Le Blog d'Artus, wicca, sorcellerie, chamanisme

mardi 22 janvier 2008

La flamme de la wicca

Comme je le disais précédemment, j'ai toujours eu un regard ambivalent à l'égard de la wicca. La wicca traditionnelle est restée à l'état de brouillon, elle est bancale, les pratiques qui le compose sont insuffisantes pour assurer une vie spirituelle équilibrée. Les idées d'initiation et de secret laissent place à tous les fantasmes, au dogmatisme et à l'intégrisme. Dans ces conditions, pourquoi rester attaché à la wicca et à son évolution ? Selon Cecil Williamson, c'était la mode dans les groupes occultes des années 30, de créer sa tradition "néo-sorcière". Le groupe crotona fellowship, fréquenté à cette époque par Gerald Gardner, n'avait finalement rien de très original. Sauf que de toutes les traditions qui ont pris naissance à cette époque, une seule s'est véritablement développée, la wicca. Encore une fois, pourquoi ?

A mon avis, on retrouve dans la wicca quelque-chose de particulier, une volonté de stimuler l'imaginaire et de célébrer la nature, qui n'est pas forcement aussi présente dans d'autres courants néo-sorciers. Même si Gardner n'avait pas l'expérience nécessaire pour bâtir une tradition fonctionnelle, son coté visionnaire lui à donné la capacité d'insuffler à la wicca une flamme qu'on ne retrouve pas forcement ailleurs. En effet, avant même le dernier exode rural, il avait compris, peut être inconsciemment, que le mal de notre époque serait lié à notre détachement de la nature et à l'appauvrissement de notre imaginaire par le scientisme et la culture de masse. Il avait également compris que la guérison devait être au cœur de la sorcellerie. A son époque, la finalité des rituels d'esbats et des pratiques magiques de la wicca étaient principalement centrées sur la guérison. On ne se tourne pas vers la sorcellerie parce qu'on est différent des autres ou supérieur, on se tourne vers la sorcellerie lorsqu'on a des blessures que le monde moderne ne nous permet pas de guérir.

lundi 9 juillet 2007

Cheminement

J'ai commencé à découvrir la spiritualité principalement grâce aux plantes, même si j'avais eu quelques expériences avant. Très rapidement je me suis tourné vers un certain nombre de pratiques "new age" parce que je ne voulais pas être dépendant de quelque chose d'extérieur pour vivre ma spiritualité. Comme l'usage des plantes est très lié au chamanisme, je m'y suis intéressé, et j'ai découvert un peu plus tard le core shamanism de Harner et l'utilisation du tambour. Tout cela permet d'ouvrir les portes, mais ne permet pas pour autant de savoir ou aller, ni comment y aller. Je connaissais la wicca depuis pas mal d'années, mais ce n'est qu'ensuite que je me suis tourné vers elle, au départ en reprenant les rituels traditionnels, sans initiation, puis en étant initié. La wicca est basée sur une imagerie qui me parle plus que tout autre, mais son intérêt reste trop culturel, l'efficacité pratique laisse un peu à désirer par rapport aux autres méthodes que je connais.

C'est à peut pret au moment ou je me suis tourné vers la wicca que j'ai commencé à vivre mes premières épreuves spirituelles. Il n'y a pas de lien entre les deux, c'était à travers des pratiques chamaniques. C'est de toute façon un passage obligé, comme le disait Jung, l'homme qui part à la recherche de la lumière se retrouve tôt ou tard confronté à son ombre. J'ai compris à ce moment que la but premier de la spiritualité était la guérison, pour marcher ensuite vers l'accomplissement de ses rêves. Le problème est comment tendre vers ce but ? La wicca semblait prometteuse sur le papier, parce que justement elle prend en compte, surtout depuis certains écrits de Viviane Crowley, cette notion d'ombre qu'il fallait apprendre à gérer. En réalité aucune méthode concrète n'est proposée pour franchir cette étape. Le chamanisme Harner propose un certain nombre de méthodes de guérison. Elles fonctionnent mais leur effet n'est pas très durable. Les problèmes reviennent en général aussi fort au bout d'une semaine après une extraction, un mois après un recouvrement d'âme. C'est en tout cas ce que j'ai constaté de façon systématique. Le psychopompe fonctionne bien, c'est le seul cas que j'ai vu ou des problèmes ont disparu de façon définitive, mais cela reste un cas bien particulier. J'en ai conclu que le chamanisme ne fonctionnait pas trop en matière de guérison hors d'un cadre tribal.

J'ai commencé à trouver un début de solution dans le tantra, principalement dans la pratique de purification des nadis. C'est un bon traitement de fond mais à double tranchant, car s'il permet d'assurer son ascension pour éviter les chutes, il fait aussi pas mal décoller. Après six mois, je me suis fait initié au reiki, et j'ai enfin trouvé un moyen permettant un traitement de fond à la fois doux, efficace et durable, mais il m'a fallu un an et demi de pratique pour arriver à la stabilité que je cherchais et envisager de pouvoir passer à la suite du chemin. J'ai aussi fini par comprendre comment ne plus être passif avec certaines plantes et comment les utiliser comme outil de guérison, mais encore une fois cela reste une technique des "grandes occasions" mais ne permet pas une hygiène spirituelle quotidienne. Pour cela j'ai principalement avancé seul. Les initiations à la wicca ne font que remuer un peu plus les problèmes, sans apporter les solutions nécessaire pour les régler. Dans ma pratique de la wicca en groupe, la guérison n'a jamais été le coeur des choses et les personnes que j'ai croisé n'ont visiblement pas trouvé le chemin pour ne plus être victime de leur ombre et enfin s'épanouir et vivre leurs rêves. Même si mon maitre reiki semble s'être mieux débrouillé, il m'a fallu avancer seul, après qu'il m'ai donné certaines clefs qui lui avait semblé utiles.

Aujourd'hui on pourrait penser que je suis satisfait, pourtant, je me tourne à nouveau vers la wicca, parce que c'est ce qui correspond le mieux à mon imaginaire. Le reiki, qui permet l'hygiène spirituelle qu'on ne trouve pas dans la wicca, manque d'images fortes. Mais j'en ai assez des rituels vide de sens que l'on fait parce que c'est la date, comme on va à la messe le dimanche. C'est pour cela que j'ai envi de rendre la wicca plus vivante, en reprenant les techniques traditionnelles, aujourd'hui tombées dans l'oubli, comme le fouet, les cordes, certaines techniques de sortilège typiquement gardneriennes, et s'il le faut en ajoutant toutes les techniques manquantes pour obtenir une voie spirituelle complète et efficace. Je voudrais que la pratique magique axée principalement sur la guérison et l'accomplissement personnel soit au centre de la wicca, comme c'était le cas à l'origine. Que le coté religieux de la wicca ne soit plus une fin en soit, mais n'existe que dans le cadre de cette pratique magique.

mercredi 9 mai 2007

La wicca traditionnelle

Cela fait maintenant 3 ans et demi que j'ai commencé à m'intéresser de très prêt à la wicca et à pratiquer. J'ai été initié il y a 3 ans et j'ai reçu mon second degré un an plus tard. Ayant abordé la wicca avec une bonne expérience des pratiques chamaniques et néo-chamaniques, j'ai toujours eu un regard critique vis-à-vis de la wicca qui n'a jamais été ma seule référence en matière de spirituel. Cependant, j'ai également toujours approché ces expériences l'esprit ouvert pour prendre tout ce qu'il pouvait se présenter. J'ai été particulièrement véhément par rapport à certaines choses lors de mon initiation au reiki il y a un an et demi, j'en ai d'ailleurs fait part sur mon blog. Si j'avais un certain nombre de références en matière de spirituel, je n'en avais pas en matière de traditions initiatiques. Il y a quelques semaines, j'ai eu la sensation de franchir une étape et d'être un peu plus libéré de tout cela, ce qui me donne envie de faire un bilan.

Le secret : Il n'y a pas de secret dans la wicca traditionnelle. La totalité du livre des ombres et des pratiques Gardneriennes ont été publiés il y a déjà longtemps. L'idée qu'il n'existe pas de livre des ombres complets, par exemple sur le net, est un mensonge inventé par les hardgards (branche intégriste de la wicca) pour justifier une importance qu'ils se donnent mais qu'ils n'ont pas. On trouve sur le net des livres des ombres bien plus complets que ce que l'on reçoit lors d'un second degré.

L'initiation au premier degré : N'importe qui, qui pratique régulièrement les rituels de la wicca arrivera au même résultat qu'un initié. L'initiation n'est pas une véritable initiation. Pour quelqu'un qui a déjà une pratique spirituelle, il n'y a pas un avant et un après, comme c'est le cas dans le reiki. Dans le cadre de la wicca, c'est juste quelque chose de formel, l'acceptation dans une communauté. Pour quelqu'un qui débarque dans le monde spirituel, il est possible que cela entraîne un déclic, mais c'est un cas très particulier et très rare. Le rituel d'initiation est plus fort que les autres rituels de la wicca. Mais n'importe quel rituel écrit pour une raison spécifique sera plus fort et aura plus de retombés qu'un rituel d'initiation. Cela reste sympathique, mais il ne faut pas donner à ce rituel l'importance qu'il n'a pas, sous peine de s'endormir sur ses lauriers, de se croire arrivé à quelque chose et ne plus rien faire. Toutes les personnes que j'ai croisées qui attachaient de l'importance à l'initiation, soit ne pratiquaient pas, soit s'ennuyaient dans leur pratique.

Les rituels : De la même façon qu'aller à la messe le dimanche n'est pas une pratique spirituelle à part entière, l'approche rituelle est particulièrement maladroite, d'autant plus que dans la wicca, les rituels n'ont pas de but spécifiques, mais sont juste la pour ponctuer les saisons. Pour donner une idée subjective, en terme d'intensité d'expérience, mais surtout en terme de changements durables dans sa vie, sur une échelle de 1 à 100, un rituel de la wicca serait à 1, une initiation à 5, un rituel créé dans un but spécifique à 10 et par exemple une cérémonie de hutte de sudation à 100. Quelqu'un qui prétend que la pratique rituelle est la panacée spirituelle est soit un menteur, soit un ignorant qui n'a pas d'autres références, dans les deux cas, il ne faut pas lui faire confiance.

La transe : La transe et l'ivresse sous toutes ses formes était le moteur de la wicca. Gardner l'affirme clairement dans les 8 sentiers présentés dans le livre des ombres. Aujourd'hui on assiste à une dégénérescence de la wicca. Tous les moyens pouvant induire la transe font peur et sont utilisés au compte-goutte. En plus de leur absence de but, c'est également une des raisons de la mollesse des rituels.

Le second degré : Le système des degrés a été emprunté à l'alchimie. Lors d'une pratique spirituelle régulière, on se retrouve rapidement confronté à son ombre. Le second degré signifie normalement qu'on est passé du stade de la confrontation et de la peur à celui de l'acceptation (passage de l'oeuvre au noir à l'oeuvre au blanc dans l'alchimie). En réalité, je n'ai jamais vu personne arriver à cela dans la wicca. Ce problème n'est pas spécifique à la wicca, on le retrouve dans la plupart des spiritualités. Ce phénomène est assez effrayant, surtout qu'il est très mal décrit. Pourtant, avec les bonnes pratiques quotidiennes, un peu de courage et de patience, ce passage difficile peut être franchi rapidement. C'est un passage nécessaire, sinon on tente de s'ouvrir, on reçoit une claque, on se referme, en boucle, sans jamais aller plus loin. Cette acceptation de sa propre folie, de ses propres blessures émotionnelles, même si elle ne nous libère pas totalement, nous rend plus stable. Elle permet également de ne pas être submergé par les problèmes des autres lorsqu'ils vivent une mauvaise expérience et au lieu de les rejeter, permet de les soutenir dans la compassion. Ceci correspond à l'attitude que l'on attend d'un second degré. Sauf que dans la wicca cela n'existe pas et il n'existe aucune pratique pour arriver à cela. Dès que quelque chose ne tourne pas parfaitement rond, on a directement droit à l'agressivité et au rejet. L'ajout par Gardner des anciennes lois dans le livre des ombres, suite aux aléas qu'il a pu rencontrer (Cardell et autres), montre que ce problème ne date pas d'hier et qu'il en a toujours été ainsi dans la wicca. Non, Gardner n'était pas un grand illuminé. Selon ma propre expérience et mes observations autour de moi, le second degré est très lié à l'archétype du vieux sage. L'archétype du vieux sage donne l'impression de détenir une sagesse illusoire alors que l'on est complètement à côté de la plaque. La sensation de libération que j'ai vécue il y a quelques semaines est justement liée au vieux sage. Je vois l'élévation au second degré comme une pratique dangereuse qui peut détruire une personne si elle se laisse leurrer par cet archétype.

Le troisième degré : Bien que je n'ai jamais reçu le troisième degré, je vais tout de même me permettre de donner un avis. Déjà qu'aucun pratiquant de la wicca n'arrive à se dépêtrer de l'ombre, ce qui correspond à la première porte à franchir dans une voie spirituelle, inutile de préciser que la notion d'un troisième degré n'a pas beaucoup de sens, vu que celle d'un deuxième n'en avait déjà pas. L'idée du troisième degré correspond au shaktipat dans le siddha yoga. Le maître effectue une transmission d'énergie à l'élève dans le but de déclencher une illumination. Avant cela, l'élève pratique quotidiennement un certain nombre d'exercices, pendant des années, pour se préparer à l'expérience. Encore une fois, Gardner nous a laissé la preuve que même à la fin de sa vie, il était loin d'être un grand illuminé et était donc incapable de déclencher une telle expérience. De plus, bon nombre de personnes initiées par Gardner ou sa grande prêtresse du moment ont reçu leur troisième degré après seulement quelques rituels, alors qu'elles n'avaient aucune pratique ou expérience spirituelle. Tout cela n'a pas beaucoup de sens. C'est une parodie de voie spirituelle, comme si les étapes qui en jalonnent le chemin n'étaient que des formalités dont il suffit de s'acquitter pour être tranquille.

En conclusion, depuis que je suis dans la wicca, j'ai toujours eu une approche critique et quand j'ai évoqué tout ce qui ne tourne pas rond dans la wicca traditionnelle, on pourrait avoir l'impression que tout cela est à mettre à la poubelle. Ce n'est pourtant pas le fond de ma pensée. Même si c'était un vieux con et un vieux menteur, il y avait une certaine énergie chez Gardner que l'on ne retrouve pas ailleurs et qui m'a toujours attiré. J'ai l'impression que malgré son incapacité à bâtir un système spirituel fonctionnel et cohérent, il avait mis le doigt sur quelque chose d'important qui ne demande qu'à être développé. Selon les témoignages qui nous sont parvenus de personnes ayant pratiqué avec Gardner, et contrairement à ce que les traditionalistes prétendent, il avait l'air d'être ouvert à cette évolution, la wicca se voulant sans dogmes et le livre des ombres n'étant pas une bible. Ce qui est évidant, c'est qu'avec l'évolution de connaissances spirituelles de ces dernières années la wicca traditionnelle n'a plus aucun sens aujourd'hui. Je pense aux travaux de Mircea Eliade et ses publications dans les années 50, aux découvertes de Gordon Wasson, au mouvement psychédélique et à la création de la chaos magick dans les années 70, à la création du core chamanisme par Michael Harner dans les années 80, ... Soit la wicca évolue, soit elle meure. J'ai longtemps été indifférent à cette idée, aujourd'hui, j'ai envie quelle évolue.

lundi 27 février 2006

Le code de conduite

Comme je l'ai dit plus haut, je conçoit la sorcellerie comme une spiritualité sans dogmes ni règles établies. Dans cette discipline, aucune idée n'a d'intérêt si l'on ne l'a pas profondément éprouvée soit même. D'ailleurs, en dehors des articles purement pratiques, tout ce que je raconte ici est plus ou moins du vent. Tout cela est ma vision, mon vécu, utile pour moi, et j'espère que cela peut être utile pour d'autres, mais je ne me leurre pas, je sais bien que tout article pouvant être vu uniquement sur le mode de l'intellectualisation est plus souvent un frein qu'autre chose. Pour éviter cela, je m'étais au départ surtout concentré sur des articles uniquement pratiques, mais depuis, je pense qu'il faut trouver un équilibre.

Je pense, malgré cette totale liberté en sorcellerie, qu'il faut rapidement avoir à l'esprit, la nécessité d'établir son propre code de conduite, en étant le plus ouvert possible à chaque expérience, et en tirant les leçons nécessaires. Bon nombre de sorciers et sorcières, même après des années de pratique, ne sont pas capable de faire autre chose que se vautrer dans leur crasse et d'en blâmer les autres, sous prétexte de liberté. Pourtant ce n'est pas vraiment cela la liberté.

Voici quelques exemples de ce que j'entend pas code de conduite. Je vais commencer par les accords toltèques. En précisant que même si c'est une vision intéressante, il s'agit d'une invention new age post castanédienne, qui n'a rien de toltèque. Contrairement à ce qu'il est dit dans ce mythe, les Toltèques n'était pas une caste de "mages" indépendante des ethnies, et les chamanes Huichols n'ont rien de toltèque ! Toltèque signifie "maîtres bâtisseurs", et il s'agissait d'un peuple qui a été absorbé par les Mayas au XIIe siècle. On voit d'ailleurs dans certaines cités le mélange architectural et religieux de ces deux civilisations.

Que votre parole soit impeccable
Parlez avec intégrité, ne dites que ce que vous pensez. N'utilisez pas la parole contre vous-même, ni pour médire sur autrui.

Ne réagissez à rien de façon personnelle
Ce que les autres disent et font n'est qu'une projection de leur propre réalité, de leur rêve. Lorsque vous êtes immunisé contre cela, vous n'êtes plus victime de souffrances inutiles.

Ne faites aucune supposition
Ayez le courage de poser des questions et d'exprimer vos vrais désirs. Communiquez clairement avec les autres pour éviter tristesse, malentendus et drames. A lui seul cet accord peut transformer votre vie.

Faites toujours de votre mieux
Votre mieux change d'instant en instant, quelle que soient les circonstances, faites simplement de votre mieux et vous éviterez de vous juger, de vous culpabiliser et d'avoir des regrets.

Voici également les idéaux du reiki. Il existe diverses traductions, celle-ci est celle qui m'a été donnée lors de mon initiation. Ce qui me plais particulièrement dans cette traduction, c'est la coté "idéaux", et non "préceptes", ou "principes" (ou même "codes" que j'utilise pourtant dans cet article). Un idéal est quelque chose que l'on cherche à atteindre, sans jamais pouvoir toucher, car la perfection n'existe pas. Je trouve que cette façon de présenter les choses est très humaine.

Juste pour aujourd'hui, Je me libère de toute préoccupation !

Juste pour aujourd'hui, Je me libère de toute colère !

Juste pour aujourd'hui, Je rends grâce pour mes nombreuses bénédictions, J'honore mes parents, mes professeurs et mes aïeux !

Juste pour aujourd'hui, Je vis ma vie honnêtement !

Juste pour aujourd'hui, Je respecte la vie autour de moi sous toute forme !

Tout cela peut sembler contraignant, surtout si on l'applique sans l'avoir assimilé. Même lorsqu'on l'a assimilé, cela peut sembler pas très naturel. Et pourtant ce genre de choses mises en pratique conduisent à une vraie libération, bien plus que les pratiques permettant de réaliser sa volonté. Je tenais à préciser cela autant que possible, avant d'attaquer la descriptions des pratiques que je considère comme "de main gauche" qui sont pour moi un bon moyen de se débrouiller quand on débute, le temps de dépasser certaines choses, mais pas une fin en soi. C'est pourtant le piège dans lequel tombent bon nombre de personnes pratiquants la sorcellerie. Même si tout cela vous parait débile, c'est peut être juste un manque de maturité spirituelle (ceci est indépendant de l'âge!), malgré tout, je pense qu'il est important de garder tout cela à l'esprit pour ne pas se perdre en chemin.

Mon code de conduite, issu de mon expérience, est principalement basé sur la projection et la syncronicité.

Projection
Si je ressent quelque chose de mauvais, ce n'est pas uniquement parce qu'on m'a fait du mal, c'est aussi parce que j'ai un écho en moi pour faire pénétrer ce malaise, quelque chose de malade à regarder et à guérir. Me placer en victime ne pourra qu'engendrer plus de malaise et ne me fera pas avancer dans ma vie.

Synchronicité
Si quelque chose m'arrive, aussi mauvaise soit cette chose, c'est que j'ai quelque chose à en tirer. Si je ne cherche pas en moi, si je blâme les autres et que je fuis la situation, je serais condamné à revivre cette chose de plus en plus fort.

Bien entendu, j'utilise autant que possible tous les codes de conduite qui me parlent, qui illustrent mon vécu.

mercredi 22 février 2006

La sorcellerie comme voie mystique

Mon dernier article m'a donné envie de faire un bilan. En effet je défends toujours un peu la même idée en la prenant sous des angles différents dans mes précédents articles. Celui sur la voie de main gauche et de main droite, celui sur le chemin initiatique, et celui sur le guide noir et le guide blanc. Cette idée, c'est qu'il existe une sorcellerie spirituelle, une sorcellerie lumineuse, une sorcellerie de l'éveil, une sorcellerie de l'extase, une sorcellerie de la libération. Beaucoup de gens cherchent à donner une image positive de la sorcellerie et parlent de magie blanche. Je n'aime pas trop cette vision. Déjà le blanc renvoi au bien, ce qui est assez subjectif. Je sais que je ne suis pas beaucoup mieux avec mes guides noirs et mes guides blanc, mais dans mon cas, cela renvoi plus à l'épais et au subtil qu'au bien et au mal. Et la magie reste une façon d'imposer sa volonté au monde, autant dire du satanisme. Cela dit, tout comme le mage noir c'est toujours l'autre, quand c'est soi, c'est de la légitime défense, le sataniste, c'est également toujours l'autre ;-) Tout ça pour dire que j'ai envie de sortir de cela, j'ai envie de parler de cette sorcellerie ou quand on impose sa volonté c'est d'abord à soi, cette sorcellerie ou l'on abat les murailles, cette sorcellerie ou l'on cherche à être un peu meilleur.

lundi 13 février 2006

Le divin et la sorcellerie

Le divin interviens sous plusieurs formes, et désigne donc plusieurs choses, qui sont liées mais relativement différentes, et qu’il ne faut pas confondre. Pour aller du multiple vers l’unique, on peut adopter une vision panthéiste et voir le divin qu’il y a en chaque chose. Ensuite, avec la vision polythéiste, on peut voir le divin à l’image de l’homme sous forme de dieux humanisés. C’est sûrement la façon la plus accessible d’appréhender le divin, car ces dieux humanisés sont à notre image, avec chacun des particularités liées à des problématiques humaines concrètes. On peut intercaler entre le polythéisme et le monothéisme, une couche qui à mon avis est assez mince, celle du bi théisme. Enfin dans la vision monothéiste, on peut appréhender le divin comme un grand tout.

Bien entendu tous ces points de vue sont compatibles et il est même sain de chercher à les appréhender tous. On croise trop souvent des « néo-polythéistes » persuadés que leur pratique est incompatible avec le monothéisme (je parle bien entendu pas de monothéisme institutionnel mais de monothéisme expérimental). On se rend pourtant compte à travers l’expérience, que le monothéisme et le panthéisme, que l’on pourrait croire opposés, se rejoignent. Tout comme il est sain dans l’expérience du divin à l’échelle monothéiste de comprendre qu’il s’agit d’une forme de divin impersonnel, et qu’il ne faut pas lui donner une image de vieux barbu avec une personnalité et un sexe, il est sain de comprendre que les divinités polythéistes n’ont rien d’absolues. Même si les dieux du polythéisme sont une grande source d’enseignements, il faut toujours relativiser et ne pas prendre cela pour une vérité absolue. En étant à l’image de l’homme ces divinités ont leurs défauts et ne sont pas omniscientes. Je pense qu’en cherchant le divin sous toutes ses formes, on peut plus facilement mettre chaque chose à sa place et éviter ce genre de travers.

Etrangement, la wicca se concentre principalement sur le niveau du bi théisme, qui n’est pas forcement le plus accessible. D’autant que ça me semble assez peu réussit dans la wicca parce que même quand on parle du dieu et de la déesse, on les imagine toujours sous une forme personnifié, par exemple Cernunnos et Aradia. On trouve dans le shivaïsme l’exemple le mieux réussi de bi théisme que je connaisse. Je ne parle pas du shivaïsme en général ou il s’agit de polythéisme, mais dans la vision selon laquelle Shiva représente la création à l’état latent, non manifestée, et Shakti est l’énergie qui met la création en mouvement. Ils ne représentent pas des fonctions humaines. L’un sans l’autre, ils n’ont pas de raison d’être, et l’univers connu ne se manifeste pas. Ils ont chacun leur rôle à jouer, et c’est de leur union que tout se créé. Cette conception peut sembler un peu abstraite, pourtant elle est très utile dans la pratique du yoga, on peut assimiler Shiva au corps et Shakti à l’énergie, même si c’est un peu plus complexe que cela. On retrouve également cela dans la maithuna (union sexuelle tantrique) ou, toujours pour faire simple, l’homme endosse le rôle de Shiva, et la femme Shakti.

La wicca est une réaction au christianisme, et comme toute réaction, elle ne peut que recopier se quelle cherche à éviter. Bien souvent, dans une tentative de fuir l’erreur des grandes religions, le dieu prend une place réduite, et la déesse, se veut absolue. Pourtant, nous ne sommes pas des plantes vertes, et il faut un homme et une femme pour donner la vie. On ne peut pas trouver plus de stabilité dans le matriarcat que dans le patriarcat, car ses deux fonctionnement ne sont pas à l’image de la nature humaine. Il faut comme dans l’exemple de Shiva et Shakti comprendre et accepter nos différences hommes/femmes, accepter nos rôles respectifs qui n’ont aucun sens l’un sans l’autre, et trouver l’équilibre qui permet la création.

Il faut rester prudent lors de la pratique avec les divinités personnifiées, surtout quand on pratique des invocations et donc que l’on incarne l’entité. La petite énergie que l’on est va modifier légèrement la divinité, mais inversement, la grande énergie de la divinité va nous modifier de façon parfois importante. Ce n’est pas mal en soit, mais le monothéisme nous a donné une vision tellement faussée du divin que cela peut être dangereux. Il faut garder à l’esprit le fait que même si les grandes religions nous enseignent que dieu est autre, dans les religions dites primitives, les divinités font parties de la famille et ce genre d’expérience n’a rien d’extraordinaire. Vivre ce genre d’expériences ne fait pas de nous le messie ou l’élu. C’est juste normal dans ce genre de pratiques. De la même façon, il ne faut pas voir ce genre d’expériences comme une fin en soit ni la réalisation absolue. Même si les divinités peuvent nous enseigner, nous ouvrir, nous montrer le chemin, le but ultime de la spiritualité est de se trouver soi, et non de se perdre dans une divinité.

Jung a décrit deux archétypes principaux qui se cachent à un degré différent derrière chaque divinité (encore une fois pour faire simple, on peut très bien avoir un lien avec ces archétypes sans s’être intéressé au divin). Il s’agit du vieux sage et de la grande mère. Ces archétypes sont dangereux.

Quand on a éveillé en soi le vieux sage, on est tenté de croire que l’on détient la sagesse, que l’on peut enseigner, guérir, que l’on détient des dons prophétiques. Bien entendu, tout cela est possible à des degrés différents, mais le vieux sage empêche toute capacité de relativiser, tout esprit critique. Il empêche l’humilité et mène à la destruction. Une personne possédée par le vieux sage pourra facilement se trouver des élèves. Ces personnes ont quelque chose de fascinant. Pourtant la moindre analyse de leur comportement, de leurs dires, ... démontre que ses personnes sont très limitées, perdues, bien loin du vieux sage qu’elles croient être. La France se veut très rationnelle, et les gens pensent que les gourous recherchent l’argent ou le sexe. Pourtant la plupart des gourous que j’ai pu croiser relevaient généralement du vieux sage.

L’archétype de la grande mère est l’équivalent féminin du vieux sage (bien entendu, un femme peut très bien endosser le vieux sage et inversement). Une personne possédée par la grande mère pense qu’elle a une capacité infinie à aimer, comprendre, protéger, que tout le monde est intrinsèquement bon, un peut comme une mère avec ses enfants. Tout comme pour le vieux sage, il est bien entendu possible de ressentir cela lors d’expériences, mais il faut également relativiser et replacer les choses dans leur contexte. Et bien entendu, une personne possédée par la grande mère s’épuisera pour rendre service à des personnes qui n’ont aucun respect pour elle et ira également à la destruction.

vendredi 10 février 2006

Avant propos

Voici donc une mise en forme "grimoire" à partir d'un certain nombre d'articles de ce blog. De cette façon, les choses seront surement plus ordonnées et plus pratiques à consulter.

mercredi 8 février 2006

Pourquoi la sorcellerie ?

Le chamanisme prend sa source avec le commencement de l’humanité. Dans les sociétés chamaniques, 1 à 2% des gens ont une sensibilité particulière qui leur permet d’avoir le rôle, lui aussi particulier, de chamane. Le chamanisme est une spiritualité sociale. Le chamane aide à la protection des nouveaux-nés, aide le passage à l’age adulte, aide la passage dans la mort, il soigne et diverti la tribu. Le chamane est un homme ordinaire. Malgré son rôle particulier, il vit de la même façon que les autres et ne se place pas au dessus.

Le chamanisme a ensuite dérivé, pour conduire au paganisme. Avec le paganisme, la société a évolué, et les inégalités ont commencés à se creuser. La caste des prêtes s’est placée au dessus, partageant de moins en moins avec le peuple, entretenant un culte du secret, leurs motivations sont devenues de plus en plus matérielles (richesses et pouvoir politique) que spirituelles. Partout le paganisme a donné lieu à pas mal de dégénérescence, sacrifices humains (celtes, aztèques, ...), esclavage (égyptiens, grecs, romains). Le mouvement new age donne une vision assez fleur bleue du paganisme. Pour moi le paganisme n’est pas beaucoup mieux que le christianisme, et même pire sur bien des points. En aucun cas je ne ferais le lien entre sorcellerie et paganisme, même si la sorcellerie emprunte souvent ses divinités au paganisme, c’est pour des raisons pratiques. C’est juste des connexions vers des énergies plus primordiales. La sorcellerie n’est pas une ancienne religion mais une spiritualité de transition. Quand je parle de transition, ce n'est pas sur une période de temps très court. La déspiritualisation du monde a commencé depuis des millénaires, quand les prêtes ont commencé à exercer un pouvoir matériel, et cela ne s'arrêtera pas demain.

Le christianisme, à travers son expansion en Europe, puis la colonisation en Afrique et sur le continent Américain, ... a continué l’annihilation de la spiritualité à travers le monde, et a même déclanché son autodestruction. Le positivisme au XIXe siècle, mouvement de pensée dans lequel on croit pouvoir expliquer le monde par la science, est devenu petit à petit le mode de pensée normal de tout occidental moyen, même si les scientifiques d’aujourd’hui savent très bien que tout cela n’est que l’illusion d’une époque. Les spiritualités dites primitives survivent plus ou moins bien, sur la continent Américain, en Afrique, dans le grand nord, ... J’ai l’impression que l’Asie un rôle un peut différent (sauf en ex URSS !), et que la spiritualité est restée plus vivante, même si elle décline sûrement avec la mondialisation.

On trouve de nombreuses définitions contradictoires pour la sorcellerie, avec des connotations plus ou moins négatives. Dans mon esprit, la sorcellerie est comme le chamanisme du point de vue des pratiques et du regard sur le monde, mais dans le monde occidental ou le regard sur le monde est complètement différent. De ce fait au lieu d’avoir un rôle social comme dans le chamanisme, la sorcellerie est asociale. La sorcellerie est donc une démarche beaucoup plus personnelle que le chamanisme. Ceci est ma définition, mais en même temps cela n’est pas uniquement une question de vocabulaire. Pour moi la sorcellerie n’est pas un amas de superstitions et de bricolages magiques, mais une voie mystique, sans aucun dogme, basée exclusivement sur l’expérience. De ce fait, ce que l’on peut considéré comme vrai à un moment de sa vie peut s’avérer faux un peu plus tard. J’aimerais à travers ce que j’écris, témoigner de cette évolution.

De ce que je peux observer, la sorcellerie est en train d’évoluer vers quelque chose de plus social. Les gens sont de plus en plus ouverts pour en parler, on croise de plus en plus de praticiens pour qui la sorcellerie est une véritable méthode d’éveil, et pas seulement une réflexion intellectuelle agrémentée de quelques bricolages magiques et/ou rituels. Jusqu'à présent bon nombre de personnes font circuler le mythe du groupe sorcier, de l’initiation, de la hiérarchie sorcière. On retrouve cela de façon assez générale dans les écrits de personnes qui ont cherché un renouveau de la sorcellerie. Je pense au contraire qu’au moyen age, la sorcellerie était une démarche encore plus personnelle qu’aujourd’hui. Je ne blâme pas ces personnes, ils ont fait ce qu’ils ont pu à partir des traditions occultistes de leur époque, très ancrées dans les schémas judéo-chrétiens, ils avaient ni le recul ni la connaissance que l’on peut avoir aujourd’hui.

Beaucoup de choses ont changés à ce niveau dans les années 50 avec par exemple les travaux de Mircea Eliade et de Gordon Wasson, et pour le meilleur et pour le pire, dans les années 70 avec la mode psychédélique et la « libération » sexuelle. Ce qui me motive à écrire sur la sorcellerie, c’est de voir que des gens de ma génération comme Andrew Chumbley n’ont pas suivi cette évolution et ont des idées aussi poussiéreuses qu’il y a 60 ans. Tout cela est stérile, tourne en rond. Il n’est pourtant pas difficile d’avancer, nous vivons dans une période plus que propice. Il faut juste accepter que le fait de pratiquer la sorcellerie ne nous fera pas rentrer dans une caste supérieure, il faut aussi sortir de l’idée, entretenue par grandes religions, que la plupart des gens ont besoin de quelqu’un d’autre pour prendre leur vie en main. L’ironie de la chose, c’est que toutes les personnes que j’ai croisé qui se plaçaient en maître voulaient s’occuper des autres, mais étaient incapable de s’occuper d’eux même, et pire que cela, ils étaient fortement dépendant des autres. Sans leur « disciples » ils n’existent plus. La sorcellerie est tout sauf cela ! Même en pratique de groupe, et même en pratique de couple, la sorcellerie est avant tout une démarche personnelle. Pour reprendre la charge de la Déesse, « Et vous qui pensez me chercher, sachez que votre quête et vos désirs seront vains, à moins que vous ne connaissiez le Mystère ; que si ce que vous cherchez, vous ne le trouvez pas en vous, vous ne le trouverez pas en dehors. ».

J’ai la sensation depuis plusieurs années que nous sommes à l’aube d’un soubresaut similaire à celui des années 70. Peut être en plus profond et plus spirituel. Peut être en plus « n’importe quoi » également. J’ai aussi l’impression que la sorcellerie et sa socialisation a un rôle à jouer dans ce mouvement. Vers quoi va-t-on évoluer ? Je ne sais pas. Vers un renouveau du chamanisme ? Franchement je n’ai pas l’impression, j’ai déjà clairement senti au cours de certaines expériences que le chamanisme était la spiritualité d’hier, et qu’il émergeait une spiritualité de demain. Ce n’est peut être que personnel. Mais je ne me suis jamais senti complètement chez moi dans le chamanisme, et aujourd’hui, je vois ça comme une graine qui nous est laissé pour cultiver la spiritualité de demain, et dont la sorcellerie est le germe. De toute façon, même dans l’hypothèse ou je ne me trompe pas, cela ne se fera pas en un claquement de doigt alors ça ne sert à rien que je m’attarde ;-) C’était juste pour vous donner ma définition, et mon point de vue sur la place charnière de la sorcellerie dans la spiritualité d'aujourd'hui, il vaut ce qu’il vaut et est sûrement très personnel, mais il me semble un peut plus actuel que tout ce que j’ai pu lire sur le sujet.

samedi 4 février 2006

Etre créatif

J'ai été assez étonné des échos que j'ai pu avoir au sujet de mon billet sur la wicca en tant que sorcellerie chrétienne. Surtout que je me serais plutôt attendu à avoir des échos négatifs et que ce n'était pas le cas. Je ne suis pas spécialement fier de ce billet pour plusieurs raisons, pourtant il succite pas mal d'intérêt on dirait... Déjà au départ je cherche à partager des pratiques. Je vois l'ésotérisme pratique et l'intellectualisation de l'ésotérisme comme deux axes qui se croisent, et trop de gens restent bloqués sur l'intersection des deux en pensant que c'est ça l'ésotérisme. Et plus on se livre à l'intellectualisation, plus on passe à coté de la pratique. Même si je partage ici certaines conceptions, ça ne reste que des mots est c'est plus souvent un piège qu'autre chose. C'est pour cela que les articles de "réflexion" présentent moins d'intérêt à mes yeux. Ensuite ce ne sont pas exactement des articles que j'ai écrit suite à une réflexion, mais plutôt une intellectualisation d'expériences. Voir cela comme des articles de réflexions pourquoi pas, mais c'est à mon avis partir dans la mauvaise direction. Enfin je ne me fait pas trop de bile, pour reprendre Flaubert "La parole humaine est comme un chaudron fêlé où nous battons des mélodies à faire danser les ours quand on voudrait attendrir les étoiles". Dans ce cas précis ça me travaillait depuis quelques temps, j'arrivais à le communiquer verbalement normalement, mais je bloquais pour l'écrire alors que j'en ressentais le besoin. Et en l'écrivant je ressentais comme un malaise, je faisais tout pour rendre cet article positif, mais je n'y arrivais pas complètement. En même temps le fait de l'écrire m'a libéré de ce besoin de sortir cela. Et puis le fait que certaines personnes, surtout celle qui me sont le plus étrangères, aient de l'intérêt pour ce billet à fait renaître le malaise. Rien de bien méchant en même temps, mais c'est un peu comme si on analysait le caca que j'avais eu besoin d'expulser, et que l'on trouvait ça trop génial...

Hier soir je me suis demandé comment transformer cela en quelque chose de positif. Je crois que c'est lié au fait que je reprenne Ingerman, le mécanisme c'est tout de suite déclenché. Sans faire de voyage, la réponse c'est imposée d'elle même. Plutôt que de regarder ce qui existe et qui est bancal, il faut créer quelque chose de moins bancal. C'est comme si mon esprit avait doublé de volume. C'est la troisième fois de ma vie que je ressent cela à ce point, la première fois c'était suite à une expérience avec les plantes, la deuxième lors de mon initiation reiki, hier c'était spontané. Je ne me suis jamais senti chamane, et si c'était le cas, ça serait un peu grave, je ne suis pas dans le monde pour. Le jour ou je me suis senti sorcier j'ai vraiment eu l'impression de me trouver, mais malheureusement, tout les gens qui ont fait des choses pour le "renouveau" de la sorcellerie n'ont fait que travestir la magie cérémonielle, elle même basée sur la kabbale chrétienne, elle même basée sur la kabbale juive, ... mais ont à mon sens rien fait renaître du tout, ils ont juste déplacé la poussière. C'était un peu le sens de mon article précédant. Le tantra est ce qui correspondrait le mieux à ce que je vois comme de la sorcellerie (je ne parle pas de la vision occidentale du tantra) mais c'est tellement éloigné de ma culture, je crois que je n'en saisirais jamais plus de 10% de l'esprit. Le reiki c'est la pierre qui manquait à mon édifice, mais ce n'est qu'une pierre pour moi, et même s'il s'agit d'une pierre importante, ce n'est pas l'édifice. Même si c'est une spiritualité basée sur le bouddhisme tendai qui est basé sur le sutra du lotus, dans lequel je retrouve pas mal d'éléments de ma conception du monde, ça manque de couleurs. J'ai besoin de plus de richesse, plus de symbolique.

En résumé, le chamanisme c'est bien, mais j'ai la sensation que c'est la spiritualité mourante de ce monde. Elle est importante parce qu'elle donne la graine qui manque dans toutes les "néo-sorcelleries". Mais j'ai l'impression qu'une part de son esprit nous échappera toujours, que le monde a trop changé et qu'il faut passer à la suite. C'est justement ce qui Ingerman fait, mais la pratique qu'elle décrit est trop basée sur le tambour, et aussi trop absolue à mon goût. Ca manque de sexe, de plantes, d'imposition des mains. On retrouve les sexe et les plantes dans le tantra, et l'imposition des mains dans le reiki, Mais comme William Blake, c'est ici et maintenant que je veux construire mon Jerusalem. Je ne suis pas en quête d'exotisme. J'ai l'impression que c'est le moment de planter ma graine. Sans aucune prétention. Je ne veux pas faire un jardin ni une forêt, je veux juste planter ma graine. Le solve et les fumés noires qui s'en dégagent, ça va un temps, mais un jour il faut passer au coagula ;-) Je veux continuer ce blog sous cette forme, parce qu'il exprime tout le bordel de mon être et de ma pratique spirituelle qui explore tout ce qu'elle peut explorer. Mais à coté j'ai envie de construire quelque chose de plus ordonné, de plus cohérent, de plus personnel. J'ai aussi envie, chose que je ne fais pas sur ce blog, de partager toutes les voies sans issues que j'ai pu emprunter. Parce que bon nombre d'entre elles m'ont aidé à avancer et m'ont apporté du bonheur. Je pense qu'elles sont à mon sens nécessaires à un moment ou a un autre sur le chemin spirituel. J'arrive assez bien à me représenter la progression initiatique de façon alchimique, et pour moi on ne réalise pas le grand oeuvre en transformant le plomb en or, mais en trouvant l'équilibre nécessaire qui permet de réaliser un alliage entre les sept métaux.

Je ne sais pas pourquoi mais aujourd'hui, alors que je parle d'être créatif et de créer quelque chose de personnel, j'ai plein de citations qui me viennent, cette fois je pense à Montaigne qui dit "Les abeilles pillottent deçà delà les fleurs, mais elles en font après le miel, qui est tout leur ; ce n’est plus thym ni marjolaine." Et aussi à l'évangile de Thomas parce que tout n'est pas à jeter dans le christianisme "Ce que tu entendras de ton oreille, et de l'autre oreille, proclame-le sur vos toits ! Car personne n'allume une lampe et ne la met sous le boisseau ou ne la met dans un endroit caché : mais il la place sur le candélabre afin que tous ceux qui entrent et sortent voient sa lumière"

mardi 31 janvier 2006

La wicca, une sorcellerie chrétienne ?

J’ai toujours eu un regard critique vis-à-vis de la wicca, peut être un peu trop par rapport à la moyene. Pourtant je n’ai jamais eu l’intention de choquer. Je suis venu à la wicca parce que je pensais que la parole pouvait amplifier l’effet de groupe et que la pratique rituelle verbale pouvait enrichir ma pratique spirituelle. Je me suis rendu compte depuis avec l’expérience que c’était l’inverse. L’effet de groupe est plus fort par exemple lors d’un cercle de tambour que lors d’un rituel wiccan. Clairement le fait de devoir rester en état de parler est un frein au niveau de transe que l’on pourrait atteindre, il faut sans cesse se limiter pour rester en état de parler. Alors il est naturel que je me soit demandé très vite, pourquoi autant de blabla autour de la wicca, pourquoi toutes ses stars de la wicca qui s’affichent un peu partout, avec leur pseudo initiation en avant, pourquoi autant de mythomanie, pourquoi autant de frustration ? C’est bien la wicca, mais c’est juste un bon passe temps entre amis à tendance spirituelle, pas la panacée spirituelle que certains voudraient voir.

Depuis mon initiation au reiki, j’ai de plus en plus de mal avec un certain nombre de choses. Cela m’a apporté une n-ième confirmation qu’il n’y avait rien d’initiatique dans la wicca. Ceci n’est pas une critique, sauf pour ceux qui pensent que c’est l’initiation et non la pratique spirituelle quotidienne qui fait d’eux un sorcier ou une sorcière. Il y a des tas de disciplines spirituelles qui ne sont pas initiatiques, et ce n’est pas un mal. Ca devient un problème quand les initiés wiccans se croient arrivés et ont une activité spirituelle proche de zéro. Mais c’est leur problème, pas celui de la wicca. De toute façon même si une discipline est véritablement initiatique, le résultat est le même, on ne reste pas dans l’état énergétique atteint lors de l’initiation en se croisant les bras.

Ce qui me gène beaucoup plus c’est les règles de morale, les serments, le secret. La sorcellerie n’a pour moi pas de règles établies. C’est à chacun d’établir ses propres règles, en fonction de son expérience et de son bon sens. La moralité sorcière, comme tout le reste en sorcellerie, ne devrait être que basée sur l’expérience, en aucun cas sur des règles pré mâchées style rede wiccan. Ces dogmes basés sur la peur et la culpabilité sonnent très judéo-chrétien à mon goût. Autant il est débile de suivre une règle du style « fait ce que tu veux mais ne blesse personne » ou une règle de triple retour, parce que c’est écrit, et que si on ne respecte pas cette règle c’est « mal », autant il est intelligent de ne pas envoûter son voisin parce qu’on a pris conscience que le fait de cultiver le négatif ne mène nul part, alors que le détachement mène à la co-création. Et avant cette profonde prise de conscience, qui à mon avis est l’une des clefs qui permet d’accéder à la partie cachée de l’iceberg de la sorcellerie, envoûtons notre voisin si sa tête ne nous revient pas.

Concernant le secret, c’est encore plus folklorique. Cette règle qui au départ était plus présente pour préserver la vie privés des gens, une sorte de secret médical dans un cercle, est devenue un dogme pour cacher des pratiques qui n’ont rien d’exceptionnelles, et également un bon moyen pour cacher sa flemmardise spirituelle. Et paradoxalement, le milieu de la wicca est une véritable association de concierges incapables de respecter la vie privée des gens. Encore une fois un peu de bon sens vaut mieux que des règles, des dogmes et des serments.

Une des choses qui me choque beaucoup en ce moment, c’est le contenu de certains rituels. J’ai toujours tiqué sur certains passages du rituel d’initiation ou il est question d’anges et de génies. Mais surtout j’ai de plus en plus de mal avec le rituel d’ouverture. L’association des éléments aux directions que l’on ne retrouve que dans la golden dawn et dans la wicca, j’ai toujours trouvé ça moyen, mais aujourd’hui ça sonne complètement faux, je ressent cela totalement vide. Quand aux gardiens des tours, ça me semble encore plus bidon, j’ai vraiment l’impression qu’on évoque des archanges. Cette partie du rituel me fait un peu l’effet d’une trace de merde au fond d’un slip blanc ;-) Pareil pour le rituel d’allumage des bougies, qui m’a pourtant bien fait triper en son temps. Le coté omniscient et omnipotent du divin dans cette partie de rituel sonne encore une fois très judéo-chrétien à mes oreilles. Encore une chose qui me gène dans le rituel d’ouverture, c’est le coté protection, le « rempart » que l’on cherche à établir. A quoi bon appeler des entités si c’est pour s’en protéger ? Autant regarder le foot à la TV en buvant une bière. Même chose pour le rituel de fermeture. Ca m’a toujours semblé bidon, et un poil obsessionnel (on a fermé un cercle alors il faut l’ouvrir à la fin). Et puis c’est présomptueux de penser qu’on a le pouvoir de fermer la porte. Ca fait très ésotériste chrétien qui a envi de jouer un peu à la spiritualité, mais pas trop quand même des fois que ça soit dangereux. Si une entité à envi de se manifester pendant toute la nuit qui va suivre le rituel, ou même le lendemain, elle le fait, rituel de fermeture ou non. Tout cela sent la peur et l’irrespect pour les entités que l’on peut susciter.

Je ne sais pas pourquoi tout cela me vient depuis mon initiation reiki. Des choses que j’ai toujours vues me choquent aujourd’hui. Peut être que cette expérience m’a détaché un peu plus de l’égrégore judéo-chrétien ? En tout cas j’aimerais beaucoup écrire un rituel d’ouverture composé de véritables éléments sorciers, et non quelque chose de récupéré de la golden dawn. Et j’aimerais beaucoup qu’il n’y ai plus de rituel de fermeture qui est bien souvent plus une corvée qu’autre chose, et qu’il ne sert strictement à rien car il n’a aucune vertu d’ancrage. C’est juste du blabla pour le blabla.

mardi 24 janvier 2006

Wicca et initiation

J’ai longtemps eu du mal à envisager l’initiation humaine déclenchée, à la demande, par un rituel. L’initiation rituelle dans la wicca ou la « sorcellerie traditionnelle » est un belle expérience, mais le coté initiatique m’a toujours échappé. J’avais vécu des initiations par les plantes, par des entités, par des personnes également, mais en général accidentellement, la personne ne l’ayant pas cherché, et n’ayant même pas conscience de ce qu’elle avait déclenché. Bien sur l’initiation rituelle est une expérience forte, bien sur elle remue des choses avant, pendant et après l’expérience. Mais les choses remuées tiennent plus de la cogitation personnelle, intensifiée par l’idée de l’initiation, que de la transmission initiatique.

De toutes les expériences que j’ai pu vivre, que ce soit en « recevant » ou en « donnant » une initiation wiccane/sorcière, la force de l’expérience est plutôt comparable selon mon ressenti, à la dynamique de groupe que la transmission initiatique. Je ressent d’ailleurs l’expérience de la même façon en « donnant » qu’en « recevant ». Et de toutes les personnes que j’ai pu croiser qui glorifient l’initiation, je n’ai jamais senti l’écho de la transmission initiatique dans leur discours. Il s’agit le plus souvent d’un moyen comme un autre de se montrer, de se sentir différent, de se rendre intéressant, de cacher un vide dans sa pratique spirituelle.

J’ai également longtemps eu du mal à comprendre le fonctionnement de la transmission initiatique d’un savoir ésotérique qui échappe à la personne qui le possède et le transmet. Par exemple le « don du feu » qui se transmet encore dans les campagnes. Des personnes sans pratiques spirituelles, sans sensibilité particulière, ont une capacité de guérison qui leur échappe et la capacité de la transmettre.

L’initiation au reiki a pas mal chamboulé mes convictions et répondu à mes questions. Je n’ai jamais vécu une telle expansion de conscience et d’énergie. Bien sur il n’y a pas de miracles et il faut pratiquer un maximum pour retrouver et conserver cet état. Mais jamais ni plantes ni entités ne m’avaient donné un tel élan. Moi qui avais toujours cru que l’histoire du canal reiki qui s’ouvre pour la vie était un argument commercial, je me suis retrouvé avec l’infini à porté de main, du jour au lendemain. Il faut cependant ce donner la peine de le cueillir.

J’ai « vu » ce qu’il manquait aux rituels d’initiation dans la wicca ou la « sorcellerie traditionnelle ». J’ai « vu » qu’indépendamment de la capacité ou de la bonne volonté des gens, cette transmission initiatique ne pouvait pas exister dans un tel rituel. J’ai également « vu » comment fonctionnait la transmission des « dons » type « don du feu ». Malheureusement, je n’ai fait que voir, je n’ai absolument pas la capacité de créer un tel rituel. Gerald Gardner et assimilés n’avaient pas cette capacité non plus cela dit ;-)

Mais maintenant je sais que c’est possible.

mercredi 11 janvier 2006

L’usage des plantes en sorcellerie

Dans l’esprit de la plupart des gens, et il faut bien reconnaître qu’il existe toute une littérature qui entretient ce mythe, les sorcières utilisaient des onguents à base de solanacées toxiques (belladone, mandragore, datura, morelle, jusquiame, etc.) pour aller au sabbat. Ceci en soit n’est pas complètement faux, mais ce n’est pas aussi simple de cela. On pourrait croire qu’il suffit de se badigeonner d’onguent, d’attendre l’effet psycho actif des plantes qu’il contient, et de se retrouver au sabbat. Je pense qu’en croyant cela, on commet deux erreurs. Les solanacées n’étaient pas utilisées à des doses véritablement psycho actives, et ce n’est pas elles qui étaient le moyen principal pour induire la transe.

Je m’explique.

Déjà les recettes d’onguents que l’on trouve un peu partout dans les livres n’ont rien d’authentique. Elles contiennent souvent des plantes du style datura qui n’existaient pas à l’époque médiévale en Europe. Ce sont probablement des inventions récentes des occultistes de XIXe siècle. Je doute fort que les auteurs de telles formules aient eu une quelconque expérience avec les plantes. Ils auraient été un peu moins dans l’intellect, le mystère et la superstition. Je suis absolument persuadé qu’ils n’ont jamais testé leurs recettes. Et les personnes qui entretiennent ce genre de mythes encore aujourd’hui, en plus d’être des mythomanes, sont des criminels.

J’ai vécu plusieurs expériences avec des solanacées à des doses psycho actives. Dans tous les cas, au plus fort de l’expérience, il ne reste qu’une sorte de trou noir, un peu comme après une grosse cuite, ou l’on a fait des choses dont on ne se rappelle pas. Dans tous les rapports d’expérience que j’ai pu lire on trouve la même chose. Et toutes les personnes qui ont tenté ce genre d’expériences m’ont rapporté la même chose, même lorsqu’il s’agissait de personne très douée pour l’usage des plantes de connaissances. De plus toutes ne recommandent pas se genre d’expériences. Beaucoup ont vécu des expériences difficiles ou des intoxications. Personnellement je n’ai rien vécu de tout cela, et pourtant je ne le conseille pas non plus !

Par contre, d’après ces mêmes personnes, et d’après ma propre expérience, ces plantes peuvent être utilisées à des doses très faibles, sans quelles soient les maîtresses de la transe, mais juste pour colorer un peu une expérience, lui donner une profondeur ou une richesse particulière. Bien entendu ces plantes restent dangereuses, et il ne faut surtout pas tenter ce genre d’expériences sans une très bonne connaissance des solanacées. D’autant que si l’on n’a pas une bonne expérience de la transe sans plantes, cela ne sert à rien.

Par contre on peut tout à fait atteindre les expériences habituellement décrite en combinant un usage léger des ces plantes avec par exemple un rituel, des percussions, une relation sexuelle sacrée, ... A vrai dire on peut également y arriver sans plantes, mais avec c’est plus particulier. En bref, ne jouez pas aux apprentis sorciers, ces plantes n’ont aucun intérêt lorsque l’on débute. Elles ne vous feront avancer plus facilement. Elles ne provoqueront pas de jolies expériences clef en main sans que vous vous en soyez donné la peine.

dimanche 8 janvier 2006

Le secret des secrets

L'un des plus grand mythe sorcier tourne autour du secret. Comme si ce mythe du secret ne suffisait pas, pour certains il existe aussi un secret des secrets (copyright Polichinelle ?). De quel ordre sont ces secrets ?

Cela va du secret des secrets à la "charmed" ou il faut réciter la bonne formule avec la bonne prononciation. La voie des mantras fonctionne certes, mais n'a rien de secret. Et la prononciation n'est pas si importante. La meilleure preuve est que les bouddhistes tibétains utilisent en boucle le fameux "om mani padme hum" alors qu'ils prononcent très mal le sanskrit et pourtant cela marche tout autant. Que penser des bouddhistes nichiren, qui eux utilisent "nam myoho renge kyo" ? Qui possède le meilleur mantra ? A mon avis celui qui trouve le mantra qui lui correspond le mieux. D'autant qu'il ne sert pas à grand chose de répéter une formule trouvée dans un livre occultiste si l'on n'en connaît ni le but ni le sens. J'ai pas mal utilisé "om namah shivaya", si ça a marché, c'est grâce à la répétition bien sûr, mais surtout parce que j'en connaissais le sens et l'utilisation, qui n'ont d'ailleurs rien de secret ! Bien des livres donnent des mantras en exemple sans expliquer leur sens, ni leur utilisation, en disant juste que c'est le meilleur de tous. Ca ne présente bien entendu aucun intérêt.

Ensuite vient le secret des secrets de Gerald Gardner, ou il faut se faire fouetter. La flagellation bien utilisée est également un bon moyen de rentrer en transe, mais il n'y a rien de mystérieux non plus la dedans. Enfin le dernier "secret des secrets" qui m'a été présenté était l'utilisation de la sodomie, donnée ou reçue. Je qualifierais celui la de "secret des secrets d'Aleister Crowley" ;-) Dans ce cas également, une technique efficace, mais rien de bien mystérieux non plus.

Pourquoi autant de mystères, surtout dans l'ésotérisme occidental, pour des choses finalement simples et banales pour n'importe qui pratiquant un peu assidument ? Je pense tout simplement que les occidentaux sont un peu flemmard avec la pratique et préfèrent passer leur temps devant des livres, et rêver d'une méthode miracle, d'un secret, ou d'une initiation, qui pourrait changer leur vie sans efforts. Pour moi le premier secret des secrets est qu'il faut faire, refaire, et re-refaire... sans se décourager parce que cela n'a pas fonctionné comme on aurait voulu, ou parce que le chemin est difficile.

Après ce secret des secrets plutôt trivial (même si on a souvent tendance à l'oublier), vient un autre plus avancé, et plus difficile a assimiler et a intégrer dans sa vie. Pour le coup, un véritable secret, le genre de secret qui se garde lui même. C'est le secret que je qualifierais d'anti Jean-Paul Sartre ;-) L'enfer ce n'est pas les autres. L'enfer c'est soi. Les autres ne sont qu'un miroir qui nous montrent nos propres problèmes. Si quelqu'un nous fait du mal, c'est uniquement parce que nous avons un malaise que l'on ne veut pas voir, et que l'attitude de cette personne le met en évidence. Une personne parfaite serait invulnérable au mal que l'on pourrait vouloir lui faire. Bien entendu la perfection n'existe pas. Mais plus on assume nos émotions, nos peurs, nos souffrances, et que l'on devient pleinement responsable, sans toujours chercher quelqu'un sur qui rejeter la faute, plus on avance vers la libération de ces mêmes émotions, peurs et souffrances. Bien entendu, c'est plus facile à dire qu'a faire est c'est pour cela que je parlais de secret qui se garde lui même.

Voici un article qui peut permettre de mieux comprendre ce que je cherche à expliquer sur le fait que si autrui nous fait du mal, c'est qu'on a un écho en nous qu'il faut guérir.

mardi 20 décembre 2005

Les deux chemins de la spiritualité

Depuis mon initiation au reiki, je vois clairement deux chemins spirituels. Celui de la richesse, et celui de la lumière. Le chamanisme, la wicca, la sorcellerie, sont de bonnes disciplines pour cultiver la richesse intérieure, mais pour ce qui est de trouver la lumière, c'est un peu limité. Les pratiques ajoutées au néo-chamanisme de Michael Harner par Sandra Ingerman sont plutôt efficaces, mais trop artificielles à mon goût. On est trop soit dans la lumière, soit dans la vie normale, sans chemin entre les deux. Les expériences de transfiguration en lumière divine permettent d'atteindre temporairement un état d'illumination totale, mais quand on revient dans la vie normale, qu'en reste-il ? Cela parait totalement étranger, qu'en fait-on dans la vie de tout les jours ? Tout cela est trop bouddhiste pour moi. Je ne recherche pas le satori de Bouddha, mais seulement une vie simple et épanouie. Le reiki est fortement inspiré, entre autre, par le bouddhisme tendai, et cela se sent. Dans tous les bouddhismes influencés par les enseignements du sutra du lotus, on trouve une forme d'illumination au quotidien, vivable au jour le jour. Je pense que le reiki est un bon moyen d'atteindre cela. Bien entendu les deux chemins dont je parle peuvent être parcourus ensemble. Je dirais même qu'ils doivent être parcourus ensemble. Enfin chacun fait ce qu'il veut ;-)

Cependant le reiki étant à la mode, grand nombre de pseudo-maîtres achètent les initiations pour les revendre, et vous ne trouverez rien de spirituel la dedans. Il faut trouver le maître qui vous convient. Cependant, quand on voit les pseudo-initiés que se coltine la wicca, on se demande s'il n'y a pas moins de crétins dans le reiki ;-)

Ce qui est sur, c'est que pour la première fois, je me sens au complet dans ma spiritualité. Le reiki m'apporte la vibration, et la sorcellerie les harmoniques.

vendredi 9 décembre 2005

Sur l'usage la rubrique Alchimie

Je place dans cette rubrique des choses qui au départ ont un rapport avec l'alchimie. Mais au delà de l'alchimie, tout ce qui touche à la psyché humaine et pourrait concerner tout autant la sorcellerie et le tantra par exemple. J'ai aussi l'intention d'y placer des articles sur la psychologie Jungienne. Je pourrais créer une autre rubrique, mais comme il a eu une approche alchimique de l'esprit humain, autant utiliser cette rubrique.