Le Blog d'Artus, wicca, sorcellerie, chamanisme

vendredi 1 février 2008

Les huit sentiers de la wicca

Toute pratique magique basée uniquement sur des symboles passifs purs aura un résultat aléatoire voir inexistant (cf. théorie sur les symboles actifs et passifs). En effet rien n'assure que le lien sera fait entre les symboles passifs inertes et les symboles actifs de notre imaginaire. Pour rendre une pratique magique véritablement efficace, il faut utiliser des techniques au symbolisme mixte, c'est à dire ayant un effet physiologique en plus de leur symbolisme passif. C'est le sujet des huit sentiers de la wicca, concept introduit dans le livre des ombres en 1953, revu en 1957. Ces huit sentiers sont, selon Gerald Gardner :

  1. la méditation ou concentration
  2. les états de transe, la projection astrale
  3. les drogues, le vin, l'encens
  4. la danse, la réalisation de rituels avec un but
  5. les chants, les incantations
  6. le contrôle du sang (les cordes) et de la respiration
  7. le fouet
  8. le grand rite (la sexualité magique)

La concentration n'a pas d'effet physiologique en elle-même, mais pour atteindre un bon niveau de concentration, il faut utiliser des méthodes qui ont un effet physiologique. Bien entendu, il est fortement conseillé de combiner ces moyens. Dans la version de 1953, Gardner précise que l'intention est ce qu'il y a de plus important. Dans la version de 1957, il dit que la concentration est également essentielle. Au sujet des huit sentiers, Lady Sheba affirme également que l'intention et la concentration sont essentiels pour tous les travaux. Les huit sentiers sont à mon avis le moteur de la wicca et il sont souvent peu ou pas utilisés aujourd'hui (ou alors très mal).

Les huit sentiers de la wicca ont surement été inspirés des huit sentiers de Patanjali. Déjà la dénomination est la même, et ensuite on retrouve un certain nombre de points communs, la respiration (pranayama), la concentration (dharana), la méditation (dhyana) et l'idée de contrôle du sang que l'on retrouve dans les asanas. Par contre le parallèle s'arrête ici, autant les huit sentiers de la wicca sont juste une liste d'éléments sans organisation logique, autant les huit sentiers de Patanjali décrivent une pratique spirituelle structurée. Yama et niyama représentent des règles de morale, asana et pranayama des pratiques spirituelles. Ces quatre éléments sont des moyens pour atteindre une certaine sérénité. Pratyahara, dharana, dhyana et samadhi, sont des buts à atteindre, des états de conscience de plus en plus "élevés".

vendredi 25 janvier 2008

L'appel ancien

L'appel ancien est un bon exemple pour illustrer mon article sur les symboles passifs et actifs.

Bagahi laca bachahé,
Lamac cahi achabahé,
Karrelyos.

Lamac lamec bachalyos,
Cabahagi sabalyos,
Baryolas.

Lagozatha cabyolas,
Samahac et famyolas,
Harrahya.

Aucun initié à la wicca ne connait le sens véritable de ces mots pour la simple raison qu'aucun expert n'a jamais su décrypter ce texte. Pratiquement aucun ne connait l'origine de cette tirade. Pourtant ce passage est récité dans chaque rituel, sans en connaitre la raison, comme si les mots avaient un pouvoir intrinsèque.

La première apparition de ce texte date du XIII°s dans la pièce de Rutebeuf, Le miracle de Théophile. Salatin, l'un des personnages qui représente l'ennemi du christianisme, l'utilise pour appeler le diable. La supposition la plus vraisemblable est qu'il s'agit d'un langage inventé par Rutebeuf, en mélangeant des consonances hébraïques, grecques, et arabes.

Cependant, à partir du moment où l'on ne récite plus ce texte machinalement, mais on lui attribue une vertu particulière, on associe un symbolisme actif au symbole passif. Dans ces conditions, cette tirade peut tout à fait être utilisée efficacement pour un usage magique. Cet exemple illustre assez bien le "rien est vrai, tout est permis" des chaoticiens.

mardi 22 janvier 2008

La flamme de la wicca

Comme je le disais précédemment, j'ai toujours eu un regard ambivalent à l'égard de la wicca. La wicca traditionnelle est restée à l'état de brouillon, elle est bancale, les pratiques qui le compose sont insuffisantes pour assurer une vie spirituelle équilibrée. Les idées d'initiation et de secret laissent place à tous les fantasmes, au dogmatisme et à l'intégrisme. Dans ces conditions, pourquoi rester attaché à la wicca et à son évolution ? Selon Cecil Williamson, c'était la mode dans les groupes occultes des années 30, de créer sa tradition "néo-sorcière". Le groupe crotona fellowship, fréquenté à cette époque par Gerald Gardner, n'avait finalement rien de très original. Sauf que de toutes les traditions qui ont pris naissance à cette époque, une seule s'est véritablement développée, la wicca. Encore une fois, pourquoi ?

A mon avis, on retrouve dans la wicca quelque-chose de particulier, une volonté de stimuler l'imaginaire et de célébrer la nature, qui n'est pas forcement aussi présente dans d'autres courants néo-sorciers. Même si Gardner n'avait pas l'expérience nécessaire pour bâtir une tradition fonctionnelle, son coté visionnaire lui à donné la capacité d'insuffler à la wicca une flamme qu'on ne retrouve pas forcement ailleurs. En effet, avant même le dernier exode rural, il avait compris, peut être inconsciemment, que le mal de notre époque serait lié à notre détachement de la nature et à l'appauvrissement de notre imaginaire par le scientisme et la culture de masse. Il avait également compris que la guérison devait être au cœur de la sorcellerie. A son époque, la finalité des rituels d'esbats et des pratiques magiques de la wicca étaient principalement centrées sur la guérison. On ne se tourne pas vers la sorcellerie parce qu'on est différent des autres ou supérieur, on se tourne vers la sorcellerie lorsqu'on a des blessures que le monde moderne ne nous permet pas de guérir.

samedi 19 janvier 2008

La découverte du chemin

Pour commencer, voici un certain nombre de techniques sans prétentions, parfaites pour débuter. Ces techniques permettent de se familiariser avec quelques éléments essentiels avant de passer à la suite. Parmi elles, on retrouve un exercice pour apprendre à se centrer, un exercice pour se sensibiliser à l'énergie, un autre pour apprendre à voir autrement et enfin un chapitre avec tous les éléments de base à connaître pour développer sa vie onirique. Pour chacun de ses exercices, il est bon de s'entraîner tous le jours. D'une manière générale, dans la pratique spirituelle, il est préférable de faire des petites choses chaque jour, plutôt qu'un coup d'éclat une fois par mois et plus rien le reste du temps. Ce n'est pas comme cela que les choses fonctionnent. La démarche spirituelle demande une pratique régulière. Choisissez un exercice, consacrez lui 5 à 10 minutes par jour. Quand vous le maîtrisez, passez à un autre. En prenant cette habitude, vous aurez de bien meilleurs résultats.

Histoire de la wicca

Le mythe fondateur de la wicca est issu des théories de Johann Jakob Bachofen (1815-1887). Les théories de Bachofen reposent sur deux grands axes. L'idée de « grande déesse », et de l'importance du principe féminin dans les religions dites primitives. Et la notion de matriarcat. Concernant le premier point, les découvertes archéologiques modernes ont tendance à confirmer son hypothèse de la grande déesse. Par contre sa théorie sur le matriarcat dans le paganisme a été remise en cause, entre autre par l'historien Simon Pembroke dans les années 70, qui a démontré une absence de preuves.

Vient ensuite se greffer la théorie d'un personnage plus connu dans la wicca, Margaret Murray (1863-1963). Selon elle, les sabbats racontés pendant les procès de sorcellerie au moyen age décriraient la pratique d'une ancienne religion païenne ayant subsisté au christianisme. Tout cela serait le témoignage d'un culte organisé, de rassemblements , de rituels. Sa théorie est entièrement remise en cause aujourd'hui. On lui reproche d'avoir choisi ses sources en éloignant celles qui contredisaient sa thèse, et d'interpréter à sa manière celles qu'elle avait choisi d'utiliser. Elle a malgré tout ses partisans dans les milieux wiccan et néo-païen. Son idée était bonne, mais je pense qu'elle avait une vision trop terre à terre de la spiritualité. Elle a par exemple mis de coté les rapports parlant de transformation en animaux et de vol de nuit, parce que cela ne correspondait pas à son idée de cultes organisés. Elle n'avait pas compris que tout cela se passait dans l'autre monde.

Gerald Gardner est né en 1884, a passé la majeure partie de sa vie en Malaisie, puis est retourné en Angleterre lors de sa retraite, en 1936. Il rejoint en 1938 le groupe rosicrucien et co-maçon (la co-maçonnerie est une forme de franc-maçonnerie mixte), crotona fellowship. Ce groupe avait la volonté de créer des rituels de sorcellerie s'inspirant des écrits de Margaret Murray. Gardner prétend avoir été initié en 1939 par Old Dorothy, sorcière héréditaire, il avait alors 55 ans. Pourtant, quand on ordonne ses écrits, on n'a plutôt l'impression de voir le mythe et les rituels se développer petit en petit. Le première version du livre des ombres date de 1949 soit dix ans après cette prétendue initiation, avant il y avait le « ye bok of ye arte magickal » une ébauche du livre des ombres, très inspiré des clefs de Salomon. Tous les chercheurs sérieux qui ont étudié l'histoire de la wicca sont unanimes, Gardner a créé le wicca.

La façon de tracer le cercle ressemble beaucoup à celle utilisé dans la golden dawn, les associations éléments / directions / couleurs, façon de visualiser le cercle et des tracer les pentacles aux quartiers, le concept de gardien des tours de garde (issus de la magie énochienne et utilisés par la golden dawn). Gardner prétendait dans « witchcraft today », en 1954, que les personnes à l'origine de la wicca avaient sûrement les mêmes sources que ceux à l'origine de la Golden Dawn 70 ans plus tôt, d'où le mythe que le wicca aurait été créée au XIX° siècle. Ceci n'a bien entendu aucun sens, l'idée de la wicca reposants de façon évidente sur les écrits de Margaret Murray.

Non seulement Crowley, l'OTO, la Golden Dawn et les clefs de Salomon ont eu une importance capitale dans la constitution de la wicca, mais on retrouve également une forte influence maçonnique. Les trois degrés initiatiques, le concept d'Art, le « qu'il en soit ainsi » utilisé dans les rituels. Le rituel d'initiation de la wicca est calqué sur le rituel maçonnique, l'épreuve, l'idée d'être correctement préparé (même si cela prend un sens différent dans la wicca), le quintuple baiser inspiré des cinq points de compagnonnage, le contenu du serment, la présentation des outils. Le pentacle et le symbolisme qui lui est associé est issu de l'étoile flamboyante de la franc-maçonnerie (symbole du compagnon) elle même reprise aux gnostiques et qui à l'origine n'a rien d'un symbole sorcier. Dans « the meaning of witchcraft », en 1959, il livre certains détails de sa prétendue initiation :

J'ai réalisé que j'étais tombé sur quelque chose d'intéressant; mais j'étais à moitié initié avant que le mot, « wica » qu'ils avaient utilisé me touche comme un coup de foudre, et j'ai su ou j'étais, et que l'Ancienne Religion existait encore. Et alors je me suis retrouvé dans le Cercle, et j'ai accepté l'habituel serment du secret, qui m'interdit de révéler un certain nombre de choses.

Il parle de secret, pourtant, dans « high magic's aid », publié en 1949, il donne par exemple le rituel d'initiation dans sa totalité. Il a toujours eu une grosse envie de publicité. C'est même cette envie excessive de publicité qui a créé le fossé entre lui et Doreen Valiente arrivé dans le coven en 1953, et partie en 1957 après avoir écrit les rituels de sabbats mineurs qui n'existaient pas dans les premières versions du livre des ombres, et une grosse partie de la charge de la déesse, (les passages venant d'Aleister Crowley). Selon les mots de Gardner, rapportés par Doreen Valiente, il aurait complété les rituels trop fragmentaires venant de Old Dorothy.

De toute façon, Gardner connaissait la franc-maçonnerie, il ne se serait jamais extasié devant un rituel d'initiation calqué sur celui de cette tradition. Il est bien plus probable que son initiation dans une tradition héréditaire n'ait jamais eu lieu. D'autant que ces idées de sorcellerie héréditaire et d'ancienne religion reposent sur les écrits de Margaret Murray qui n'ont aucune valeur historique. Encore une fois, Gardner alimente son mythe de création.

vendredi 18 janvier 2008

Wicca 2.0

Depuis que je m'intéresse à la wicca, j'ai toujours eu un point de vue ambivalent à son sujet. D'un côté, j'y trouve quelque chose que je ne retrouve pas ailleurs, non pas dans les pratiques, mais dans l'esprit. D'un autre côté, je trouve que la wicca est une construction bancale, qu'elle est archaïque et maladroite, autant du point de vue de la morale, de la cosmologie, ou de la pratique. La wicca traditionnelle manque d'innovation. La wicca éclectique pourrait sembler l'alternative idéale, Mais dans les faits, elle est encore trop souvent envisagée comme une philosophie de vie, ou pire, une religion de masse (un nouvel opium pour s'ajouter à la tv et internet) plutôt que comme une voie spirituelle de transformation personnelle.

J'ai toujours envisagé la wicca comme une discipline libre, pour reprendre le langage internet, une discipline "open source" dans laquelle chacun apporte ce dont il a besoin et le partage. Certaines personnes ayant pratiqués avec Gerald Gardner, par exemple Fred Lamond, confirment cette impression. Gerald Gardner pensait que son livre des ombres était juste une façon de faire, et qu'il ne fallait pas le prendre comme la bible de la wicca. Gardner l'écrit dans ce même livre des ombres en 1953 dans le chapitre où il explique comment obtenir une vision. Les rituels ne sont là que pour apprendre à connaitre l'extase divine, mais ils ne sont pas nécessaires une fois que l'on connait cet état. Il pense que les rituels sont le meilleur moyen pour découvrir cela. C'était surement le cas à son époque, mais depuis, bon nombre de (re-)découvertes ont été faites en matière de spiritualité, et il se trouve que ce qu'il propose est particulièrement inefficace par rapport aux techniques qui sont à notre disposition aujourd'hui. Je pense aux travaux initiés par Austin Spare, Gordon Wasson, ou Mircea Eliade dans les années 50 et tout ce qui en a découlé dans les années 70-80.

Cela fait maintenant deux ans j'ai envie de proposer une vision moderne de la wicca, mais je suis trop resté dans la critique au lieu d'être constructif. Depuis un an, j'ai écrit un certain nombre d'articles que je n'ai pas publié. J'ai aujourd'hui envi d'en partager quelques-uns que je placerais dans la section "Wicca 2.0", histoire de faire un clin d'œil au langage internet.

lundi 9 juillet 2007

Cheminement

J'ai commencé à découvrir la spiritualité principalement grâce aux plantes, même si j'avais eu quelques expériences avant. Très rapidement je me suis tourné vers un certain nombre de pratiques "new age" parce que je ne voulais pas être dépendant de quelque chose d'extérieur pour vivre ma spiritualité. Comme l'usage des plantes est très lié au chamanisme, je m'y suis intéressé, et j'ai découvert un peu plus tard le core shamanism de Harner et l'utilisation du tambour. Tout cela permet d'ouvrir les portes, mais ne permet pas pour autant de savoir ou aller, ni comment y aller. Je connaissais la wicca depuis pas mal d'années, mais ce n'est qu'ensuite que je me suis tourné vers elle, au départ en reprenant les rituels traditionnels, sans initiation, puis en étant initié. La wicca est basée sur une imagerie qui me parle plus que tout autre, mais son intérêt reste trop culturel, l'efficacité pratique laisse un peu à désirer par rapport aux autres méthodes que je connais.

C'est à peut pret au moment ou je me suis tourné vers la wicca que j'ai commencé à vivre mes premières épreuves spirituelles. Il n'y a pas de lien entre les deux, c'était à travers des pratiques chamaniques. C'est de toute façon un passage obligé, comme le disait Jung, l'homme qui part à la recherche de la lumière se retrouve tôt ou tard confronté à son ombre. J'ai compris à ce moment que la but premier de la spiritualité était la guérison, pour marcher ensuite vers l'accomplissement de ses rêves. Le problème est comment tendre vers ce but ? La wicca semblait prometteuse sur le papier, parce que justement elle prend en compte, surtout depuis certains écrits de Viviane Crowley, cette notion d'ombre qu'il fallait apprendre à gérer. En réalité aucune méthode concrète n'est proposée pour franchir cette étape. Le chamanisme Harner propose un certain nombre de méthodes de guérison. Elles fonctionnent mais leur effet n'est pas très durable. Les problèmes reviennent en général aussi fort au bout d'une semaine après une extraction, un mois après un recouvrement d'âme. C'est en tout cas ce que j'ai constaté de façon systématique. Le psychopompe fonctionne bien, c'est le seul cas que j'ai vu ou des problèmes ont disparu de façon définitive, mais cela reste un cas bien particulier. J'en ai conclu que le chamanisme ne fonctionnait pas trop en matière de guérison hors d'un cadre tribal.

J'ai commencé à trouver un début de solution dans le tantra, principalement dans la pratique de purification des nadis. C'est un bon traitement de fond mais à double tranchant, car s'il permet d'assurer son ascension pour éviter les chutes, il fait aussi pas mal décoller. Après six mois, je me suis fait initié au reiki, et j'ai enfin trouvé un moyen permettant un traitement de fond à la fois doux, efficace et durable, mais il m'a fallu un an et demi de pratique pour arriver à la stabilité que je cherchais et envisager de pouvoir passer à la suite du chemin. J'ai aussi fini par comprendre comment ne plus être passif avec certaines plantes et comment les utiliser comme outil de guérison, mais encore une fois cela reste une technique des "grandes occasions" mais ne permet pas une hygiène spirituelle quotidienne. Pour cela j'ai principalement avancé seul. Les initiations à la wicca ne font que remuer un peu plus les problèmes, sans apporter les solutions nécessaire pour les régler. Dans ma pratique de la wicca en groupe, la guérison n'a jamais été le coeur des choses et les personnes que j'ai croisé n'ont visiblement pas trouvé le chemin pour ne plus être victime de leur ombre et enfin s'épanouir et vivre leurs rêves. Même si mon maitre reiki semble s'être mieux débrouillé, il m'a fallu avancer seul, après qu'il m'ai donné certaines clefs qui lui avait semblé utiles.

Aujourd'hui on pourrait penser que je suis satisfait, pourtant, je me tourne à nouveau vers la wicca, parce que c'est ce qui correspond le mieux à mon imaginaire. Le reiki, qui permet l'hygiène spirituelle qu'on ne trouve pas dans la wicca, manque d'images fortes. Mais j'en ai assez des rituels vide de sens que l'on fait parce que c'est la date, comme on va à la messe le dimanche. C'est pour cela que j'ai envi de rendre la wicca plus vivante, en reprenant les techniques traditionnelles, aujourd'hui tombées dans l'oubli, comme le fouet, les cordes, certaines techniques de sortilège typiquement gardneriennes, et s'il le faut en ajoutant toutes les techniques manquantes pour obtenir une voie spirituelle complète et efficace. Je voudrais que la pratique magique axée principalement sur la guérison et l'accomplissement personnel soit au centre de la wicca, comme c'était le cas à l'origine. Que le coté religieux de la wicca ne soit plus une fin en soit, mais n'existe que dans le cadre de cette pratique magique.

jeudi 21 juin 2007

Le rituel d'ouverture de la wicca

Le but d'un rituel d'ouverture est de se mettre en condition, de changer d'état de conscience pour se préparer à la suite du rituel. J'ai toujours trouvé le rituel d'ouverture de la wicca inefficace. Contrairement à n'importe quel rituel d'ouverture fonctionnel, il ne contient aucun moyen pour induire la transe, c'est juste une mauvaise pièce de théâtre. Nous avons donc rapidement pris l'habitude de battre le tambour avant chaque rituel, pour se mettre en condition et compenser l'inefficacité du rituel d'ouverture. Je me suis toujours posé un certain nombre de questions à ce sujet.

Même si Gardner n'était, à mon avis, pas la meilleure personne pour bâtir un système spirituel complet et fonctionnel, il n'était pas idiot pour autant. Je savais qu'il s'était inspiré de la golden dawn, hors dans la golden dawn, il existe un rituel rapide et efficace pour se mettre en condition, le rituel de pentagrame. Celui-ci est basé sur la vibration de noms sacrés. Bien entendu, les noms utilisés sont peut-être un peu trop judéo-chrétien pour la wicca, mais ils peuvent être remplacés, soit par d'autres, soit par des vocalises de voyelles, par exemple I-E-A-O-U, comme dans le rituel du pentagrame gnostique de Peter Carroll.

Plus tard, j'ai découvert que le rituel d'ouverture de la wicca était inspiré du rituel d'ouverture par les tours de garde de la golden dawn. Ce rituel ne se suffit pas à lui-même. Au début, il faut réaliser le rituel de bannissement du pentagrame, puis le rituel de bannissement de l'héxagrame. Dans ces deux rituels, il est question de vibrer des noms et c'est à ce moment que la mise en condition se fait. Bien que le rituel d'ouverture par les tours de garde soit indissociable des rituels de bannissement du pentagrame et de l'héxagrame, c'est pourtant ce qui a été fait lors de la création du rituel d'ouverture de la wicca. Pourquoi ? Seulement par incompétence ? Je ne pense pas que la wicca se serait développée comme elle l'a fait s'il n'y avait jamais rien eu à la base.

J'ai donc regardé un peu plus en détails les diverses versions du livre des ombres de Gardner. Dans la version de 1957, au tout début du rituel d'ouverture, on peut trouver la phrase all are purified, tous sont purifiés. Cela répondait à ma question, Gardner avait remplacé la mise en condition basée sur la vibration de noms par une séance de flagellation collective. Pas très étonnant de sa part. On peut également trouver une version de 1961 ou cette phase est réalisée en fin de rituel d'ouverture, cette fois-ci elle est plus détaillée. Alors, chaque fille attache son homme, les mains derrière le dos et la laisse au cou. Il doit s'agenouiller devant l'autel et être fouetté. Quand tous les hommes sont ainsi 'purifiés', ils purifient les filles à leur tour. Personne ne devrait être dans le cercle sans avoir été ainsi purifié.

J'avais trouvé ma réponse. L'utilisation du fouet peut tout à fait induire le changement d'état de conscience recherché lors d'un rituel d'ouverture. Si le rituel d'ouverture est inefficace, c'est qu'aujourd'hui, le fouet n'a pas conservé sa place d'origine, même dans les cercles qui se prétendent traditionalistes. Pire que cela, les personnes qui ont décidé que l'usage fouet ne devait être que symbolique n'ont pas jugé utile de le remplacer par quelque chose d'autre.

mercredi 9 mai 2007

La wicca traditionnelle

Cela fait maintenant 3 ans et demi que j'ai commencé à m'intéresser de très prêt à la wicca et à pratiquer. J'ai été initié il y a 3 ans et j'ai reçu mon second degré un an plus tard. Ayant abordé la wicca avec une bonne expérience des pratiques chamaniques et néo-chamaniques, j'ai toujours eu un regard critique vis-à-vis de la wicca qui n'a jamais été ma seule référence en matière de spirituel. Cependant, j'ai également toujours approché ces expériences l'esprit ouvert pour prendre tout ce qu'il pouvait se présenter. J'ai été particulièrement véhément par rapport à certaines choses lors de mon initiation au reiki il y a un an et demi, j'en ai d'ailleurs fait part sur mon blog. Si j'avais un certain nombre de références en matière de spirituel, je n'en avais pas en matière de traditions initiatiques. Il y a quelques semaines, j'ai eu la sensation de franchir une étape et d'être un peu plus libéré de tout cela, ce qui me donne envie de faire un bilan.

Le secret : Il n'y a pas de secret dans la wicca traditionnelle. La totalité du livre des ombres et des pratiques Gardneriennes ont été publiés il y a déjà longtemps. L'idée qu'il n'existe pas de livre des ombres complets, par exemple sur le net, est un mensonge inventé par les hardgards (branche intégriste de la wicca) pour justifier une importance qu'ils se donnent mais qu'ils n'ont pas. On trouve sur le net des livres des ombres bien plus complets que ce que l'on reçoit lors d'un second degré.

L'initiation au premier degré : N'importe qui, qui pratique régulièrement les rituels de la wicca arrivera au même résultat qu'un initié. L'initiation n'est pas une véritable initiation. Pour quelqu'un qui a déjà une pratique spirituelle, il n'y a pas un avant et un après, comme c'est le cas dans le reiki. Dans le cadre de la wicca, c'est juste quelque chose de formel, l'acceptation dans une communauté. Pour quelqu'un qui débarque dans le monde spirituel, il est possible que cela entraîne un déclic, mais c'est un cas très particulier et très rare. Le rituel d'initiation est plus fort que les autres rituels de la wicca. Mais n'importe quel rituel écrit pour une raison spécifique sera plus fort et aura plus de retombés qu'un rituel d'initiation. Cela reste sympathique, mais il ne faut pas donner à ce rituel l'importance qu'il n'a pas, sous peine de s'endormir sur ses lauriers, de se croire arrivé à quelque chose et ne plus rien faire. Toutes les personnes que j'ai croisées qui attachaient de l'importance à l'initiation, soit ne pratiquaient pas, soit s'ennuyaient dans leur pratique.

Les rituels : De la même façon qu'aller à la messe le dimanche n'est pas une pratique spirituelle à part entière, l'approche rituelle est particulièrement maladroite, d'autant plus que dans la wicca, les rituels n'ont pas de but spécifiques, mais sont juste la pour ponctuer les saisons. Pour donner une idée subjective, en terme d'intensité d'expérience, mais surtout en terme de changements durables dans sa vie, sur une échelle de 1 à 100, un rituel de la wicca serait à 1, une initiation à 5, un rituel créé dans un but spécifique à 10 et par exemple une cérémonie de hutte de sudation à 100. Quelqu'un qui prétend que la pratique rituelle est la panacée spirituelle est soit un menteur, soit un ignorant qui n'a pas d'autres références, dans les deux cas, il ne faut pas lui faire confiance.

La transe : La transe et l'ivresse sous toutes ses formes était le moteur de la wicca. Gardner l'affirme clairement dans les 8 sentiers présentés dans le livre des ombres. Aujourd'hui on assiste à une dégénérescence de la wicca. Tous les moyens pouvant induire la transe font peur et sont utilisés au compte-goutte. En plus de leur absence de but, c'est également une des raisons de la mollesse des rituels.

Le second degré : Le système des degrés a été emprunté à l'alchimie. Lors d'une pratique spirituelle régulière, on se retrouve rapidement confronté à son ombre. Le second degré signifie normalement qu'on est passé du stade de la confrontation et de la peur à celui de l'acceptation (passage de l'oeuvre au noir à l'oeuvre au blanc dans l'alchimie). En réalité, je n'ai jamais vu personne arriver à cela dans la wicca. Ce problème n'est pas spécifique à la wicca, on le retrouve dans la plupart des spiritualités. Ce phénomène est assez effrayant, surtout qu'il est très mal décrit. Pourtant, avec les bonnes pratiques quotidiennes, un peu de courage et de patience, ce passage difficile peut être franchi rapidement. C'est un passage nécessaire, sinon on tente de s'ouvrir, on reçoit une claque, on se referme, en boucle, sans jamais aller plus loin. Cette acceptation de sa propre folie, de ses propres blessures émotionnelles, même si elle ne nous libère pas totalement, nous rend plus stable. Elle permet également de ne pas être submergé par les problèmes des autres lorsqu'ils vivent une mauvaise expérience et au lieu de les rejeter, permet de les soutenir dans la compassion. Ceci correspond à l'attitude que l'on attend d'un second degré. Sauf que dans la wicca cela n'existe pas et il n'existe aucune pratique pour arriver à cela. Dès que quelque chose ne tourne pas parfaitement rond, on a directement droit à l'agressivité et au rejet. L'ajout par Gardner des anciennes lois dans le livre des ombres, suite aux aléas qu'il a pu rencontrer (Cardell et autres), montre que ce problème ne date pas d'hier et qu'il en a toujours été ainsi dans la wicca. Non, Gardner n'était pas un grand illuminé. Selon ma propre expérience et mes observations autour de moi, le second degré est très lié à l'archétype du vieux sage. L'archétype du vieux sage donne l'impression de détenir une sagesse illusoire alors que l'on est complètement à côté de la plaque. La sensation de libération que j'ai vécue il y a quelques semaines est justement liée au vieux sage. Je vois l'élévation au second degré comme une pratique dangereuse qui peut détruire une personne si elle se laisse leurrer par cet archétype.

Le troisième degré : Bien que je n'ai jamais reçu le troisième degré, je vais tout de même me permettre de donner un avis. Déjà qu'aucun pratiquant de la wicca n'arrive à se dépêtrer de l'ombre, ce qui correspond à la première porte à franchir dans une voie spirituelle, inutile de préciser que la notion d'un troisième degré n'a pas beaucoup de sens, vu que celle d'un deuxième n'en avait déjà pas. L'idée du troisième degré correspond au shaktipat dans le siddha yoga. Le maître effectue une transmission d'énergie à l'élève dans le but de déclencher une illumination. Avant cela, l'élève pratique quotidiennement un certain nombre d'exercices, pendant des années, pour se préparer à l'expérience. Encore une fois, Gardner nous a laissé la preuve que même à la fin de sa vie, il était loin d'être un grand illuminé et était donc incapable de déclencher une telle expérience. De plus, bon nombre de personnes initiées par Gardner ou sa grande prêtresse du moment ont reçu leur troisième degré après seulement quelques rituels, alors qu'elles n'avaient aucune pratique ou expérience spirituelle. Tout cela n'a pas beaucoup de sens. C'est une parodie de voie spirituelle, comme si les étapes qui en jalonnent le chemin n'étaient que des formalités dont il suffit de s'acquitter pour être tranquille.

En conclusion, depuis que je suis dans la wicca, j'ai toujours eu une approche critique et quand j'ai évoqué tout ce qui ne tourne pas rond dans la wicca traditionnelle, on pourrait avoir l'impression que tout cela est à mettre à la poubelle. Ce n'est pourtant pas le fond de ma pensée. Même si c'était un vieux con et un vieux menteur, il y avait une certaine énergie chez Gardner que l'on ne retrouve pas ailleurs et qui m'a toujours attiré. J'ai l'impression que malgré son incapacité à bâtir un système spirituel fonctionnel et cohérent, il avait mis le doigt sur quelque chose d'important qui ne demande qu'à être développé. Selon les témoignages qui nous sont parvenus de personnes ayant pratiqué avec Gardner, et contrairement à ce que les traditionalistes prétendent, il avait l'air d'être ouvert à cette évolution, la wicca se voulant sans dogmes et le livre des ombres n'étant pas une bible. Ce qui est évidant, c'est qu'avec l'évolution de connaissances spirituelles de ces dernières années la wicca traditionnelle n'a plus aucun sens aujourd'hui. Je pense aux travaux de Mircea Eliade et ses publications dans les années 50, aux découvertes de Gordon Wasson, au mouvement psychédélique et à la création de la chaos magick dans les années 70, à la création du core chamanisme par Michael Harner dans les années 80, ... Soit la wicca évolue, soit elle meure. J'ai longtemps été indifférent à cette idée, aujourd'hui, j'ai envie quelle évolue.

mardi 31 janvier 2006

La wicca, une sorcellerie chrétienne ?

J’ai toujours eu un regard critique vis-à-vis de la wicca, peut être un peu trop par rapport à la moyene. Pourtant je n’ai jamais eu l’intention de choquer. Je suis venu à la wicca parce que je pensais que la parole pouvait amplifier l’effet de groupe et que la pratique rituelle verbale pouvait enrichir ma pratique spirituelle. Je me suis rendu compte depuis avec l’expérience que c’était l’inverse. L’effet de groupe est plus fort par exemple lors d’un cercle de tambour que lors d’un rituel wiccan. Clairement le fait de devoir rester en état de parler est un frein au niveau de transe que l’on pourrait atteindre, il faut sans cesse se limiter pour rester en état de parler. Alors il est naturel que je me soit demandé très vite, pourquoi autant de blabla autour de la wicca, pourquoi toutes ses stars de la wicca qui s’affichent un peu partout, avec leur pseudo initiation en avant, pourquoi autant de mythomanie, pourquoi autant de frustration ? C’est bien la wicca, mais c’est juste un bon passe temps entre amis à tendance spirituelle, pas la panacée spirituelle que certains voudraient voir.

Depuis mon initiation au reiki, j’ai de plus en plus de mal avec un certain nombre de choses. Cela m’a apporté une n-ième confirmation qu’il n’y avait rien d’initiatique dans la wicca. Ceci n’est pas une critique, sauf pour ceux qui pensent que c’est l’initiation et non la pratique spirituelle quotidienne qui fait d’eux un sorcier ou une sorcière. Il y a des tas de disciplines spirituelles qui ne sont pas initiatiques, et ce n’est pas un mal. Ca devient un problème quand les initiés wiccans se croient arrivés et ont une activité spirituelle proche de zéro. Mais c’est leur problème, pas celui de la wicca. De toute façon même si une discipline est véritablement initiatique, le résultat est le même, on ne reste pas dans l’état énergétique atteint lors de l’initiation en se croisant les bras.

Ce qui me gène beaucoup plus c’est les règles de morale, les serments, le secret. La sorcellerie n’a pour moi pas de règles établies. C’est à chacun d’établir ses propres règles, en fonction de son expérience et de son bon sens. La moralité sorcière, comme tout le reste en sorcellerie, ne devrait être que basée sur l’expérience, en aucun cas sur des règles pré mâchées style rede wiccan. Ces dogmes basés sur la peur et la culpabilité sonnent très judéo-chrétien à mon goût. Autant il est débile de suivre une règle du style « fait ce que tu veux mais ne blesse personne » ou une règle de triple retour, parce que c’est écrit, et que si on ne respecte pas cette règle c’est « mal », autant il est intelligent de ne pas envoûter son voisin parce qu’on a pris conscience que le fait de cultiver le négatif ne mène nul part, alors que le détachement mène à la co-création. Et avant cette profonde prise de conscience, qui à mon avis est l’une des clefs qui permet d’accéder à la partie cachée de l’iceberg de la sorcellerie, envoûtons notre voisin si sa tête ne nous revient pas.

Concernant le secret, c’est encore plus folklorique. Cette règle qui au départ était plus présente pour préserver la vie privés des gens, une sorte de secret médical dans un cercle, est devenue un dogme pour cacher des pratiques qui n’ont rien d’exceptionnelles, et également un bon moyen pour cacher sa flemmardise spirituelle. Et paradoxalement, le milieu de la wicca est une véritable association de concierges incapables de respecter la vie privée des gens. Encore une fois un peu de bon sens vaut mieux que des règles, des dogmes et des serments.

Une des choses qui me choque beaucoup en ce moment, c’est le contenu de certains rituels. J’ai toujours tiqué sur certains passages du rituel d’initiation ou il est question d’anges et de génies. Mais surtout j’ai de plus en plus de mal avec le rituel d’ouverture. L’association des éléments aux directions que l’on ne retrouve que dans la golden dawn et dans la wicca, j’ai toujours trouvé ça moyen, mais aujourd’hui ça sonne complètement faux, je ressent cela totalement vide. Quand aux gardiens des tours, ça me semble encore plus bidon, j’ai vraiment l’impression qu’on évoque des archanges. Cette partie du rituel me fait un peu l’effet d’une trace de merde au fond d’un slip blanc ;-) Pareil pour le rituel d’allumage des bougies, qui m’a pourtant bien fait triper en son temps. Le coté omniscient et omnipotent du divin dans cette partie de rituel sonne encore une fois très judéo-chrétien à mes oreilles. Encore une chose qui me gène dans le rituel d’ouverture, c’est le coté protection, le « rempart » que l’on cherche à établir. A quoi bon appeler des entités si c’est pour s’en protéger ? Autant regarder le foot à la TV en buvant une bière. Même chose pour le rituel de fermeture. Ca m’a toujours semblé bidon, et un poil obsessionnel (on a fermé un cercle alors il faut l’ouvrir à la fin). Et puis c’est présomptueux de penser qu’on a le pouvoir de fermer la porte. Ca fait très ésotériste chrétien qui a envi de jouer un peu à la spiritualité, mais pas trop quand même des fois que ça soit dangereux. Si une entité à envi de se manifester pendant toute la nuit qui va suivre le rituel, ou même le lendemain, elle le fait, rituel de fermeture ou non. Tout cela sent la peur et l’irrespect pour les entités que l’on peut susciter.

Je ne sais pas pourquoi tout cela me vient depuis mon initiation reiki. Des choses que j’ai toujours vues me choquent aujourd’hui. Peut être que cette expérience m’a détaché un peu plus de l’égrégore judéo-chrétien ? En tout cas j’aimerais beaucoup écrire un rituel d’ouverture composé de véritables éléments sorciers, et non quelque chose de récupéré de la golden dawn. Et j’aimerais beaucoup qu’il n’y ai plus de rituel de fermeture qui est bien souvent plus une corvée qu’autre chose, et qu’il ne sert strictement à rien car il n’a aucune vertu d’ancrage. C’est juste du blabla pour le blabla.

mardi 24 janvier 2006

Wicca et initiation

J’ai longtemps eu du mal à envisager l’initiation humaine déclenchée, à la demande, par un rituel. L’initiation rituelle dans la wicca ou la « sorcellerie traditionnelle » est un belle expérience, mais le coté initiatique m’a toujours échappé. J’avais vécu des initiations par les plantes, par des entités, par des personnes également, mais en général accidentellement, la personne ne l’ayant pas cherché, et n’ayant même pas conscience de ce qu’elle avait déclenché. Bien sur l’initiation rituelle est une expérience forte, bien sur elle remue des choses avant, pendant et après l’expérience. Mais les choses remuées tiennent plus de la cogitation personnelle, intensifiée par l’idée de l’initiation, que de la transmission initiatique.

De toutes les expériences que j’ai pu vivre, que ce soit en « recevant » ou en « donnant » une initiation wiccane/sorcière, la force de l’expérience est plutôt comparable selon mon ressenti, à la dynamique de groupe que la transmission initiatique. Je ressent d’ailleurs l’expérience de la même façon en « donnant » qu’en « recevant ». Et de toutes les personnes que j’ai pu croiser qui glorifient l’initiation, je n’ai jamais senti l’écho de la transmission initiatique dans leur discours. Il s’agit le plus souvent d’un moyen comme un autre de se montrer, de se sentir différent, de se rendre intéressant, de cacher un vide dans sa pratique spirituelle.

J’ai également longtemps eu du mal à comprendre le fonctionnement de la transmission initiatique d’un savoir ésotérique qui échappe à la personne qui le possède et le transmet. Par exemple le « don du feu » qui se transmet encore dans les campagnes. Des personnes sans pratiques spirituelles, sans sensibilité particulière, ont une capacité de guérison qui leur échappe et la capacité de la transmettre.

L’initiation au reiki a pas mal chamboulé mes convictions et répondu à mes questions. Je n’ai jamais vécu une telle expansion de conscience et d’énergie. Bien sur il n’y a pas de miracles et il faut pratiquer un maximum pour retrouver et conserver cet état. Mais jamais ni plantes ni entités ne m’avaient donné un tel élan. Moi qui avais toujours cru que l’histoire du canal reiki qui s’ouvre pour la vie était un argument commercial, je me suis retrouvé avec l’infini à porté de main, du jour au lendemain. Il faut cependant ce donner la peine de le cueillir.

J’ai « vu » ce qu’il manquait aux rituels d’initiation dans la wicca ou la « sorcellerie traditionnelle ». J’ai « vu » qu’indépendamment de la capacité ou de la bonne volonté des gens, cette transmission initiatique ne pouvait pas exister dans un tel rituel. J’ai également « vu » comment fonctionnait la transmission des « dons » type « don du feu ». Malheureusement, je n’ai fait que voir, je n’ai absolument pas la capacité de créer un tel rituel. Gerald Gardner et assimilés n’avaient pas cette capacité non plus cela dit ;-)

Mais maintenant je sais que c’est possible.

mardi 20 décembre 2005

Les deux chemins de la spiritualité

Depuis mon initiation au reiki, je vois clairement deux chemins spirituels. Celui de la richesse, et celui de la lumière. Le chamanisme, la wicca, la sorcellerie, sont de bonnes disciplines pour cultiver la richesse intérieure, mais pour ce qui est de trouver la lumière, c'est un peu limité. Les pratiques ajoutées au néo-chamanisme de Michael Harner par Sandra Ingerman sont plutôt efficaces, mais trop artificielles à mon goût. On est trop soit dans la lumière, soit dans la vie normale, sans chemin entre les deux. Les expériences de transfiguration en lumière divine permettent d'atteindre temporairement un état d'illumination totale, mais quand on revient dans la vie normale, qu'en reste-il ? Cela parait totalement étranger, qu'en fait-on dans la vie de tout les jours ? Tout cela est trop bouddhiste pour moi. Je ne recherche pas le satori de Bouddha, mais seulement une vie simple et épanouie. Le reiki est fortement inspiré, entre autre, par le bouddhisme tendai, et cela se sent. Dans tous les bouddhismes influencés par les enseignements du sutra du lotus, on trouve une forme d'illumination au quotidien, vivable au jour le jour. Je pense que le reiki est un bon moyen d'atteindre cela. Bien entendu les deux chemins dont je parle peuvent être parcourus ensemble. Je dirais même qu'ils doivent être parcourus ensemble. Enfin chacun fait ce qu'il veut ;-)

Cependant le reiki étant à la mode, grand nombre de pseudo-maîtres achètent les initiations pour les revendre, et vous ne trouverez rien de spirituel la dedans. Il faut trouver le maître qui vous convient. Cependant, quand on voit les pseudo-initiés que se coltine la wicca, on se demande s'il n'y a pas moins de crétins dans le reiki ;-)

Ce qui est sur, c'est que pour la première fois, je me sens au complet dans ma spiritualité. Le reiki m'apporte la vibration, et la sorcellerie les harmoniques.