Le Blog d'Artus, wicca, sorcellerie, chamanisme

lundi 9 juillet 2007

Cheminement

J'ai commencé à découvrir la spiritualité principalement grâce aux plantes, même si j'avais eu quelques expériences avant. Très rapidement je me suis tourné vers un certain nombre de pratiques "new age" parce que je ne voulais pas être dépendant de quelque chose d'extérieur pour vivre ma spiritualité. Comme l'usage des plantes est très lié au chamanisme, je m'y suis intéressé, et j'ai découvert un peu plus tard le core shamanism de Harner et l'utilisation du tambour. Tout cela permet d'ouvrir les portes, mais ne permet pas pour autant de savoir ou aller, ni comment y aller. Je connaissais la wicca depuis pas mal d'années, mais ce n'est qu'ensuite que je me suis tourné vers elle, au départ en reprenant les rituels traditionnels, sans initiation, puis en étant initié. La wicca est basée sur une imagerie qui me parle plus que tout autre, mais son intérêt reste trop culturel, l'efficacité pratique laisse un peu à désirer par rapport aux autres méthodes que je connais.

C'est à peut pret au moment ou je me suis tourné vers la wicca que j'ai commencé à vivre mes premières épreuves spirituelles. Il n'y a pas de lien entre les deux, c'était à travers des pratiques chamaniques. C'est de toute façon un passage obligé, comme le disait Jung, l'homme qui part à la recherche de la lumière se retrouve tôt ou tard confronté à son ombre. J'ai compris à ce moment que la but premier de la spiritualité était la guérison, pour marcher ensuite vers l'accomplissement de ses rêves. Le problème est comment tendre vers ce but ? La wicca semblait prometteuse sur le papier, parce que justement elle prend en compte, surtout depuis certains écrits de Viviane Crowley, cette notion d'ombre qu'il fallait apprendre à gérer. En réalité aucune méthode concrète n'est proposée pour franchir cette étape. Le chamanisme Harner propose un certain nombre de méthodes de guérison. Elles fonctionnent mais leur effet n'est pas très durable. Les problèmes reviennent en général aussi fort au bout d'une semaine après une extraction, un mois après un recouvrement d'âme. C'est en tout cas ce que j'ai constaté de façon systématique. Le psychopompe fonctionne bien, c'est le seul cas que j'ai vu ou des problèmes ont disparu de façon définitive, mais cela reste un cas bien particulier. J'en ai conclu que le chamanisme ne fonctionnait pas trop en matière de guérison hors d'un cadre tribal.

J'ai commencé à trouver un début de solution dans le tantra, principalement dans la pratique de purification des nadis. C'est un bon traitement de fond mais à double tranchant, car s'il permet d'assurer son ascension pour éviter les chutes, il fait aussi pas mal décoller. Après six mois, je me suis fait initié au reiki, et j'ai enfin trouvé un moyen permettant un traitement de fond à la fois doux, efficace et durable, mais il m'a fallu un an et demi de pratique pour arriver à la stabilité que je cherchais et envisager de pouvoir passer à la suite du chemin. J'ai aussi fini par comprendre comment ne plus être passif avec certaines plantes et comment les utiliser comme outil de guérison, mais encore une fois cela reste une technique des "grandes occasions" mais ne permet pas une hygiène spirituelle quotidienne. Pour cela j'ai principalement avancé seul. Les initiations à la wicca ne font que remuer un peu plus les problèmes, sans apporter les solutions nécessaire pour les régler. Dans ma pratique de la wicca en groupe, la guérison n'a jamais été le coeur des choses et les personnes que j'ai croisé n'ont visiblement pas trouvé le chemin pour ne plus être victime de leur ombre et enfin s'épanouir et vivre leurs rêves. Même si mon maitre reiki semble s'être mieux débrouillé, il m'a fallu avancer seul, après qu'il m'ai donné certaines clefs qui lui avait semblé utiles.

Aujourd'hui on pourrait penser que je suis satisfait, pourtant, je me tourne à nouveau vers la wicca, parce que c'est ce qui correspond le mieux à mon imaginaire. Le reiki, qui permet l'hygiène spirituelle qu'on ne trouve pas dans la wicca, manque d'images fortes. Mais j'en ai assez des rituels vide de sens que l'on fait parce que c'est la date, comme on va à la messe le dimanche. C'est pour cela que j'ai envi de rendre la wicca plus vivante, en reprenant les techniques traditionnelles, aujourd'hui tombées dans l'oubli, comme le fouet, les cordes, certaines techniques de sortilège typiquement gardneriennes, et s'il le faut en ajoutant toutes les techniques manquantes pour obtenir une voie spirituelle complète et efficace. Je voudrais que la pratique magique axée principalement sur la guérison et l'accomplissement personnel soit au centre de la wicca, comme c'était le cas à l'origine. Que le coté religieux de la wicca ne soit plus une fin en soit, mais n'existe que dans le cadre de cette pratique magique.

jeudi 15 février 2007

Ce blog a-t'il encore une vie ?

On me demande dans certains commentaires, si ce blog est encore mis à jour. Effectivement je n'ai pas posté beaucoup d'articles depuis 1 an. Je n'ai pas toujours eu le temps. Je me suis également questionné sur son utilité, pensant que tout cela n'était que mondanités inutiles. Et puis j'ai rencontré des personnes qui s'étaient lancées dans certaines pratiques suite à la lecture de ce blog. Mais je n'ai pas pour autant eu l'envie de poster plus. Il y a quelques mois, l'idée m'est venue de construire quelque chose de moins volatile et de plus construit sous la forme d'un livre. Je pense que tôt ou tard, cela devrait arriver.

La plupart des ouvrages ésotériques sont très philosophiques, très théorique, alors que la spiritualité est essentiellement pratique. Pour ce blog j'ai voulu une orientation principalement pratique. Mais mon approche était peut être trop froide, trop technique, trop scolaire. Je tâcherais de donner plus de féerie aux éventuels prochains articles. Il ne faut jamais oublier que les techniques de sorcellerie ne sont la que pour nous faire retrouver cet état de rêverie. Que lorsqu'on se sent comme chez soi dans le monde des songes, aucune technique n'est nécessaire pour y rester. Les pratiques ne sont la que lorsque nos peurs sont trop fortes pour nous autoriser à rêver.

dimanche 5 mars 2006

La transfiguration

Voici la pratique centrale de la méthode "Ingerman", celle ou l'on cherche à entretenir notre connexion au divin. Avant de réaliser cette pratique, il est conseillé d'avoir fait le voyage vers l'ombre, et un démembrement. C'est d'ailleurs une bonne idée de faire une transfiguration dans le même voyage que le démembrement, une fois que celui ci est terminé. Il est difficile de mettre des mots sur cette expérience, puisqu'elle conduit à l'extinction plus ou moins totale des phénomènes, la vacuité. Lorsque l'on effectue une transfiguration, on bat le tambour, mais au lieu de voyager, on cherche à incarner dans tout son être, le Divin, la Lumière, l'Amour. En plus de battre le tambour, on fait du toning en "o", c'est à dire une vocalise sur le son "o". On prend de longues inspirations, et des longues expirations ou l'on fait vibrer le "oôoôoôoôo". Tout notre corps devient cette Lumière/Amour, et il ne reste plus rien d'autre. Quand on sent que ce n'est plus la peine de battre le tambour, on arrête, et on continu uniquement le toning, autant que l'on veut. Pendant l'expérience, il n'est pas rare d'avoir l'impression que rien ne se passe. Par contre, lorsqu'on arrête, on ressent des énergies assez fortes qui irradient notre corps, et il est fréquent d'avoir des hallucinations quand on ré-ouvre les yeux. Cette pratique est particulièrement forte en groupe. Ensuite on a le sentiment que tout le monde est ouvert, tout le monde est lumineux. C'est de cette façon que fonctionnent les groupes de transmutation de Sandra Ingerman dont je parlais dans l'introduction. Il est conseillé de réaliser cette pratique tous les jours.

lundi 27 février 2006

Le code de conduite

Comme je l'ai dit plus haut, je conçoit la sorcellerie comme une spiritualité sans dogmes ni règles établies. Dans cette discipline, aucune idée n'a d'intérêt si l'on ne l'a pas profondément éprouvée soit même. D'ailleurs, en dehors des articles purement pratiques, tout ce que je raconte ici est plus ou moins du vent. Tout cela est ma vision, mon vécu, utile pour moi, et j'espère que cela peut être utile pour d'autres, mais je ne me leurre pas, je sais bien que tout article pouvant être vu uniquement sur le mode de l'intellectualisation est plus souvent un frein qu'autre chose. Pour éviter cela, je m'étais au départ surtout concentré sur des articles uniquement pratiques, mais depuis, je pense qu'il faut trouver un équilibre.

Je pense, malgré cette totale liberté en sorcellerie, qu'il faut rapidement avoir à l'esprit, la nécessité d'établir son propre code de conduite, en étant le plus ouvert possible à chaque expérience, et en tirant les leçons nécessaires. Bon nombre de sorciers et sorcières, même après des années de pratique, ne sont pas capable de faire autre chose que se vautrer dans leur crasse et d'en blâmer les autres, sous prétexte de liberté. Pourtant ce n'est pas vraiment cela la liberté.

Voici quelques exemples de ce que j'entend pas code de conduite. Je vais commencer par les accords toltèques. En précisant que même si c'est une vision intéressante, il s'agit d'une invention new age post castanédienne, qui n'a rien de toltèque. Contrairement à ce qu'il est dit dans ce mythe, les Toltèques n'était pas une caste de "mages" indépendante des ethnies, et les chamanes Huichols n'ont rien de toltèque ! Toltèque signifie "maîtres bâtisseurs", et il s'agissait d'un peuple qui a été absorbé par les Mayas au XIIe siècle. On voit d'ailleurs dans certaines cités le mélange architectural et religieux de ces deux civilisations.

Que votre parole soit impeccable
Parlez avec intégrité, ne dites que ce que vous pensez. N'utilisez pas la parole contre vous-même, ni pour médire sur autrui.

Ne réagissez à rien de façon personnelle
Ce que les autres disent et font n'est qu'une projection de leur propre réalité, de leur rêve. Lorsque vous êtes immunisé contre cela, vous n'êtes plus victime de souffrances inutiles.

Ne faites aucune supposition
Ayez le courage de poser des questions et d'exprimer vos vrais désirs. Communiquez clairement avec les autres pour éviter tristesse, malentendus et drames. A lui seul cet accord peut transformer votre vie.

Faites toujours de votre mieux
Votre mieux change d'instant en instant, quelle que soient les circonstances, faites simplement de votre mieux et vous éviterez de vous juger, de vous culpabiliser et d'avoir des regrets.

Voici également les idéaux du reiki. Il existe diverses traductions, celle-ci est celle qui m'a été donnée lors de mon initiation. Ce qui me plais particulièrement dans cette traduction, c'est la coté "idéaux", et non "préceptes", ou "principes" (ou même "codes" que j'utilise pourtant dans cet article). Un idéal est quelque chose que l'on cherche à atteindre, sans jamais pouvoir toucher, car la perfection n'existe pas. Je trouve que cette façon de présenter les choses est très humaine.

Juste pour aujourd'hui, Je me libère de toute préoccupation !

Juste pour aujourd'hui, Je me libère de toute colère !

Juste pour aujourd'hui, Je rends grâce pour mes nombreuses bénédictions, J'honore mes parents, mes professeurs et mes aïeux !

Juste pour aujourd'hui, Je vis ma vie honnêtement !

Juste pour aujourd'hui, Je respecte la vie autour de moi sous toute forme !

Tout cela peut sembler contraignant, surtout si on l'applique sans l'avoir assimilé. Même lorsqu'on l'a assimilé, cela peut sembler pas très naturel. Et pourtant ce genre de choses mises en pratique conduisent à une vraie libération, bien plus que les pratiques permettant de réaliser sa volonté. Je tenais à préciser cela autant que possible, avant d'attaquer la descriptions des pratiques que je considère comme "de main gauche" qui sont pour moi un bon moyen de se débrouiller quand on débute, le temps de dépasser certaines choses, mais pas une fin en soi. C'est pourtant le piège dans lequel tombent bon nombre de personnes pratiquants la sorcellerie. Même si tout cela vous parait débile, c'est peut être juste un manque de maturité spirituelle (ceci est indépendant de l'âge!), malgré tout, je pense qu'il est important de garder tout cela à l'esprit pour ne pas se perdre en chemin.

Mon code de conduite, issu de mon expérience, est principalement basé sur la projection et la syncronicité.

Projection
Si je ressent quelque chose de mauvais, ce n'est pas uniquement parce qu'on m'a fait du mal, c'est aussi parce que j'ai un écho en moi pour faire pénétrer ce malaise, quelque chose de malade à regarder et à guérir. Me placer en victime ne pourra qu'engendrer plus de malaise et ne me fera pas avancer dans ma vie.

Synchronicité
Si quelque chose m'arrive, aussi mauvaise soit cette chose, c'est que j'ai quelque chose à en tirer. Si je ne cherche pas en moi, si je blâme les autres et que je fuis la situation, je serais condamné à revivre cette chose de plus en plus fort.

Bien entendu, j'utilise autant que possible tous les codes de conduite qui me parlent, qui illustrent mon vécu.

vendredi 17 février 2006

La synapse à sérotonine

La synapse à sérotonine est identifiée par un certain nombre de chercheurs comme étant l’élément central dans le cadre des expériences spirituelles. Le cerveau a un fonctionnement complexe, et bien d’autres types de connexions synaptiques entrent également en ligne de compte. Je vais tacher de rester simple dans mes explications, et me centrer uniquement sur la synapse sérotoninergique.

Une synapse est un espace de communication entre deux cellules nerveuses. Pour une synapse donnée, la communication se passe toujours dans le même sens (transmission d’un message nerveux). La cellule nerveuse émettrice émet des neurotransmetteurs, messagers chimiques du cerveau, et la cellule réceptrice les reçoit sur des « sites » spécifiques, ce qui stimule la seconde cellule et transmet l’influx nerveux. Il existe ensuite deux mécanismes pour arrêter la stimulation de la deuxième cellule. La dégradation, qui métabolise le neurotransmetteur et stop son effet, et la recapture, qui ramène les neurotransmetteurs et leurs dérivés issus de leur dégradation à la cellule émettrice ou ils pourront être à nouveau utilisé.

Dans le cas de la synapse à sérotonine, les sites récepteurs sur la cellule réceptrice sont conçus pour recevoir la sérotonine. Pour faire simple, la sérotonine est notre anti-dépresseur naturel. C’est plus complexe, car en excès, la sérotonine peut provoquer des expériences très désagréables, de type « hallucinations psychotiques ». Encore une fois les phénomènes cérébraux sont quelque chose de très complexe.

En plus de la sérotonine, un certain nombre de substances peuvent agir sur le même récepteur, il s’agit des agonistes. Pour la sérotonine, le cerveau produit naturellement un certain nombre d’agonistes, principalement DMT (que l’on retrouve entre autres dans divers acacias, et dans la plante de chacruna ou psychotria viridis) et bufoténine (que l’on retrouve dans le yopo, ou anadenanthera, et dans certains crapauds exotiques). Ces deux substances ont une conformation très proche de la sérotonine, et sont très fortement hallucinogènes. Elles ont un rôle important dans la production des rêves. D’autres substances sont également des agonistes de la sérotonine, la psilocine (issue de la digestion de la psilocybine que l’on trouve dans certains champignons), l’ergine et l’isoergine (nommé également LSA, alcaloïdes de l’ergot du seigle et des graines d’ipomée), le LSD (synthétisé à partir des alcaloïdes de l’ergot).

Viennent ensuite les substances qui se fixent sur les récepteurs sans déclancher d’action. Ils empêchent les neurotransmetteurs de transmettre l’influx nerveux. Il s’agit des antagonistes. Les antagonistes de la sérotonine sont utilisés médicalement comme anti-psychotique (par exemple la clozapine) pour leurs propriétés anti-hallucinatoires.

La dégradation de la sérotonine se fait grâce à aux molécules de MAO (monoamine oxydases). Ces molécules ont un double rôle. Au niveau du cerveau, elles stop l’effet de la sérotonine. Elles jouent aussi un rôle très important dans la digestion comme elles digèrent la tyramine, présente dans de nombreux aliments. La tyramine permet de réguler la tension artérielle, et il ne faut donc pas que la tyramine alimentaire passe dans le sang, sinon cela déclancherait une crise d’hypertension pouvant provoquer la mort. Il existe des MAOI, inhibiteurs de MAO, comme par exemple l’harmine et l’harmaline contenues la rue de Syrie ou peganum harmala, qui était utilisé comme poisson. Ce type de substances, avec le régime alimentaire approprié, était utilisé comme anti-dépresseurs avant l’invention des anti-dépresseurs modernes. Les anti-dépresseur moderne, type prozac sont des SSRI, des inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine. Au lieu de limiter l’oxydation de la sérotonine comme le font les MAOI, ses substances limitent la recapture. Dans les deux cas, la synapse sérotoninergique est stimulée plus longtemps à chaque influx nerveux.

C’est la glande pinéale, située sous le cerveau, au niveau du sixième chakra, qui produit DMT et bufoténine, nos hallucinogènes « naturels ». Et il se trouve que les expériences spirituelles fortes, illuminations mystiques, religieuses, états de méditation profonde, ... ont de grandes similitudes avec les expériences hallucinogènes basées sur la DMT. Des chercheurs, comme par exemple Rick Strassman, professeur de psychiatrie à l’université de British Columbia, et également pratiquant bouddhiste, étudient de très près le lien entre DMT et spiritualité. De ma propre expérience, la pratique spirituelle régulière permet d’augmenter la production et la libération de DMT, ce qui permet de vivre à cheval entre les mondes. Mais la frontière entre extase spirituelle et hallucination psychotique est mince. Ce phénomène est inhérent au fonctionnement de la synapse à sérotonine. Il faut quotidiennement regarder en soi et cultiver amour et compassion pour éviter ces désagréments. Pas facile...

jeudi 16 février 2006

La résonance de Schumann

Il y a environ un siècle, Tesla a mis en évidence un phénomène de vibration électromagnétique au niveau terrestre. Cinquante ans plus tard, Schumann a analysé le phénomène et mis au point un modèle mathématique permettant d’expliquer ce phénomène. Ce phénomène vibratoire est composé d’ondes complexes que l’on peut décomposer avec une onde de base d’une fréquence de 7.83Hz, et d’une série d’harmoniques, multiple de cette fréquence. Beaucoup de personnes dans le mouvement new age ont repris ce phénomène pour raconter n’importe quoi.

Cette vibration est souvent vue comme le battement de cœur de la terre. C’est glamour, mais en réalité ce phénomène est plutôt lié au ciel qu’a la terre. En effet, l’atmosphère sous la ionosphère (à environ 60km d’altitude) se comporte comme un guide d’ondes, et le phénomène observé est lié à la propagation des ondes dans ce guide d’ondes. Ensuite on assiste à tout un fleurissement d’histoires millénaristes basées sur la montée vibratoire de la planète.

Je comprends tout à fait cette notion de taux vibratoire très chère au new age. Il est vrai que lorsque qu’à travers une pratique régulière, on arrive à rester dans un certain état d’expansion, on se sent vibrer beaucoup plus que la normale. Le problème c’est qu’il s’agit d’une sensation de l’esprit qui n’a pas d’équivalent physique. Au contraire, d’un point de vue physique, les ondes cérébrales ont plutôt tendances à être ralentie par ce genre d’états.

Le problème c’est que ces théories racontent en général que la fréquence de 7,83Hz n’avait pas bougé depuis des millénaires, et que depuis peu de temps, elle est passée à 12Hz ! On rajoute souvent un peu de calendrier maya et de 2012, si possible avec en illustration la pierre du soleil aztèque ! Bien entendu, cela ne fait qu’un siècle que l’on connaît ce phénomène, et bien entendu il n’a pas changé depuis.

On trouve également que le rythme du tambour lors des voyages chamaniques est le même que la résonance de Schumann. Bien entendu c'est également faux. Le rythme du tambour se situe entre 2 et 3Hz (ce qui revient à 120-180bpm) et en aucun cas ne monte à 7.83Hz !

Introduction

De nombreuses personnes cherchent à faire un lien entre science et spiritualité. Il existe parfois un lien entre les deux, et c’est un sujet intéressant. Malheureusement c’est très souvent mal fait. Certaines personnes cherchent à tout prix à prendre la science comme référence. Cela donne des résultats assez folkloriques. Ce phénomène est particulièrement fort en France depuis pas mal d’années, avec tous les pseudo travaux sur le magnétisme, la radiesthésie, les ondes de formes, ... On retrouve aujourd’hui un grand boom de ce genre « d’études » avec la mode new age qui en est également très friande. Malheureusement les auteurs sur ce genre de sujet sont ni des très bon scientifiques, ni de très bon ésotéristes.

La première chose qu’il est important de voir, c’est que la science n’est pas la réalité, et encore moins un exemple de rationalisme ou d’esprit cartésien. La science à pour but d’étudier les phénomènes physiques, du domaine du palpable. Pourtant la science inclus le temps dans la grande majorité de ses équations, et le temps n’est pas une valeur sensorielle, contrairement à la matière/énergie. C’est un concept purement spirituel. Il se trouve que la science fonctionne dans certaines conditions restreintes. Mais dans d’autres non. Einstein à repoussé les limites de ce bricolage temporel en rendant le temps relatif. Cela a permis d’élargir le champ d’application la science, mais on ne dispose toujours pas de théorie unifiée fonctionnant à la fois pour l’infiniment petit et l’infiniment grand. Cela reste du bricolage.

Les croyances populaires ne prennent pas en compte ces limites de la science. C’est dommage, parce que depuis la création de la mécanique quantique et de la relativité, la mentalité de la communauté scientifique a beaucoup évolué. Dans le milieu scientifique la science est à sa place. Le temps où les scientifiques pensaient qu’un jour ils pourraient tout expliquer est révolu. Mais les mentalités ont un siècle de retard, et les gens qui n’ont pas de culture scientifique croient plus que jamais à la science toute puissante. J’ai vais essayer ici d’écrire une série d’articles retranscrivant les recherches que j’ai pu faire sur le sujet depuis des années, en essayant de trier le crédible du fantasme.

mercredi 15 février 2006

Les trois degrés initiatiques et l'utilisation des plantes

On retrouve dans de nombreuses traditions, sorcières ou non sorcières, trois degrés d’initiation. On retrouve également ces trois degrés dans l’alchimie à travers les trois phases du grand œuvre. L’œuvre ou noir, ou nigredo, suivie de l’oeuvre au blanc ou albedo, et enfin l’ouvre au rouge ou rubedo, qui conduit au grand œuvre. Parfois ces trois degrés ont été subdivisés en une multitude. Généralement il s’agit plus d’une hiérarchie que le témoignage d’une progression initiatique réelle. La plupart des personnes dans ce type de traditions ne prennent absolument pas une voie mystique, mais restent des bricoleurs magiques, toute leur vie en pensant avoir trouvé toute l’étendue de la spiritualité, et restent au stade de la nigredo. L’initiation est juste l’acceptation dans la communauté, et les élévations aux degrés supérieurs des montés en grade. Pourtant, à l’origine cette échelle ne mesure rien qui ne puisse être tourné à la sauce égotique. Cela marque juste un niveau de guérison, d’acceptation de soi, de la vie, d’ouverture et de libération.

Au stade de la nigredo, stade dans lequel on reste toute sa vie tant que l’on n’a pas une véritable vie spirituelle, on fonctionne beaucoup à la projection. Quand il nous arrive quelque chose de mauvais, au lieu de se demander pourquoi on est affecté, qu’est ce qui ne va pas en nous, qui nous rend vulnérable et que l’on pourrait guérir, pourquoi la vie à mis cette expérience sur nos pas, on cherche une raison à l’extérieur. Parfois il y a effectivement quelqu’un qui a déclanché cet effet en nous, parfois non. Dans les deux cas le fait de se placer en victime ne nous fait guère avancer vers la guérison, au contraire cette attitude cultive le négatif. C’est pour cela qu’il est très inconfortable de s’engager à moitié sur une voie spirituelle.

Le fait de s’ouvrir fait que l’on devient beaucoup plus sensible que la moyenne. Et si on n’arrive pas bien vite à trouver le moyen de gérer cette sensibilité, cela tourne au cauchemar. L’échec des traditions de type wicca réside à mon avis là-dedans. On perd de vue le but de guérison et de libération, et on le remplace par un chemin hiérarchique. Je ne dis pas que l’idée de guérison est absente de la wicca, mais elle n’est pas assez prédominante. Elle n’a pas la place qu’elle devrait avoir dans toute spiritualité. C’est bien souvent trouver le divin pour trouver le divin.

Pour sortir de la nigredo et arriver à l’albedo, il faut vivre une descente aux enfers, aller jusqu'au bout de son ombre, de sa folie. Mais il ne suffit pas de toucher le fond, il faut également assimiler correctement l’expérience, sinon ce n’est qu’un traumatisme inutile. Bien entendu, cette transition ne se fait pas en un jour. Il faut comprendre et surtout assimiler, que cette folie est inhérente à la vie. Que c’est elle qui nous anime. Et que plus on la connaît et plus on l’accepte, moins elle se manifeste sous forme de mauvaise folie. Quand on l’apprivoise, elle devient une source de créativité infinie. C’est le but du chemin mystique.

Je pense que cette rude épreuve est le but recherché dans bon nombre de rites de passage vers l’age de 15 ans dans les sociétés dites « primitives ». C’est cette expérience qui permet d’accéder à la maturité spirituelle. Il n’y a aucune gloire à vivre ce genre d’expérience en occident, il y a juste à déplorer que cela ai disparu de notre société, et qu’il faille ramer pour y arriver. Que dans le meilleur des cas, on vit cela de façon tardive et solitaire, alors que cette expérience devrait être déclanchée lors de l’adolescence, et que toute une communauté devrait être là pour nous soutenir. Cette expérience est par exemple un passage obligé dans l’expérience de l’ayahuasca. Dans toutes les sociétés basées sur l’ayahuaca, chacun sait qu’il y a « cela » en chaque être.

Lors de la nigredo on cherche toujours la source de nos problèmes à l’extérieur, parce que « l’enfer c’est les autres ». Pendant l’albedo, il faut apprendre à fonctionner à l’envers et trouver ce qui ne va pas en nous. Bien entendu, lorsqu’on a assimilé suffisamment que l’enfer c’était nous, on se rend compte que c’est avant que l’on fonctionnait à l’envers. On se rend compte que chaque fois que l’on subit une agression, réelle ou imaginaire, au lieu d’envoyer bouler l’agresseur, si on se recentre sur soi, on trouve toujours quelque chose à changer en soi pour aller mieux. On se rend compte que cette attitude limite la négativité et rend bien plus heureux que de se placer en victime. Pourtant il faut des mois et des mois pour trouver ce mode de fonctionnement naturel.

Le but de la rubedo est de faire entrer le transpersonnel dans sa vie. Quand j’emploi le mot transpersonnel, je fait référence à Jung qui a introduit le mot « uberpersonlich » dans sa description de la psyché humaine. Pour accéder à cela, il faut aller jusqu’au bout de sa folie comme pour l’expérience précédente, mais dépasser ses peurs et de voir la réalité au delà de cette folie. Communier avec le chaos primordial, voir la réalité sans masques, en décoder le fonctionnement. Expérimenter la mort totale de l’ego. Comprendre que autant nos bonheurs que nos malheurs sont finalement ni les autres, ni nous-même, mais juste des forces universelles qui sont derrière chaque chose, en chacun de nous, et que chacun à notre manière nous nous les approprions, nous en faisons quelque chose de personnel. Derrière chaque instant de bonheur, il y a l’envie de s’approcher de cette réalité sans masque, l’amour universel. De la même façon, derrière chaque malheur, il y a la peur de cette même réalité sans masque, la peur universelle. Ces deux forces sont au delà même de la pulsion de vie de la pulsion de mort. La vie est lié à l’ego, et l’expérience de mort de l’ego est au delà de la vie et de la mort. C’est de l’individualisation qui est faite du flux et du reflux de ses deux énergies que naît chaque chose.

La encore il n’y a aucune gloire à expérimenter la mort de l’ego et à découvrir le transpersonnel. Pour rependre l’exemple des cultures basées sur l’ayahuasca, l’état de mort d’ego et de perception de cette réalité sans masques est ce que recherchent les chamanes quand ils prennent de l’ayahuasca pendant plusieurs jours successifs, seul dans la jungle. Et cela, ils ne le font pas pour être au dessus des autres, ni pour trouver le divin. Ils le font parce qu’ils en ont la possibilité, pour se soigner, et pouvoir ensuite aider leur communauté. On est bien loin de cela dans un monde ou les personnes qui se prétendent sorciers ou sorcières sont généralement les premiers inquisiteurs. Pour la plupart ils ne sont jamais sortis du puritanisme chrétien et restent dans la peur des plantes, et au fond, la peur de la nature. Si une plante produit des neurotransmetteurs alors quelle n’a pas de système nerveux, c’est peut être qu’il y a une volonté de coopération !

Je ne dis pas que l’utilisation des plantes est nécessaire dans le chemin mystique, mais les rares personnes que j’ai pu croiser qui parcourraient ce chemin ont presque toutes avancé grâce à cela. Inversement, ce n’est pas parce qu’on utilise des plantes qu’on avance sur le chemin mystique. J’ai aussi croisé des gens qui n’étaient que consommateurs, et se détruisaient au lieu de se construire. En aucun cas je ne conseille ce genre d’expériences qui sont dangereuses, surtout dans notre culture ou elles sont devenues étrangères. Mais elles sont au cœur de la sorcellerie et il ne faut pas tout mélanger, bricolage magique, magie cérémonielle plus ou moins déguisée, et sorcellerie. Il existe des tas d’autres spiritualités qui fonctionnent sans plantes. Pour exemple j’ai vécu à travers l’initiation au reiki ce qu’aucune plante ne m’avait donné.

dimanche 5 février 2006

La spiritualité, pourquoi et comment

Bien souvent, quand on commence à s'intéresser à la spiritualité, on est en quête de connaissance et de vérité. Normalement, quand on pratique assez régulièrement, et que l'on adopte le bon état d'esprit, on se rend compte assez rapidement que ce n'est pas le but absolu, que toute vérité est relative, que l'on peut trouver la connaissance en soi. Que la spiritualité permet de guérir, de trouver le bonheur et l'épanouissement, que c'est cela son unique but. Malheureusement nous sommes dans une sorte d'hiver spirituel. La religion est celle du travail et de l'argent. Dans notre culture, les esprits, les dieux, et le spirituel en général, sont des choses lointaines, presque inaccessibles. Les personnes qui s'intéressent à la spiritualité sont souvent à parler de "surnaturel". Ce n'est bien entendu pas la bonne démarche. Il ne faut pas chercher à atteindre le surnaturel, mais à réapprendre à considérer tout cela comme naturel.

La plupart des spiritualités occidentales dressent une barrière entre matériel et spirituel. C'est une conséquence des "grandes" religions dans lesquelles dieu est autre, dieu est absolu. Ces disciplines considèrent justement ce qu'elles cherchent à atteindre comme surnaturel. Elles n'arrivent pas à faire la coupure avec notre culture scientifique, qui pourtant, si peut qu'on la connaisse, n'est pas si rationelle que l'on croit. Il ne faut pas non plus tomber dans la naïveté ni la superstition. La spiritualité doit rester une histoire d'expérience et non de croyance. Mais on ne peut pas non plus chercher à voler avec des chaînes aux pieds. C'est pourtant ce qu'il se passe quand on fait tout cela sans confiance, sans avoir l'esprit ouvert à tout ce qu'il peut se présenter, sans changer de point de vue.

Le fait de considérer le spirituel comme étranger a un autre effet pervers. La quête habituelle de connaissance qui se transforme ensuite en quête d'épanouissement est bien souvent remplacée par une quête de pouvoir. La encore il s'agit de l'héritage des grandes religions. Si elles ont fait en sorte que le divin soit considéré comme inaccessible, c'est pour en être les gardiennes et asseoir leur pouvoir. On retrouve malheureusement trop souvent cela dans les disciplines occidentales. Dans ses disciplines, on veut accéder au spirituel non pas pour se trouver et s'épanouir, mais pour avoir le pouvoir sur d'autres, plus novices. En se comportant ainsi, on ne remet pas en cause l'ordre établi par les grandes religions, on cherche juste à se placer dans le système tel qu'il est en tant que clergé. L'initiation est l'accès à une communauté, suivie par des montées en grade, une responsabilité et un pouvoir sur les autres, que l'on a même pas acquis sur soi.

Cette séparation entre matériel et spirituel, dont il n'est parfois pas simple de se détacher, fait qu'il est difficile de vivre sa spiritualité au jour le jour. C'est pourtant la seule façon de s'épanouir dans une spiritualité. Ce n'est pas en pratiquant une fois ou deux par mois que l'on arrive à quelque chose. On s'ouvre le temps d'un rituel, on revient à la "normale" ensuite, et on tourne en rond. Cela entraîne bien souvent beaucoup de frustration et d'agressivité, car cela permet d'atteindre des choses ponctuellement, sans vraiment en tirer profit dans sa vie de tous les jours. On ne peut pas avoir une pratique spirituelle à moitié. Soit on le fait, soit on ne le fait pas. Sinon bonjour les dégâts.

Il m'est arrivé de croiser des personnes dans le milieu bouddhiste qui avaient conscience que la place de la spiritualité devait être quotidienne. Selon eux, il fallait, pour partir du bon pied, consacrer dans un premier temps, deux ou trois ans à temps complet à la spiritualité. Bien entendu c'est facile d'avoir un beau discours et de dire qu'il faut rompre avec notre culture du travail et de l'argent, mais dans la vraie vie c'est moins facile. Des expériences ont montré qu'un chamane pouvait obtenir en dix minutes de transe au tambour, les mêmes fréquences d'ondes cérébrales qu'un maître zen en six heures de méditation. Voici la solution que j'ai trouvé pour mener de front une vie "ordinaire" et une vie spirituelle complète. Bien entendu ce n'est pas en faisant dix minutes de tambour que l'on atteint le niveau d'un chamane ou un maître zen. Ce n'est pas un raccourci qui épargne de longues années de pratique. Mais c'est un moyen qui permet de s'engager totalement dans la spiritualité sans devoir y consacrer beaucoup de temps.

mardi 20 décembre 2005

Les deux chemins de la spiritualité

Depuis mon initiation au reiki, je vois clairement deux chemins spirituels. Celui de la richesse, et celui de la lumière. Le chamanisme, la wicca, la sorcellerie, sont de bonnes disciplines pour cultiver la richesse intérieure, mais pour ce qui est de trouver la lumière, c'est un peu limité. Les pratiques ajoutées au néo-chamanisme de Michael Harner par Sandra Ingerman sont plutôt efficaces, mais trop artificielles à mon goût. On est trop soit dans la lumière, soit dans la vie normale, sans chemin entre les deux. Les expériences de transfiguration en lumière divine permettent d'atteindre temporairement un état d'illumination totale, mais quand on revient dans la vie normale, qu'en reste-il ? Cela parait totalement étranger, qu'en fait-on dans la vie de tout les jours ? Tout cela est trop bouddhiste pour moi. Je ne recherche pas le satori de Bouddha, mais seulement une vie simple et épanouie. Le reiki est fortement inspiré, entre autre, par le bouddhisme tendai, et cela se sent. Dans tous les bouddhismes influencés par les enseignements du sutra du lotus, on trouve une forme d'illumination au quotidien, vivable au jour le jour. Je pense que le reiki est un bon moyen d'atteindre cela. Bien entendu les deux chemins dont je parle peuvent être parcourus ensemble. Je dirais même qu'ils doivent être parcourus ensemble. Enfin chacun fait ce qu'il veut ;-)

Cependant le reiki étant à la mode, grand nombre de pseudo-maîtres achètent les initiations pour les revendre, et vous ne trouverez rien de spirituel la dedans. Il faut trouver le maître qui vous convient. Cependant, quand on voit les pseudo-initiés que se coltine la wicca, on se demande s'il n'y a pas moins de crétins dans le reiki ;-)

Ce qui est sur, c'est que pour la première fois, je me sens au complet dans ma spiritualité. Le reiki m'apporte la vibration, et la sorcellerie les harmoniques.