Le Blog d'Artus, wicca, sorcellerie, chamanisme

dimanche 20 janvier 2008

Initiation au chamanisme

Les personnes qui se lancent dans la wicca se sentent souvent assez proches de l'animisme et s'intéressent rapidement au chamanisme pour étoffer leur pratique. Il existe deux grandes catégories de chamanisme. Les traditions qui ont recours aux plantes hallucinogènes pour intensifier les états de transe, et celles qui préfèrent mettre le corps à rude épreuve à travers des huttes de sudations, des jeûnes et autres mortifications. Ces deux approches fonctionnent pour régler des problèmes importants, mais leur mise en œuvre est délicate. Je souhaite en rester à un chamanisme plus quotidien, abordable par tous, basé sur l'utilisation du tambour.

Vous allez apprendre à voyager dans l'autre monde et à rencontrer vos animaux de pouvoir, vos guides spirituels, à les interroger. A travers ce dialogue, c'est une véritable méthode de divination qui va se mettre en place, bien plus naturelle et efficace que l'utilisation des tarots, des runes, ou du pendule. Si la divination n'est pas une fin en soi et que les méthodes de guérison sont bien plus importantes, elle permet d'ouvrir l'esprit et reste l'une des base de la sorcellerie. La pratique du voyage au tambour vous permettra également d'envisager le monde autrement, de percevoir plus facilement sa dimension spirituelle, et lorsque vous aurez assez d'expérience, sans même avoir recours au voyage dans l'autre monde.

dimanche 5 mars 2006

L'eau et le cristal de roche

Pendant que vous faites vos voyages chamaniques, ou d'une façon générale, pendant vos pratiques spirituelles, vous pouvez placer sur votre autel, ou dans la pièce, un bol d'eau avec un cristal de roche purifié (une nuit dans de l'eau salée) plongé dans l'eau. L'eau placée dans un récipient ouvert à la capacité de capter les énergies. Ce phénomène est amplifié par le cristal de roche. Cela chargera également le cristal. Si vous utilisez le cristal quotidiennement dans ce but, vous n'aurez normalment plus besoin de le purifier. Vous pouvez ensuite boire l'eau à la fin de votre pratique, et occasionnellement en utiliser une partie en offrande à la terre, par exemple au pied d'un arbre ou dans une rivière. Cela prend tout son sens avec la pratique de la transfiguration dans laquelle on se divinifie, et cela fait beaucoup de bien à l'eau, et ensuite le faite de la boire devient une forme d'eucharistie. Le fait d'en faire offrande à la terre permet de la remercier et de l'aider, à notre niveau, dans son processus de guérison.

Le mythe de création

Le but de ce voyage est de trouver votre propre mythe de création. C'est très important lorsque l'on veut cultiver sa richesse intérieure d'avoir sa propre vision des choses plutôt que d'accepter des mythes préétablis. Le voyage chamanique est une bonne méthode pour découvrir ce genre de choses. Partez en voyage avec l'intention de voir la création. Cela peut donner des résultats très différents d'une personne à l'autre, des mythes les plus rationnalistes aux mythes les plus imagés. C'est un voyage que l'on peut refaire de temps en temps, car ce mythe va évoluer avec votre vécu, vos expériences, vos découvertes. Lors de ce voyage, on peut demander un symbole attaché à son mythe de création. Il est conseillé de le dessiner à des endroits ou on le voit régulièrement pour resté connecté à ce mythe. Personnellement je n'ai pas trop mis l'utilisation de ce symbole en pratique.

mardi 21 février 2006

Le guide noir et le guide blanc

Ce que je vais exposer peut paraître un peu cliché, mais bizarrement, cela me semble assez important. J’ai rencontré au cours de l’été 2004 un guide un peu particulier. Sans le chercher, sans voyager au tambour, de façon très spontanée. Et même si je n’ai jamais cherché à entretenir un relation particulière avec ce guide, il y eu un grande importance dans ma vie, et m’a bien plus enseigné et aidé que tous mes autres « alliés de tambour ». Je pense que ce personnage était ce que certain appèlent le frère de l’ombre (ou la sœur de l’ombre), mon double sorcier dans l’autre monde.

Au cours de l’été 2005, je me suis pas mal intéressé au tantra, non pas sous ses formes occidentales édulcorées, mais sous sa forme traditionnelle (je devrais utiliser le pluriel car il existe une multitude de formes traditionnelles). Le tantra est pour moi un exemple de véritable sorcellerie traditionnelle moderne telle que je le conçois. Cette discipline spirituelle n’est pas dédiée à une élite de prêtres mais est accessible aux autres castes, elle n’hésite pas à recourir à des moyens que beaucoup d’autres disciplines considèreraient comme « violents », c’est une spiritualité de l’ivresse, le sexe et les plantes y sont très souvent utilisés, ce qui n’empêche pas d’avoir une palette complète d’autres techniques très efficaces. Cette discipline est moderne, créée à partir de l’hindouisme orthodoxe il y a environ mille ans (comme on retrouve certains tabous du tao du sexe dans le tantra, on peut se dire qu’il y a également un inspiration chinoise dans le tantra).

Durant cette période, j’ai surtout utilisé des mantras et pratiqué la purification des nadis. J’ai pas mal assimilé le rôle de Shiva en tant que destructeur de l’ignorance, inventeur du yoga, le guru des gurus. J’ai aussi eu quelques petites expériences avec Shakti/Kundalini. J’ai eu la sensation de franchir une étape, de devenir moins « lourd », moins « collant », d’un point de vue spirituel. Pour reprendre un vocabulaire, new age, je pense que c’est une histoire de « taux vibratoire ». J’ai senti ce passage se confirmer quelques mois plus tard quand j’ai décidé de me faire initier au reiki, puis lors de l’initiation proprement dite. Tout cela m’a complètement détaché de ce guide noir, et j’ai rencontré un guide blanc assez rapidement, un frère de la lumière ?

Déjà depuis l’été denier, mais encore plus fortement depuis cette rencontre, j’ai l’impression d’être entré dans une autre sphère de la sorcellerie plus lumineuse. J’ai l’impression que la plupart des gens font de la sorcellerie « vulgaire » en pensant avoir fait le tour du sujet, mais ils ne voient que la face visible de iceberg. La relation avec ce guide blanc se créé de la même façon qu’avec le guide noir, sans que je le cherche, bien souvent à travers des expériences spontanées. Il intervient également pas mal pendant que je fais du reiki. Il est « intervenu » de façon assez forte jeudi soir alors que je donnais un traitement, et m’a donné pas mal de conseils hier soir pendant que je faisais un auto traitement, sur comment devenir encore plus « vaporeux », alors cela m’a donné envie de faire cet article.

jeudi 16 février 2006

Le voyage au tambour

Voici la description d’une série de pratiques que j’ai écrite pour la plupart il y a environ un an. Par rapport à ma classification main droite / main gauche, la pratique du voyage au tambour est une pratique neutre. On en fait ce que l’on veut, selon la façon dont on l’utilise. J’ai pratiqué pas mal de choses avant de découvrir le tambour. Principalement des méditations « classiques » basée sur le respiration, visualisation, ... Quand j’ai découvert le tambour, j’ai trouvé cela d’une grande facilité par rapport à tout ce que je connaissais. J’en ai fait une pratique centrale. Je reviendrais plus tard sur les pratiques de respiration qui sont également importante, mais pas forcement le plus simple lorsqu’on débute.

Le but principal du chamanisme est la guérison. Ces pratiques de base vous permettront principalement de découvrir la divination par le voyage au tambour. La divination est une pratique de base de la sorcellerie. Avant de changer les choses, il faut sentir la situation. Personnellement j’ai toujours eu un peu de mal avec les techniques basées sur un outil comme les tarots, le pendule, les runes, ... Ca me semble une façon tirée par les cheveux de se connecter à son intuition. J’ai beaucoup plus de facilités à trouver des réponses à travers le voyage intérieur. Je m’intéresse au tarot pour son coté symbolique, et si j’en ai le courage, peut être que j’écris des choses sur les arcanes majeurs. Mais je n’ai pas l’intention de détailler ce genre de techniques, il y a des gens bien plus doué que moi pour ça.

Je vous propose toutes les pratiques de bases pour trouver vos animaux de pouvoir et vos guides spirituels dans l’autre monde, c'est-à-dire le nécessaire pour débuter. Je vous propose également des informations pour vous familiariser avec la notion d’espace sacré et de directions.

mercredi 8 février 2006

Voyage vers l'ombre

Quand on touche la lumière, l'ombre surgit. Quand on m'a présenté ce fait, que j'avais malheureusement déjà expérimenté. On m'a dit que c'était parce qu'on vivait dans un monde de dualité, et que les contraires s'attiraient. Ca ne m'a jamais convaincu. Aujourd'hui, diverses expériences m'ont donné une autre vision de ce phénomène. La réalité ordinaire que l'on perçoit avec nos cinq sens est un masque, est ce masque est finalement assez rassurant. Il faut une certaine expérience pour regarder la réalité sans masque (quand je dis "sans masque" c'est toujours un peu relatif), et ceci à le don dans un premier temps d'éveiller nos peurs, nos démons. Le fait de travailler avec la lumière attire l'ombre, parce que cela nous ouvre, et laisse paraître des choses effrayantes pour notre inconscient. Plus on est conscient de sa propre ombre, plus on la connaît, moins celle ci sera remuée, et plus on pourra s'ouvrir sans dommage. Quand Sandra Ingerman à commencé ses stages, elle n'avait pas prévu de travail sur l'ombre. Pas mal de personnes lui on reporté des expériences assez difficiles après le stage, et elle a donc décidé d'intégrer des pratique liée à l'ombre. Ceci a visiblement aidé à limiter ce genre de problèmes. C'est d'ailleurs assez rare de voir ce genre de pratique, c'est un sujet dont tout le monde parle sans vraiment apporter de pratiques ni de solutions, et le plus souvent en confondant sombre et ombre. L'ombre est ce qui est caché, ce que l'on ne veux pas voir, et pas toujours un truc "dark".

Le but de ce voyage est d'aller à la rencontre de son ombre, de constater son existence, de la regarder, d'apprendre à la reconnaître. C'est un voyage parfois un peu particulier. Il est conseillé pour ce voyage de se faire aider par un animal de pouvoir, et de lui demander d'intervenir en cas de problème. Il faut seulement constater l'ombre, pas se laisser happer par celle-ci. Dans la cas contraire, l'animal de pouvoir qui vous accompagne doit vous sortir de l'ombre. Mais en général ce n'est pas la peine.

Désidentification

Voici encore un moyen pour mieux se débrouiller avec ses émotions. Lorsque l'on éprouve des émotions négatives, comment ne pas se laisser submerger ? Comment ne pas devenir ses émotions. Le but de ce voyage est de trouver des méthodes personnelles pour ne pas devenir ses émotions. Encore une fois, selon votre intuition, tournez-vous vers un guide, un animal, ou n'importe quel autre allié chamanique.

vendredi 27 janvier 2006

Transfiguration de l’ombre

Je n’ai aucune idée de la dangerosité de cette expérience. Elle s’est également présentée spontanément, toujours grâce à l’entité que j’ai rencontrée. Au lieu de transfigurer la lumière, l’amour universel, j’ai transfiguré l’ombre. Je pense qu’il faut pour arriver à cela sans danger avoir suivi tout le processus mis au point par Sandra Ingerman, ou avoir une bonne expérience dans d’autres domaines ésotérique. Etre familier avec l’ombre, bien la connaître, bien l’accepter. Je pense que sinon soit cette expérience peut être traumatisante, soit faire basculer « du coté obscur ». Par ma part, cette expérience m’a familiarisé un peu plus avec l’ombre et m’a permis de la connaître et de l’accepter un peu plus. Depuis je me sens un peu plus libéré, plein d’énergie, non pas d’une énergie liée à l’ombre, mais à la lumière.

Voyage vers l’ombre universelle

Sandra Ingerman propose un certain nombre de voyages pour découvrir son ombre sur différents aspects, et apprendre à l’accepter, à tirer quelque chose d’elle. Une entité que j’ai rencontrée m’a proposé de découvrir l’ombre universelle, celle qui est derrière l’ombre de chacun. Ca a été pour moi une expérience très forte qui me permet de mieux accepter mon ombre, mais également, ce qui est beaucoup plus difficile celle des autres. A chacun son ombre, à chacun ses limites, à chacun sa voie, à chacun sa vie. Même si derrière chacun de nous, c’est toujours les mêmes énergies qui nous animent.

lundi 23 janvier 2006

La vibration des mots

Le but de ce voyage est d'observer la vibration des mots dans l'autre monde. Il faut choisir des mots, positifs et négatifs, et les tester en voyage, les prononcer, et observer l'effet produit sur l'environnement, les changement de paysages, les ondes créées. On peut tester des mots comme amour, joie, paix, rire, ... Et également haine, peur, colère, tristesse... Mes exemples sont extrêmes, on peut aussi essayer de trouver des mots mals choisis, par exemple des mots au sens positif ou neutre qui ont une "mauvaise" vibration. Par exemple matrice, souvent utilisé dans les rituels, qui n'a pas forcement une vibration aussi bonne que ce qu'il devrait évoquer. Choisissez vos propres mots, avant de partir en voyage, et testez. Dans un premier temps, ce voyage est une expérimentation, et une prise de conscience du pouvoir des mots. Dans l'autre monde tout est plus malléable et il est facile si on le veut d'observer la vibration engendrée par les mots. Par la suite on peut trouver plusieurs utilités à ce voyage , par exemple chercher à bannir de son vocabulaire des mots trop destructifs (ce qui est destructif sur les autres l'est généralement aussi pour soi), à arranger une formulation rituelle ou une intention positive pour un sigil ou tout autre technique, ...

Fusion avec les éléments

On peut trouver en chaque chose, quatre éléments, air, eau, feu, terre. En dehors de nous, mais également à l'intérieur. Le but de cet exercice est plutôt d'apprendre à mieux connaître les éléments en dehors. Pour tard nous feront des exercices dans lesquels nous incarneront les éléments. Ce n'est pas le but pour l'instant. Le but de ce voyage, est de chercher à se fondre dans l'élément, à devenir l'élément à l'intérieur de lui. On peut soit choisir une forme de l'élément, par exemple, pour l'air, un brise, un courant d'air, un ouragan, ..., soit voyager et demander conseil à un animal ou un guide pour faire ce choix. Ensuite on se fond dans l'élément. Bien entendu, la forme choisie au départ peut évoluer pendant le voyage. Il faut chercher à ne pas transmettre ses émotions ni ses intentions dans l'élément. Il faut rester passif, se laisser aller à ce que fait l'élément, et chercher à apprendre quelque chose de cela, en tirer un enseignement. C'est le but profond de ce voyage.

samedi 14 janvier 2006

Voyage chamanique vers d'autres horizons

Nous allons commencer par une série de voyages que l'on a généralement pas l'habitude de faire. La plupart du temps, quand nous pratiquons le voyage chamanique, nous interrogeons nos animaux de pouvoir, nos guides, et puis c'est tout. Je vais vous proposer d'autres sources d'informations.

Pour ce premier voyage, vous allez chercher à rencontrer l'esprit d'un lieu de votre choix, votre appartement, votre lieu de travail, ... Le but de ce voyage est de demander de l'aide, des conseils, pouvant nous aider dans notre guérison, la encore au sens le plus large possible, incluant bien entendu notre recherche du bonheur et de l'épanouissement. Egalement en retour demander ce que l'on peut faire pour l'aider. Notre intention pour ce premier voyager sera donc quelque chose du genre "je veux rencontrer l'esprit du lieu X pour apporter quelque-chose à mon processus de guérison".

Dans le voyage suivant, nous allons nous tourner vers les ancêtres. Inutile de trop intellectualiser le concept d'ancêtre avant de partir en voyage. Selon le cas, vous rencontrerez vos propres ancêtres, ou alors des "ancêtres" au sens plus général. C'est mieux pour une première fois de laisser venir et de formuler son intention de façon assez générale. C'est un bon moyen pour rencontrer de nouveaux guides. Le but de ce voyage sera le même, de trouver des conseils et une aide pour sa guérison, son épanouissement.

Enfin pour le troisième voyage, je propose que l'on parte à la rencontre du monde féerique. De la même façon dans un premier temps, il est préférable de ne pas se fixer sur un type d'être féerique plutôt qu'un autre, mais d'avoir une intention générale et de laisser venir. C'est un univers assez riche, il y a beaucoup à explorer, et cela peut permettre de nombreux voyages. Dans un premier temps, comme pour les deux autres voyages notre intention sera de trouver des conseils et de l'aide pour sa guérison.

lundi 9 janvier 2006

Le voyage de l’âme

Ceci n’est pas précisément une technique de guérison, mais un exercice d’entraînement au recouvrement d’âme. Pour cette pratique, il faut être deux personnes connaissants le voyage chamanique au tambour, une qui simulera le patient, et l’autre le chamane, et éventuellement une troisième personne pour battre le tambour, dans le cas contraire, il faut utiliser un cd de tambour chamanique.

Le « patient » s’allonge, et le « chamane » s’allonge à coté, comme pour un recouvrement d’animal de pouvoir. Au son du tambour, le patient part en voyage avec l’intention de rejoindre dans l’autre monde, un lieu de son choix. Quand il est arrivé, il essaye de se concentrer autant que possible sur son environnement.

Le chamane part quelques dizaines de secondes plus tard, et tente de le suivre. A la fin du voyage, il décrira le chemin qu’il a vu, et le lieu final. Le patient pourra alors confirmer s’il y a des liens ou non entre son voyage et celui du chamane. C’est exercice est bien entendu assez difficile, et d’une manière générale, il ne faut pas espérer le réussir du premier coup !

mercredi 14 décembre 2005

L'extraction chamanique

Après le recouvrement d'animal de pouvoir, l'extraction est la pratique de guérison chamanique la plus courante. Cette pratique consiste a enlever une énergie mal placée. Les occidentaux parlent souvent de mauvaise énergie, mais c'est une façon un peu trop négative de voir la chose. Même si on n'a pas forcement envie d'avoir des araignées dans sa maison, les araignées n'ont rien de mauvais par nature. C'est un peu pareil avec les intrusions que l'on cherche à guérir par extraction. L'extraction est utile dans deux principaux cas. Pour aider à combattre les infections ou les maladies chroniques type eczéma, et pour se débarrasser de problèmes liés à des traumatismes, bien souvent inconscients.

Dans les sociétés chamaniques traditionelles, les chamanes utilisent généralement une plante alliée pour réaliser l'extraction. Une plante alliée est une plante trouvée dans la nature dont la chamane en consommé un petite partie. Ensuite il part à la recherche de l'esprit de la plante en réalité non-ordinaire à travers un voyage au tambour. Quand il trouve la plante dans son voyage, il attend qu'elle se transforme en autre chose, généralement un insecte, une araignée, un reptile, éventuellement une pierre. Alors, toujours en réalité non-ordinaire, il mange l'esprit de la plante sous sa nouvelle forme. C'est maintenant son allié.

Pour réaliser l'extraction proprement dite, le chamane voyage allongé à coté du patient. S'il voit des insectes dangereux, des serpents ou des poisons dont il voit les dents, c'est signe que le patient a besoin d'une extraction. Il se met donc sur ses genoux et fait signe à la personne qui jouait de tambour d'arrêter. Il prend un récipient d'eau à proximité, et commence à jouer du hochet. Il doit chercher à "voir" à l'intérieur du patient, les yeux clos, au son du hochet, en passant doucement sa main quelques centimètres au dessus du corps du patient. Quand il a trouvé la localisation de l'esprit à extraire, il appelle son allié associé à la forme que prend cet esprit. Parfois il utilise la plante physique parfois seulement son esprit. Ensuite il aspire à l'endroit à traiter (on parle de sucking doctor), puis "recrache" dans le récipient. Bien entendu le chamane doit faire attention de ne pas avaler l'esprit, bien que cela se fasse dans certaines sociétés. Le chamane doit alors évacuer la maladie de son propre corps par des purges et des jeunes. Après avoir fait cela autant de fois que nécessaire, la patient est prêt pour un recouvrement d'animal qui remplacera l'énergie manquante. Finalement, il jette le contenu du récipient.

Michael Harner, fondateur de la société d'études chamaniques, a montré que de nos jours dans la société occidentale, les extractions fonctionnaient mieux sans l'utilisation d'esprits alliés. Ce concept est peu être trop étranger à notre culture et il nous perturbe plus qu'il nous aide. Plus tard, Micheal Harner a mis au point une méthode sans aspiration que est sensé être encore plus adapté à notre temps et notre culture. C'est celle que j'utilise. Au lieu de sucer, on attrape l'esprit "à la main" et on le jette dans l'eau.

Même si l'extraction et d'une manière générale les méthodes de guérison chamaniques donnent des résultats souvent, spectaculaires, ils ne sont en général pas très durable. Je me demande si cela n'est pas lié à notre culture. Dans une société chamanique, quand quelqu'un va voir le chamane, toute la communauté le soutient, pendant et surtout après. Je pense que c'est ce soutient qui aide à ce que les résultats soient durable. Personnellement, j'ai commencé à percevoir un problème en moi il y a plus de deux ans. On m'a fait, et je me suis fait seul diverses extractions. A chaque fois, le problème a disparu radicalement quelques jours, ou au mieux quelques semaines, mais est toujours revenu assez rapidement. De la même façon dans mon expérience du recouvrement d'âme, le résultat est très spectaculaire les premières semaines, puis cela s'estompe et les problèmes finissent par revenir. J'expérimente aujourd'hui des méthodes d'imposition des mains de type "reiki" et le résultat est peut être moins spectaculaire dans un premier temps, mais bien plus profond et bien plus durable grâce à l'effet de la répétition. Il ne faut par pour autant négliger les méthodes chamaniques qui peuvent aider à gérer l'urgence, en complément d'un traitement de fond.

lundi 24 octobre 2005

Partage d'animal de pouvoir

Une chose que j'ai constaté très tôt dans ma pratique chamanique, et dont je n'ai jamais entendu parler nulle part, c'est qu'il arrive que l'on partage des animaux de pouvoir avec ses proches. La notion de proche est d'ailleurs au-delà du temps. La première fois que j'ai partagé un animal avec quelqu'un, je connaissais à peine la personne et je me suis mis, comme par hasard, à discuter sérieusement avec elle trois jours après avoir rencontré l'animal en question. Son animal gardien. J'ai mis du temps à comprendre ce phénomène. J'étais encore assez novice et je trouvais cela assez inimaginable que lorsque la personne s'est mise à voyager, l'animal gardien qu'elle a découvert était identique trait pour trait à l'animal que j'avais rencontré quelques semaines plus tôt. J'avais encore ce besoin de tout rationaliser, de me rassurer en me demandant si cela était normal, de trouver les raisons et les mécanismes de ce phénomène. L'expérience m'est arrivée d'autres fo is, mais depuis j'ai compris que l'écho des autres existe en nous et que cet écho comprend leurs animaux de pouvoir.