Le Blog d'Artus, wicca, sorcellerie, chamanisme

lundi 4 février 2008

La libération

En réalité, l'idée de protection magique est presque aussi puérile que l'idée d'attaque magique. Ces pratiques ne sont utiles que pour régler l'urgence. Elles ne constituent qu'un soulagement à court terme, mais ne permettent pas de se libérer du problème à long terme. Même en arrivant à mettre totalement de côté un agresseur, un autre croisera votre chemin. Pour se sortir définitivement de ce problème, il faut comprendre un certain nombre de choses.

  1. Même s'il y a agression avérée, ce n'est qu'un déclencheur, dans un envoûtement, il y a toujours une très grosse part d'auto-envoûtement.
  2. Ce n'est pas par hasard que l'on a rencontré notre agresseur, il est là pour faire écho à l'extérieur d'un conflit qui existe à l'intérieur.
  3. Si on est atteint, c'est qu'on a donné à notre agresseur le pouvoir de nous atteindre.
  4. Notre agresseur ne créé pas un malaise de toute pièce, il ne fait qu'aviver un malaise déjà présent depuis l'enfance.

La véritable solution à tout cela, c'est de cultiver l'honnêteté, l'introspection, l'acceptation, et surtout de pratiquer des méthodes de guérison. C'est un long travail, mais il en vaut la peine. C'est pour moi une activité essentielle pour rentrer pleinement dans la sorcellerie et découvrir sa vraie nature. Pour employer un vocabulaire alchimique, il s'agit de passer de l'oeuvre au noir (nigredo) à l'oeuvre au blanc (albedo), qui conduira vers l'oeuvre au rouge (rubedo) qui représente la réalisation de soi.

mardi 22 janvier 2008

La flamme de la wicca

Comme je le disais précédemment, j'ai toujours eu un regard ambivalent à l'égard de la wicca. La wicca traditionnelle est restée à l'état de brouillon, elle est bancale, les pratiques qui le compose sont insuffisantes pour assurer une vie spirituelle équilibrée. Les idées d'initiation et de secret laissent place à tous les fantasmes, au dogmatisme et à l'intégrisme. Dans ces conditions, pourquoi rester attaché à la wicca et à son évolution ? Selon Cecil Williamson, c'était la mode dans les groupes occultes des années 30, de créer sa tradition "néo-sorcière". Le groupe crotona fellowship, fréquenté à cette époque par Gerald Gardner, n'avait finalement rien de très original. Sauf que de toutes les traditions qui ont pris naissance à cette époque, une seule s'est véritablement développée, la wicca. Encore une fois, pourquoi ?

A mon avis, on retrouve dans la wicca quelque-chose de particulier, une volonté de stimuler l'imaginaire et de célébrer la nature, qui n'est pas forcement aussi présente dans d'autres courants néo-sorciers. Même si Gardner n'avait pas l'expérience nécessaire pour bâtir une tradition fonctionnelle, son coté visionnaire lui à donné la capacité d'insuffler à la wicca une flamme qu'on ne retrouve pas forcement ailleurs. En effet, avant même le dernier exode rural, il avait compris, peut être inconsciemment, que le mal de notre époque serait lié à notre détachement de la nature et à l'appauvrissement de notre imaginaire par le scientisme et la culture de masse. Il avait également compris que la guérison devait être au cœur de la sorcellerie. A son époque, la finalité des rituels d'esbats et des pratiques magiques de la wicca étaient principalement centrées sur la guérison. On ne se tourne pas vers la sorcellerie parce qu'on est différent des autres ou supérieur, on se tourne vers la sorcellerie lorsqu'on a des blessures que le monde moderne ne nous permet pas de guérir.

lundi 9 juillet 2007

Cheminement

J'ai commencé à découvrir la spiritualité principalement grâce aux plantes, même si j'avais eu quelques expériences avant. Très rapidement je me suis tourné vers un certain nombre de pratiques "new age" parce que je ne voulais pas être dépendant de quelque chose d'extérieur pour vivre ma spiritualité. Comme l'usage des plantes est très lié au chamanisme, je m'y suis intéressé, et j'ai découvert un peu plus tard le core shamanism de Harner et l'utilisation du tambour. Tout cela permet d'ouvrir les portes, mais ne permet pas pour autant de savoir ou aller, ni comment y aller. Je connaissais la wicca depuis pas mal d'années, mais ce n'est qu'ensuite que je me suis tourné vers elle, au départ en reprenant les rituels traditionnels, sans initiation, puis en étant initié. La wicca est basée sur une imagerie qui me parle plus que tout autre, mais son intérêt reste trop culturel, l'efficacité pratique laisse un peu à désirer par rapport aux autres méthodes que je connais.

C'est à peut pret au moment ou je me suis tourné vers la wicca que j'ai commencé à vivre mes premières épreuves spirituelles. Il n'y a pas de lien entre les deux, c'était à travers des pratiques chamaniques. C'est de toute façon un passage obligé, comme le disait Jung, l'homme qui part à la recherche de la lumière se retrouve tôt ou tard confronté à son ombre. J'ai compris à ce moment que la but premier de la spiritualité était la guérison, pour marcher ensuite vers l'accomplissement de ses rêves. Le problème est comment tendre vers ce but ? La wicca semblait prometteuse sur le papier, parce que justement elle prend en compte, surtout depuis certains écrits de Viviane Crowley, cette notion d'ombre qu'il fallait apprendre à gérer. En réalité aucune méthode concrète n'est proposée pour franchir cette étape. Le chamanisme Harner propose un certain nombre de méthodes de guérison. Elles fonctionnent mais leur effet n'est pas très durable. Les problèmes reviennent en général aussi fort au bout d'une semaine après une extraction, un mois après un recouvrement d'âme. C'est en tout cas ce que j'ai constaté de façon systématique. Le psychopompe fonctionne bien, c'est le seul cas que j'ai vu ou des problèmes ont disparu de façon définitive, mais cela reste un cas bien particulier. J'en ai conclu que le chamanisme ne fonctionnait pas trop en matière de guérison hors d'un cadre tribal.

J'ai commencé à trouver un début de solution dans le tantra, principalement dans la pratique de purification des nadis. C'est un bon traitement de fond mais à double tranchant, car s'il permet d'assurer son ascension pour éviter les chutes, il fait aussi pas mal décoller. Après six mois, je me suis fait initié au reiki, et j'ai enfin trouvé un moyen permettant un traitement de fond à la fois doux, efficace et durable, mais il m'a fallu un an et demi de pratique pour arriver à la stabilité que je cherchais et envisager de pouvoir passer à la suite du chemin. J'ai aussi fini par comprendre comment ne plus être passif avec certaines plantes et comment les utiliser comme outil de guérison, mais encore une fois cela reste une technique des "grandes occasions" mais ne permet pas une hygiène spirituelle quotidienne. Pour cela j'ai principalement avancé seul. Les initiations à la wicca ne font que remuer un peu plus les problèmes, sans apporter les solutions nécessaire pour les régler. Dans ma pratique de la wicca en groupe, la guérison n'a jamais été le coeur des choses et les personnes que j'ai croisé n'ont visiblement pas trouvé le chemin pour ne plus être victime de leur ombre et enfin s'épanouir et vivre leurs rêves. Même si mon maitre reiki semble s'être mieux débrouillé, il m'a fallu avancer seul, après qu'il m'ai donné certaines clefs qui lui avait semblé utiles.

Aujourd'hui on pourrait penser que je suis satisfait, pourtant, je me tourne à nouveau vers la wicca, parce que c'est ce qui correspond le mieux à mon imaginaire. Le reiki, qui permet l'hygiène spirituelle qu'on ne trouve pas dans la wicca, manque d'images fortes. Mais j'en ai assez des rituels vide de sens que l'on fait parce que c'est la date, comme on va à la messe le dimanche. C'est pour cela que j'ai envi de rendre la wicca plus vivante, en reprenant les techniques traditionnelles, aujourd'hui tombées dans l'oubli, comme le fouet, les cordes, certaines techniques de sortilège typiquement gardneriennes, et s'il le faut en ajoutant toutes les techniques manquantes pour obtenir une voie spirituelle complète et efficace. Je voudrais que la pratique magique axée principalement sur la guérison et l'accomplissement personnel soit au centre de la wicca, comme c'était le cas à l'origine. Que le coté religieux de la wicca ne soit plus une fin en soit, mais n'existe que dans le cadre de cette pratique magique.

dimanche 5 mars 2006

Le démembrement

Voici la technique de démembrement décrite dans le cadre de la médecine pour la terre. C'est une pratique de guérison chamanique très importante, alors je place un lien dans cette rubrique.

Le démembrement

Le démembrement est une technique de guérison chamanique assez universelle. Elle peut se produire de façon spontanées de diverses manières, au cours d'un voyage chamanique au tambour, ou lors d'une expérience avec certaines plantes. La méthode que je vais décrire permet de le provoquer lors d'un voyage au tambour. Il faut partir en voyage avec l'intention d'être démembré, et bien entendu d'être remembré ensuite ! Cela peut se passer de plusieurs manières. L'un de vos animaux de pouvoir peut vous dévorer totalement ou partiellement, puis vous "reconstruire". Cela peut être un autre animal qui se présente pour l'occasion. Cela peut être n'importe quel phénomène, qui vous détruit pour vous reconstruire. Dans le cas ou ce n'est pas un des vos animaux qui réalise le démembrement, il faut demander à vos animaux de ne pas intervenir tant que cela n'est pas fini. Le résultat de cette pratique peut être plus ou moins fort. Il est possible de sentir, pendant le jours qui suivent, une reconstruction, une mutation énergétique, spirituelle, ou rien du tout... Quoi qu'il arrive si vous ressentez du mouvement en vous les jours qui suivent, ce n'est pas la peine de s'inquiéter, c'est assez habituel, et cela ne peut être que bénéfique.

dimanche 5 février 2006

La spiritualité, pourquoi et comment

Bien souvent, quand on commence à s'intéresser à la spiritualité, on est en quête de connaissance et de vérité. Normalement, quand on pratique assez régulièrement, et que l'on adopte le bon état d'esprit, on se rend compte assez rapidement que ce n'est pas le but absolu, que toute vérité est relative, que l'on peut trouver la connaissance en soi. Que la spiritualité permet de guérir, de trouver le bonheur et l'épanouissement, que c'est cela son unique but. Malheureusement nous sommes dans une sorte d'hiver spirituel. La religion est celle du travail et de l'argent. Dans notre culture, les esprits, les dieux, et le spirituel en général, sont des choses lointaines, presque inaccessibles. Les personnes qui s'intéressent à la spiritualité sont souvent à parler de "surnaturel". Ce n'est bien entendu pas la bonne démarche. Il ne faut pas chercher à atteindre le surnaturel, mais à réapprendre à considérer tout cela comme naturel.

La plupart des spiritualités occidentales dressent une barrière entre matériel et spirituel. C'est une conséquence des "grandes" religions dans lesquelles dieu est autre, dieu est absolu. Ces disciplines considèrent justement ce qu'elles cherchent à atteindre comme surnaturel. Elles n'arrivent pas à faire la coupure avec notre culture scientifique, qui pourtant, si peut qu'on la connaisse, n'est pas si rationelle que l'on croit. Il ne faut pas non plus tomber dans la naïveté ni la superstition. La spiritualité doit rester une histoire d'expérience et non de croyance. Mais on ne peut pas non plus chercher à voler avec des chaînes aux pieds. C'est pourtant ce qu'il se passe quand on fait tout cela sans confiance, sans avoir l'esprit ouvert à tout ce qu'il peut se présenter, sans changer de point de vue.

Le fait de considérer le spirituel comme étranger a un autre effet pervers. La quête habituelle de connaissance qui se transforme ensuite en quête d'épanouissement est bien souvent remplacée par une quête de pouvoir. La encore il s'agit de l'héritage des grandes religions. Si elles ont fait en sorte que le divin soit considéré comme inaccessible, c'est pour en être les gardiennes et asseoir leur pouvoir. On retrouve malheureusement trop souvent cela dans les disciplines occidentales. Dans ses disciplines, on veut accéder au spirituel non pas pour se trouver et s'épanouir, mais pour avoir le pouvoir sur d'autres, plus novices. En se comportant ainsi, on ne remet pas en cause l'ordre établi par les grandes religions, on cherche juste à se placer dans le système tel qu'il est en tant que clergé. L'initiation est l'accès à une communauté, suivie par des montées en grade, une responsabilité et un pouvoir sur les autres, que l'on a même pas acquis sur soi.

Cette séparation entre matériel et spirituel, dont il n'est parfois pas simple de se détacher, fait qu'il est difficile de vivre sa spiritualité au jour le jour. C'est pourtant la seule façon de s'épanouir dans une spiritualité. Ce n'est pas en pratiquant une fois ou deux par mois que l'on arrive à quelque chose. On s'ouvre le temps d'un rituel, on revient à la "normale" ensuite, et on tourne en rond. Cela entraîne bien souvent beaucoup de frustration et d'agressivité, car cela permet d'atteindre des choses ponctuellement, sans vraiment en tirer profit dans sa vie de tous les jours. On ne peut pas avoir une pratique spirituelle à moitié. Soit on le fait, soit on ne le fait pas. Sinon bonjour les dégâts.

Il m'est arrivé de croiser des personnes dans le milieu bouddhiste qui avaient conscience que la place de la spiritualité devait être quotidienne. Selon eux, il fallait, pour partir du bon pied, consacrer dans un premier temps, deux ou trois ans à temps complet à la spiritualité. Bien entendu c'est facile d'avoir un beau discours et de dire qu'il faut rompre avec notre culture du travail et de l'argent, mais dans la vraie vie c'est moins facile. Des expériences ont montré qu'un chamane pouvait obtenir en dix minutes de transe au tambour, les mêmes fréquences d'ondes cérébrales qu'un maître zen en six heures de méditation. Voici la solution que j'ai trouvé pour mener de front une vie "ordinaire" et une vie spirituelle complète. Bien entendu ce n'est pas en faisant dix minutes de tambour que l'on atteint le niveau d'un chamane ou un maître zen. Ce n'est pas un raccourci qui épargne de longues années de pratique. Mais c'est un moyen qui permet de s'engager totalement dans la spiritualité sans devoir y consacrer beaucoup de temps.

samedi 7 janvier 2006

La crise de guérison

Je ne sais pas trop ou mettre ce sujet, car il concerne tous les domaines ou il est question de "médecine énergétique". Je le classe dans la rubrique chamanisme et guérison, parce que c'est ce que j'ai le plus pratiqué, mais il aurait autant sa place dans la rubrique reiki. La crise de guérison est une chose dont on ne parle à mon avis pas assez, et qui est pourtant primordiale. Dans le reiki, on y fait peut être un peu plus souvent cas, mais on ne parle pas assez du coté spirituel de la chose, qui est pourtant à mon sens le plus difficile à gérer.

Après un soin chamanique, ou même une expérience "d'illumination", il se produit bien souvent une période d'aggravation des symptômes. Ceci est vrai que la maladie porte sur le corps ou sur l'esprit (finalement ce n'est pas si différent, les maladies physiques sont bien souvent des maladies de l'esprit qui se manifestent dans le corps). Quand la crise de guérison porte sur le corps, c'est généralement bon signe, et cela indique que la guérison est en cours. En aucun cas un soin bien fait ne peut mettre en danger la personne. Par contre, quand la crise de guérison se manifeste de façon spirituelle, cela peut être parfois bien plus impressionnant et effrayant, surtout les premières fois ou l'on se sent en terrain inconnu. On trouve dans le milieu ésotérique beaucoup de gens qui se vantent de leurs longues années d'expériences, mais curieusement, les personnes qui ont été confrontées au b.a. ba sont plutôt rares et il faut souvent se débrouiller seul.

La crise de guérison spirituelle n'est pas si inquiétante que cela quand on sait que c'est également bon signe, est que c'est normal, qu'il ne faut juste pas s'affoler. Pour des raisons évidentes, c'est plus difficile de faire la part des choses lorsque l'on se retrouve confronté à sa propre folie, même si l'on sait que c'est normal et quelle est inhérente à chaque être humain, que de voir ses symptômes physique s'aggraver. Mais plus on avance plus ces crises sont douces et courtes, et plus le résultat en vaut la peine.

Soyez prévenu ! Si au court de votre pratique, ce genre de chose se passe, gardez autant que possible votre calme, ce qui arrive est tout a fait normal, et quand vous accepterez ce que la crise vous met en évidence, cela ira beaucoup mieux.

mercredi 14 décembre 2005

L'extraction chamanique

Après le recouvrement d'animal de pouvoir, l'extraction est la pratique de guérison chamanique la plus courante. Cette pratique consiste a enlever une énergie mal placée. Les occidentaux parlent souvent de mauvaise énergie, mais c'est une façon un peu trop négative de voir la chose. Même si on n'a pas forcement envie d'avoir des araignées dans sa maison, les araignées n'ont rien de mauvais par nature. C'est un peu pareil avec les intrusions que l'on cherche à guérir par extraction. L'extraction est utile dans deux principaux cas. Pour aider à combattre les infections ou les maladies chroniques type eczéma, et pour se débarrasser de problèmes liés à des traumatismes, bien souvent inconscients.

Dans les sociétés chamaniques traditionelles, les chamanes utilisent généralement une plante alliée pour réaliser l'extraction. Une plante alliée est une plante trouvée dans la nature dont la chamane en consommé un petite partie. Ensuite il part à la recherche de l'esprit de la plante en réalité non-ordinaire à travers un voyage au tambour. Quand il trouve la plante dans son voyage, il attend qu'elle se transforme en autre chose, généralement un insecte, une araignée, un reptile, éventuellement une pierre. Alors, toujours en réalité non-ordinaire, il mange l'esprit de la plante sous sa nouvelle forme. C'est maintenant son allié.

Pour réaliser l'extraction proprement dite, le chamane voyage allongé à coté du patient. S'il voit des insectes dangereux, des serpents ou des poisons dont il voit les dents, c'est signe que le patient a besoin d'une extraction. Il se met donc sur ses genoux et fait signe à la personne qui jouait de tambour d'arrêter. Il prend un récipient d'eau à proximité, et commence à jouer du hochet. Il doit chercher à "voir" à l'intérieur du patient, les yeux clos, au son du hochet, en passant doucement sa main quelques centimètres au dessus du corps du patient. Quand il a trouvé la localisation de l'esprit à extraire, il appelle son allié associé à la forme que prend cet esprit. Parfois il utilise la plante physique parfois seulement son esprit. Ensuite il aspire à l'endroit à traiter (on parle de sucking doctor), puis "recrache" dans le récipient. Bien entendu le chamane doit faire attention de ne pas avaler l'esprit, bien que cela se fasse dans certaines sociétés. Le chamane doit alors évacuer la maladie de son propre corps par des purges et des jeunes. Après avoir fait cela autant de fois que nécessaire, la patient est prêt pour un recouvrement d'animal qui remplacera l'énergie manquante. Finalement, il jette le contenu du récipient.

Michael Harner, fondateur de la société d'études chamaniques, a montré que de nos jours dans la société occidentale, les extractions fonctionnaient mieux sans l'utilisation d'esprits alliés. Ce concept est peu être trop étranger à notre culture et il nous perturbe plus qu'il nous aide. Plus tard, Micheal Harner a mis au point une méthode sans aspiration que est sensé être encore plus adapté à notre temps et notre culture. C'est celle que j'utilise. Au lieu de sucer, on attrape l'esprit "à la main" et on le jette dans l'eau.

Même si l'extraction et d'une manière générale les méthodes de guérison chamaniques donnent des résultats souvent, spectaculaires, ils ne sont en général pas très durable. Je me demande si cela n'est pas lié à notre culture. Dans une société chamanique, quand quelqu'un va voir le chamane, toute la communauté le soutient, pendant et surtout après. Je pense que c'est ce soutient qui aide à ce que les résultats soient durable. Personnellement, j'ai commencé à percevoir un problème en moi il y a plus de deux ans. On m'a fait, et je me suis fait seul diverses extractions. A chaque fois, le problème a disparu radicalement quelques jours, ou au mieux quelques semaines, mais est toujours revenu assez rapidement. De la même façon dans mon expérience du recouvrement d'âme, le résultat est très spectaculaire les premières semaines, puis cela s'estompe et les problèmes finissent par revenir. J'expérimente aujourd'hui des méthodes d'imposition des mains de type "reiki" et le résultat est peut être moins spectaculaire dans un premier temps, mais bien plus profond et bien plus durable grâce à l'effet de la répétition. Il ne faut par pour autant négliger les méthodes chamaniques qui peuvent aider à gérer l'urgence, en complément d'un traitement de fond.

dimanche 13 novembre 2005

Chamanisme et guérison

Dans notre monde occidental moderne, tout est question de consommation. La spiritualité n'échappe pas à cette règle, et le chamanisme lui aussi est un produit de consommation. Pourtant le but de toute spiritualité est de chercher qui on est vraiment et trouver le chemin de l'épanouissement. En chamanisme, il n'y a pourtant pas d'ambiguïtés, il est avant tout question de guérison.

Paradoxalement, dans tous les articles que j'ai écrit dans la rubrique chamanisme de base, il est rarement question de guérison. Ceci est du au fait que pour un occidental il faut d'abord se reconnecter au monde spirituel, le découvrir, l'explorer, l'intégrer dans son quotidien, avant d'aborder la guérison proprement dite.

Voici donc une rubrique ou il sera question de guérison chamanique.