J’ai toujours eu un regard critique vis-à-vis de la wicca, peut être un peu trop par rapport à la moyene. Pourtant je n’ai jamais eu l’intention de choquer. Je suis venu à la wicca parce que je pensais que la parole pouvait amplifier l’effet de groupe et que la pratique rituelle verbale pouvait enrichir ma pratique spirituelle. Je me suis rendu compte depuis avec l’expérience que c’était l’inverse. L’effet de groupe est plus fort par exemple lors d’un cercle de tambour que lors d’un rituel wiccan. Clairement le fait de devoir rester en état de parler est un frein au niveau de transe que l’on pourrait atteindre, il faut sans cesse se limiter pour rester en état de parler. Alors il est naturel que je me soit demandé très vite, pourquoi autant de blabla autour de la wicca, pourquoi toutes ses stars de la wicca qui s’affichent un peu partout, avec leur pseudo initiation en avant, pourquoi autant de mythomanie, pourquoi autant de frustration ? C’est bien la wicca, mais c’est juste un bon passe temps entre amis à tendance spirituelle, pas la panacée spirituelle que certains voudraient voir.
Depuis mon initiation au reiki, j’ai de plus en plus de mal avec un certain nombre de choses. Cela m’a apporté une n-ième confirmation qu’il n’y avait rien d’initiatique dans la wicca. Ceci n’est pas une critique, sauf pour ceux qui pensent que c’est l’initiation et non la pratique spirituelle quotidienne qui fait d’eux un sorcier ou une sorcière. Il y a des tas de disciplines spirituelles qui ne sont pas initiatiques, et ce n’est pas un mal. Ca devient un problème quand les initiés wiccans se croient arrivés et ont une activité spirituelle proche de zéro. Mais c’est leur problème, pas celui de la wicca. De toute façon même si une discipline est véritablement initiatique, le résultat est le même, on ne reste pas dans l’état énergétique atteint lors de l’initiation en se croisant les bras.
Ce qui me gène beaucoup plus c’est les règles de morale, les serments, le secret. La sorcellerie n’a pour moi pas de règles établies. C’est à chacun d’établir ses propres règles, en fonction de son expérience et de son bon sens. La moralité sorcière, comme tout le reste en sorcellerie, ne devrait être que basée sur l’expérience, en aucun cas sur des règles pré mâchées style rede wiccan. Ces dogmes basés sur la peur et la culpabilité sonnent très judéo-chrétien à mon goût. Autant il est débile de suivre une règle du style « fait ce que tu veux mais ne blesse personne » ou une règle de triple retour, parce que c’est écrit, et que si on ne respecte pas cette règle c’est « mal », autant il est intelligent de ne pas envoûter son voisin parce qu’on a pris conscience que le fait de cultiver le négatif ne mène nul part, alors que le détachement mène à la co-création. Et avant cette profonde prise de conscience, qui à mon avis est l’une des clefs qui permet d’accéder à la partie cachée de l’iceberg de la sorcellerie, envoûtons notre voisin si sa tête ne nous revient pas.
Concernant le secret, c’est encore plus folklorique. Cette règle qui au départ était plus présente pour préserver la vie privés des gens, une sorte de secret médical dans un cercle, est devenue un dogme pour cacher des pratiques qui n’ont rien d’exceptionnelles, et également un bon moyen pour cacher sa flemmardise spirituelle. Et paradoxalement, le milieu de la wicca est une véritable association de concierges incapables de respecter la vie privée des gens. Encore une fois un peu de bon sens vaut mieux que des règles, des dogmes et des serments.
Une des choses qui me choque beaucoup en ce moment, c’est le contenu de certains rituels. J’ai toujours tiqué sur certains passages du rituel d’initiation ou il est question d’anges et de génies. Mais surtout j’ai de plus en plus de mal avec le rituel d’ouverture. L’association des éléments aux directions que l’on ne retrouve que dans la golden dawn et dans la wicca, j’ai toujours trouvé ça moyen, mais aujourd’hui ça sonne complètement faux, je ressent cela totalement vide. Quand aux gardiens des tours, ça me semble encore plus bidon, j’ai vraiment l’impression qu’on évoque des archanges. Cette partie du rituel me fait un peu l’effet d’une trace de merde au fond d’un slip blanc
Pareil pour le rituel d’allumage des bougies, qui m’a pourtant bien fait triper en son temps. Le coté omniscient et omnipotent du divin dans cette partie de rituel sonne encore une fois très judéo-chrétien à mes oreilles. Encore une chose qui me gène dans le rituel d’ouverture, c’est le coté protection, le « rempart » que l’on cherche à établir. A quoi bon appeler des entités si c’est pour s’en protéger ? Autant regarder le foot à la TV en buvant une bière. Même chose pour le rituel de fermeture. Ca m’a toujours semblé bidon, et un poil obsessionnel (on a fermé un cercle alors il faut l’ouvrir à la fin). Et puis c’est présomptueux de penser qu’on a le pouvoir de fermer la porte. Ca fait très ésotériste chrétien qui a envi de jouer un peu à la spiritualité, mais pas trop quand même des fois que ça soit dangereux. Si une entité à envi de se manifester pendant toute la nuit qui va suivre le rituel, ou même le lendemain, elle le fait, rituel de fermeture ou non. Tout cela sent la peur et l’irrespect pour les entités que l’on peut susciter.
Je ne sais pas pourquoi tout cela me vient depuis mon initiation reiki. Des choses que j’ai toujours vues me choquent aujourd’hui. Peut être que cette expérience m’a détaché un peu plus de l’égrégore judéo-chrétien ? En tout cas j’aimerais beaucoup écrire un rituel d’ouverture composé de véritables éléments sorciers, et non quelque chose de récupéré de la golden dawn. Et j’aimerais beaucoup qu’il n’y ai plus de rituel de fermeture qui est bien souvent plus une corvée qu’autre chose, et qu’il ne sert strictement à rien car il n’a aucune vertu d’ancrage. C’est juste du blabla pour le blabla.
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