoire. Jusque la ça ne venait pas, mais la je crois que c’est pour bientôt.
Hello...excellente journée...Josiane
Merci
Bonjour,
je dois dire que vous me laissez perpeplexe!Si je vous suis bien, vous utilisez deux faces, les deux cotés comme des forces brutes,le novice que je suis à du mal à vous suivre pour quelques raisons.Que faites vous de la causalité? Comment gérez-vous "les remous" dont vous parlez? Que faites- vous avec le "libre-arbitre"?Comment batissez-vous avec des forces de destruction?Ceci n'est pas une critique, vous me semblez honnete et ,je vous remercie de cela,mais j'avoue etre "bousculé" par vos écrits.
Ce n'est pas forcement facile à expliquer. Pour faire simple, l'homme n'est pas que bon, plus on l'accepte plus on peut devenir bon.
Mais effectivement on ne peut rien construire avec des forces de destruction, mais à mon avis, c'est bien de s'en rendre compte par l'expérience, plutôt que de l'accepter suite à un raisonnement intellectuel.
Mais je ne cherche pas à utiliser "les deux cotés".
Cela fait plaisir de voir quelqu'un qui considère aussi la sorcellerie de cette façon !!
Merci pour ces partages.
Ces questionnements en écho.
Cela nourrit, et j'apprécie.
Les choses brutes de décoffrage, comme elles sont vécues.Et la quête mystique.
Bien à toi.
Hella