Le blog d'Artus, wicca, sorcellerie, chamanisme

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lundi, juillet 9 2007

Cheminement

J'ai commencé à découvrir la spiritualité principalement grâce aux plantes, même si j'avais eu quelques expériences avant. Très rapidement je me suis tourné vers un certain nombre de pratiques "new age" parce que je ne voulais pas être dépendant de quelque chose d'extérieur pour vivre ma spiritualité. Comme l'usage des plantes est très lié au chamanisme, je m'y suis intéressé, et j'ai découvert un peu plus tard le core shamanism de Harner et l'utilisation du tambour. Tout cela permet d'ouvrir les portes, mais ne permet pas pour autant de savoir ou aller, ni comment y aller. Je connaissais la wicca depuis pas mal d'années, mais ce n'est qu'ensuite que je me suis tourné vers elle, au départ en reprenant les rituels traditionnels, sans initiation, puis en étant initié. La wicca est basée sur une imagerie qui me parle plus que tout autre, mais son intérêt reste trop culturel, l'efficacité pratique laisse un peu à désirer par rapport aux autres méthodes que je connais.

C'est à peut pret au moment ou je me suis tourné vers la wicca que j'ai commencé à vivre mes premières épreuves spirituelles. Il n'y a pas de lien entre les deux, c'était à travers des pratiques chamaniques. C'est de toute façon un passage obligé, comme le disait Jung, l'homme qui part à la recherche de la lumière se retrouve tôt ou tard confronté à son ombre. J'ai compris à ce moment que la but premier de la spiritualité était la guérison, pour marcher ensuite vers l'accomplissement de ses rêves. Le problème est comment tendre vers ce but ? La wicca semblait prometteuse sur le papier, parce que justement elle prend en compte, surtout depuis certains écrits de Viviane Crowley, cette notion d'ombre qu'il fallait apprendre à gérer. En réalité aucune méthode concrète n'est proposée pour franchir cette étape. Le chamanisme Harner propose un certain nombre de méthodes de guérison. Elles fonctionnent mais leur effet n'est pas très durable. Les problèmes reviennent en général aussi fort au bout d'une semaine après une extraction, un mois après un recouvrement d'âme. C'est en tout cas ce que j'ai constaté de façon systématique. Le psychopompe fonctionne bien, c'est le seul cas que j'ai vu ou des problèmes ont disparu de façon définitive, mais cela reste un cas bien particulier. J'en ai conclu que le chamanisme ne fonctionnait pas trop en matière de guérison hors d'un cadre tribal.

J'ai commencé à trouver un début de solution dans le tantra, principalement dans la pratique de purification des nadis. C'est un bon traitement de fond mais à double tranchant, car s'il permet d'assurer son ascension pour éviter les chutes, il fait aussi pas mal décoller. Après six mois, je me suis fait initié au reiki, et j'ai enfin trouvé un moyen permettant un traitement de fond à la fois doux, efficace et durable, mais il m'a fallu un an et demi de pratique pour arriver à la stabilité que je cherchais et envisager de pouvoir passer à la suite du chemin. J'ai aussi fini par comprendre comment ne plus être passif avec certaines plantes et comment les utiliser comme outil de guérison, mais encore une fois cela reste une technique des "grandes occasions" mais ne permet pas une hygiène spirituelle quotidienne. Pour cela j'ai principalement avancé seul. Les initiations à la wicca ne font que remuer un peu plus les problèmes, sans apporter les solutions nécessaire pour les régler. Dans ma pratique de la wicca en groupe, la guérison n'a jamais été le coeur des choses et les personnes que j'ai croisé n'ont visiblement pas trouvé le chemin pour ne plus être victime de leur ombre et enfin s'épanouir et vivre leurs rêves. Même si mon maitre reiki semble s'être mieux débrouillé, il m'a fallu avancer seul, après qu'il m'ai donné certaines clefs qui lui avait semblé utiles.

Aujourd'hui on pourrait penser que je suis satisfait, pourtant, je me tourne à nouveau vers la wicca, parce que c'est ce qui correspond le mieux à mon imaginaire. Le reiki, qui permet l'hygiène spirituelle qu'on ne trouve pas dans la wicca, manque d'images fortes. Mais j'en ai assez des rituels vide de sens que l'on fait parce que c'est la date, comme on va à la messe le dimanche. C'est pour cela que j'ai envi de rendre la wicca plus vivante, en reprenant les techniques traditionnelles, aujourd'hui tombées dans l'oubli, comme le fouet, les cordes, certaines techniques de sortilège typiquement gardneriennes, et s'il le faut en ajoutant toutes les techniques manquantes pour obtenir une voie spirituelle complète et efficace. Je voudrais que la pratique magique axée principalement sur la guérison et l'accomplissement personnel soit au centre de la wicca, comme c'était le cas à l'origine. Que le coté religieux de la wicca ne soit plus une fin en soit, mais n'existe que dans le cadre de cette pratique magique.

jeudi, juin 21 2007

Le rituel d'ouverture de la wicca

Le but d'un rituel d'ouverture est de se mettre en condition, de changer d'état de conscience pour se préparer à la suite du rituel. J'ai toujours trouvé le rituel d'ouverture de la wicca inefficace. Contrairement à n'importe quel rituel d'ouverture fonctionnel, il ne contient aucun moyen pour induire la transe, c'est juste une mauvaise pièce de théâtre. Nous avons donc rapidement pris l'habitude de battre le tambour avant chaque rituel, pour se mettre en condition et compenser l'inefficacité du rituel d'ouverture. Je me suis toujours posé un certain nombre de questions à ce sujet.

Même si Gardner n'était, à mon avis, pas la meilleure personne pour bâtir un système spirituel complet et fonctionnel, il n'était pas idiot pour autant. Je savais qu'il s'était inspiré de la golden dawn, hors dans la golden dawn, il existe un rituel rapide et efficace pour se mettre en condition, le rituel de pentagrame. Celui-ci est basé sur la vibration de noms sacrés. Bien entendu, les noms utilisés sont peut-être un peu trop judéo-chrétien pour la wicca, mais ils peuvent être remplacés, soit par d'autres, soit par des vocalises de voyelles, par exemple I-E-A-O-U, comme dans le rituel du pentagrame gnostique de Peter Carroll.

Plus tard, j'ai découvert que le rituel d'ouverture de la wicca était inspiré du rituel d'ouverture par les tours de garde de la golden dawn. Ce rituel ne se suffit pas à lui-même. Au début, il faut réaliser le rituel de bannissement du pentagrame, puis le rituel de bannissement de l'héxagrame. Dans ces deux rituels, il est question de vibrer des noms et c'est à ce moment que la mise en condition se fait. Bien que le rituel d'ouverture par les tours de garde soit indissociable des rituels de bannissement du pentagrame et de l'héxagrame, c'est pourtant ce qui a été fait lors de la création du rituel d'ouverture de la wicca. Pourquoi ? Seulement par incompétence ? Je ne pense pas que la wicca se serait développée comme elle l'a fait s'il n'y avait jamais rien eu à la base.

J'ai donc regardé un peu plus en détails les diverses versions du livre des ombres de Gardner. Dans la version de 1957, au tout début du rituel d'ouverture, on peut trouver la phrase all are purified, tous sont purifiés. Cela répondait à ma question, Gardner avait remplacé la mise en condition basée sur la vibration de noms par une séance de flagellation collective. Pas très étonnant de sa part. On peut également trouver une version de 1961 ou cette phase est réalisée en fin de rituel d'ouverture, cette fois-ci elle est plus détaillée. Alors, chaque fille attache son homme, les mains derrière le dos et la laisse au cou. Il doit s'agenouiller devant l'autel et être fouetté. Quand tous les hommes sont ainsi 'purifiés', ils purifient les filles à leur tour. Personne ne devrait être dans le cercle sans avoir été ainsi purifié.

J'avais trouvé ma réponse. L'utilisation du fouet peut tout à fait induire le changement d'état de conscience recherché lors d'un rituel d'ouverture. Si le rituel d'ouverture est inefficace, c'est qu'aujourd'hui, le fouet n'a pas conservé sa place d'origine, même dans les cercles qui se prétendent traditionalistes. Pire que cela, les personnes qui ont décidé que l'usage fouet ne devait être que symbolique n'ont pas jugé utile de le remplacer par quelque chose d'autre.

mercredi, mai 9 2007

La wicca traditionnelle

Cela fait maintenant 3 ans et demi que j'ai commencé à m'intéresser de très prêt à la wicca et à pratiquer. J'ai été initié il y a 3 ans et j'ai reçu mon second degré un an plus tard. Ayant abordé la wicca avec une bonne expérience des pratiques chamaniques et néo-chamaniques, j'ai toujours eu un regard critique vis-à-vis de la wicca qui n'a jamais été ma seule référence en matière de spirituel. Cependant, j'ai également toujours approché ces expériences l'esprit ouvert pour prendre tout ce qu'il pouvait se présenter. J'ai été particulièrement véhément par rapport à certaines choses lors de mon initiation au reiki il y a un an et demi, j'en ai d'ailleurs fait part sur mon blog. Si j'avais un certain nombre de références en matière de spirituel, je n'en avais pas en matière de traditions initiatiques. Il y a quelques semaines, j'ai eu la sensation de franchir une étape et d'être un peu plus libéré de tout cela, ce qui me donne envie de faire un bilan.

Le secret : Il n'y a pas de secret dans la wicca traditionnelle. La totalité du livre des ombres et des pratiques Gardneriennes ont été publiés il y a déjà longtemps. L'idée qu'il n'existe pas de livre des ombres complets, par exemple sur le net, est un mensonge inventé par les hardgards (branche intégriste de la wicca) pour justifier une importance qu'ils se donnent mais qu'ils n'ont pas. On trouve sur le net des livres des ombres bien plus complets que ce que l'on reçoit lors d'un second degré.

L'initiation au premier degré : N'importe qui, qui pratique régulièrement les rituels de la wicca arrivera au même résultat qu'un initié. L'initiation n'est pas une véritable initiation. Pour quelqu'un qui a déjà une pratique spirituelle, il n'y a pas un avant et un après, comme c'est le cas dans le reiki. Dans le cadre de la wicca, c'est juste quelque chose de formel, l'acceptation dans une communauté. Pour quelqu'un qui débarque dans le monde spirituel, il est possible que cela entraîne un déclic, mais c'est un cas très particulier et très rare. Le rituel d'initiation est plus fort que les autres rituels de la wicca. Mais n'importe quel rituel écrit pour une raison spécifique sera plus fort et aura plus de retombés qu'un rituel d'initiation. Cela reste sympathique, mais il ne faut pas donner à ce rituel l'importance qu'il n'a pas, sous peine de s'endormir sur ses lauriers, de se croire arrivé à quelque chose et ne plus rien faire. Toutes les personnes que j'ai croisées qui attachaient de l'importance à l'initiation, soit ne pratiquaient pas, soit s'ennuyaient dans leur pratique.

Les rituels : De la même façon qu'aller à la messe le dimanche n'est pas une pratique spirituelle à part entière, l'approche rituelle est particulièrement maladroite, d'autant plus que dans la wicca, les rituels n'ont pas de but spécifiques, mais sont juste la pour ponctuer les saisons. Pour donner une idée subjective, en terme d'intensité d'expérience, mais surtout en terme de changements durables dans sa vie, sur une échelle de 1 à 100, un rituel de la wicca serait à 1, une initiation à 5, un rituel créé dans un but spécifique à 10 et par exemple une cérémonie de hutte de sudation à 100. Quelqu'un qui prétend que la pratique rituelle est la panacée spirituelle est soit un menteur, soit un ignorant qui n'a pas d'autres références, dans les deux cas, il ne faut pas lui faire confiance.

La transe : La transe et l'ivresse sous toutes ses formes était le moteur de la wicca. Gardner l'affirme clairement dans les 8 sentiers présentés dans le livre des ombres. Aujourd'hui on assiste à une dégénérescence de la wicca. Tous les moyens pouvant induire la transe font peur et sont utilisés au compte-goutte. En plus de leur absence de but, c'est également une des raisons de la mollesse des rituels.

Le second degré : Le système des degrés a été emprunté à l'alchimie. Lors d'une pratique spirituelle régulière, on se retrouve rapidement confronté à son ombre. Le second degré signifie normalement qu'on est passé du stade de la confrontation et de la peur à celui de l'acceptation (passage de l'oeuvre au noir à l'oeuvre au blanc dans l'alchimie). En réalité, je n'ai jamais vu personne arriver à cela dans la wicca. Ce problème n'est pas spécifique à la wicca, on le retrouve dans la plupart des spiritualités. Ce phénomène est assez effrayant, surtout qu'il est très mal décrit. Pourtant, avec les bonnes pratiques quotidiennes, un peu de courage et de patience, ce passage difficile peut être franchi rapidement. C'est un passage nécessaire, sinon on tente de s'ouvrir, on reçoit une claque, on se referme, en boucle, sans jamais aller plus loin. Cette acceptation de sa propre folie, de ses propres blessures émotionnelles, même si elle ne nous libère pas totalement, nous rend plus stable. Elle permet également de ne pas être submergé par les problèmes des autres lorsqu'ils vivent une mauvaise expérience et au lieu de les rejeter, permet de les soutenir dans la compassion. Ceci correspond à l'attitude que l'on attend d'un second degré. Sauf que dans la wicca cela n'existe pas et il n'existe aucune pratique pour arriver à cela. Dès que quelque chose ne tourne pas parfaitement rond, on a directement droit à l'agressivité et au rejet. L'ajout par Gardner des anciennes lois dans le livre des ombres, suite aux aléas qu'il a pu rencontrer (Cardell et autres), montre que ce problème ne date pas d'hier et qu'il en a toujours été ainsi dans la wicca. Non, Gardner n'était pas un grand illuminé. Selon ma propre expérience et mes observations autour de moi, le second degré est très lié à l'archétype du vieux sage. L'archétype du vieux sage donne l'impression de détenir une sagesse illusoire alors que l'on est complètement à côté de la plaque. La sensation de libération que j'ai vécue il y a quelques semaines est justement liée au vieux sage. Je vois l'élévation au second degré comme une pratique dangereuse qui peut détruire une personne si elle se laisse leurrer par cet archétype.

Le troisième degré : Bien que je n'ai jamais reçu le troisième degré, je vais tout de même me permettre de donner un avis. Déjà qu'aucun pratiquant de la wicca n'arrive à se dépêtrer de l'ombre, ce qui correspond à la première porte à franchir dans une voie spirituelle, inutile de préciser que la notion d'un troisième degré n'a pas beaucoup de sens, vu que celle d'un deuxième n'en avait déjà pas. L'idée du troisième degré correspond au shaktipat dans le siddha yoga. Le maître effectue une transmission d'énergie à l'élève dans le but de déclencher une illumination. Avant cela, l'élève pratique quotidiennement un certain nombre d'exercices, pendant des années, pour se préparer à l'expérience. Encore une fois, Gardner nous a laissé la preuve que même à la fin de sa vie, il était loin d'être un grand illuminé et était donc incapable de déclencher une telle expérience. De plus, bon nombre de personnes initiées par Gardner ou sa grande prêtresse du moment ont reçu leur troisième degré après seulement quelques rituels, alors qu'elles n'avaient aucune pratique ou expérience spirituelle. Tout cela n'a pas beaucoup de sens. C'est une parodie de voie spirituelle, comme si les étapes qui en jalonnent le chemin n'étaient que des formalités dont il suffit de s'acquitter pour être tranquille.

En conclusion, depuis que je suis dans la wicca, j'ai toujours eu une approche critique et quand j'ai évoqué tout ce qui ne tourne pas rond dans la wicca traditionnelle, on pourrait avoir l'impression que tout cela est à mettre à la poubelle. Ce n'est pourtant pas le fond de ma pensée. Même si c'était un vieux con et un vieux menteur, il y avait une certaine énergie chez Gardner que l'on ne retrouve pas ailleurs et qui m'a toujours attiré. J'ai l'impression que malgré son incapacité à bâtir un système spirituel fonctionnel et cohérent, il avait mis le doigt sur quelque chose d'important qui ne demande qu'à être développé. Selon les témoignages qui nous sont parvenus de personnes ayant pratiqué avec Gardner, et contrairement à ce que les traditionalistes prétendent, il avait l'air d'être ouvert à cette évolution, la wicca se voulant sans dogmes et le livre des ombres n'étant pas une bible. Ce qui est évidant, c'est qu'avec l'évolution de connaissances spirituelles de ces dernières années la wicca traditionnelle n'a plus aucun sens aujourd'hui. Je pense aux travaux de Mircea Eliade et ses publications dans les années 50, aux découvertes de Gordon Wasson, au mouvement psychédélique et à la création de la chaos magick dans les années 70, à la création du core chamanisme par Michael Harner dans les années 80, ... Soit la wicca évolue, soit elle meure. J'ai longtemps été indifférent à cette idée, aujourd'hui, j'ai envie quelle évolue.

mardi, janvier 31 2006

La wicca, une sorcellerie chrétienne ?

J’ai toujours eu un regard critique vis-à-vis de la wicca, peut être un peu trop par rapport à la moyene. Pourtant je n’ai jamais eu l’intention de choquer. Je suis venu à la wicca parce que je pensais que la parole pouvait amplifier l’effet de groupe et que la pratique rituelle verbale pouvait enrichir ma pratique spirituelle. Je me suis rendu compte depuis avec l’expérience que c’était l’inverse. L’effet de groupe est plus fort par exemple lors d’un cercle de tambour que lors d’un rituel wiccan. Clairement le fait de devoir rester en état de parler est un frein au niveau de transe que l’on pourrait atteindre, il faut sans cesse se limiter pour rester en état de parler. Alors il est naturel que je me soit demandé très vite, pourquoi autant de blabla autour de la wicca, pourquoi toutes ses stars de la wicca qui s’affichent un peu partout, avec leur pseudo initiation en avant, pourquoi autant de mythomanie, pourquoi autant de frustration ? C’est bien la wicca, mais c’est juste un bon passe temps entre amis à tendance spirituelle, pas la panacée spirituelle que certains voudraient voir.

Depuis mon initiation au reiki, j’ai de plus en plus de mal avec un certain nombre de choses. Cela m’a apporté une n-ième confirmation qu’il n’y avait rien d’initiatique dans la wicca. Ceci n’est pas une critique, sauf pour ceux qui pensent que c’est l’initiation et non la pratique spirituelle quotidienne qui fait d’eux un sorcier ou une sorcière. Il y a des tas de disciplines spirituelles qui ne sont pas initiatiques, et ce n’est pas un mal. Ca devient un problème quand les initiés wiccans se croient arrivés et ont une activité spirituelle proche de zéro. Mais c’est leur problème, pas celui de la wicca. De toute façon même si une discipline est véritablement initiatique, le résultat est le même, on ne reste pas dans l’état énergétique atteint lors de l’initiation en se croisant les bras.

Ce qui me gène beaucoup plus c’est les règles de morale, les serments, le secret. La sorcellerie n’a pour moi pas de règles établies. C’est à chacun d’établir ses propres règles, en fonction de son expérience et de son bon sens. La moralité sorcière, comme tout le reste en sorcellerie, ne devrait être que basée sur l’expérience, en aucun cas sur des règles pré mâchées style rede wiccan. Ces dogmes basés sur la peur et la culpabilité sonnent très judéo-chrétien à mon goût. Autant il est débile de suivre une règle du style « fait ce que tu veux mais ne blesse personne » ou une règle de triple retour, parce que c’est écrit, et que si on ne respecte pas cette règle c’est « mal », autant il est intelligent de ne pas envoûter son voisin parce qu’on a pris conscience que le fait de cultiver le négatif ne mène nul part, alors que le détachement mène à la co-création. Et avant cette profonde prise de conscience, qui à mon avis est l’une des clefs qui permet d’accéder à la partie cachée de l’iceberg de la sorcellerie, envoûtons notre voisin si sa tête ne nous revient pas.

Concernant le secret, c’est encore plus folklorique. Cette règle qui au départ était plus présente pour préserver la vie privés des gens, une sorte de secret médical dans un cercle, est devenue un dogme pour cacher des pratiques qui n’ont rien d’exceptionnelles, et également un bon moyen pour cacher sa flemmardise spirituelle. Et paradoxalement, le milieu de la wicca est une véritable association de concierges incapables de respecter la vie privée des gens. Encore une fois un peu de bon sens vaut mieux que des règles, des dogmes et des serments.

Une des choses qui me choque beaucoup en ce moment, c’est le contenu de certains rituels. J’ai toujours tiqué sur certains passages du rituel d’initiation ou il est question d’anges et de génies. Mais surtout j’ai de plus en plus de mal avec le rituel d’ouverture. L’association des éléments aux directions que l’on ne retrouve que dans la golden dawn et dans la wicca, j’ai toujours trouvé ça moyen, mais aujourd’hui ça sonne complètement faux, je ressent cela totalement vide. Quand aux gardiens des tours, ça me semble encore plus bidon, j’ai vraiment l’impression qu’on évoque des archanges. Cette partie du rituel me fait un peu l’effet d’une trace de merde au fond d’un slip blanc ;-) Pareil pour le rituel d’allumage des bougies, qui m’a pourtant bien fait triper en son temps. Le coté omniscient et omnipotent du divin dans cette partie de rituel sonne encore une fois très judéo-chrétien à mes oreilles. Encore une chose qui me gène dans le rituel d’ouverture, c’est le coté protection, le « rempart » que l’on cherche à établir. A quoi bon appeler des entités si c’est pour s’en protéger ? Autant regarder le foot à la TV en buvant une bière. Même chose pour le rituel de fermeture. Ca m’a toujours semblé bidon, et un poil obsessionnel (on a fermé un cercle alors il faut l’ouvrir à la fin). Et puis c’est présomptueux de penser qu’on a le pouvoir de fermer la porte. Ca fait très ésotériste chrétien qui a envi de jouer un peu à la spiritualité, mais pas trop quand même des fois que ça soit dangereux. Si une entité à envi de se manifester pendant toute la nuit qui va suivre le rituel, ou même le lendemain, elle le fait, rituel de fermeture ou non. Tout cela sent la peur et l’irrespect pour les entités que l’on peut susciter.

Je ne sais pas pourquoi tout cela me vient depuis mon initiation reiki. Des choses que j’ai toujours vues me choquent aujourd’hui. Peut être que cette expérience m’a détaché un peu plus de l’égrégore judéo-chrétien ? En tout cas j’aimerais beaucoup écrire un rituel d’ouverture composé de véritables éléments sorciers, et non quelque chose de récupéré de la golden dawn. Et j’aimerais beaucoup qu’il n’y ai plus de rituel de fermeture qui est bien souvent plus une corvée qu’autre chose, et qu’il ne sert strictement à rien car il n’a aucune vertu d’ancrage. C’est juste du blabla pour le blabla.